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Paris, 21 Janvier 2014
.... Mais ne pas, ne jamais désespérer de ce Monde
...Apprendre à se taire en ce début de fin d' existence, la parole vive, celle qui fuse ou qui infuse selon les états d' âmes ou les circonstances du moment. Voix étant devenue insupportable à entendre pour les esprits frileux, formatés, policés.
 
Mais continuer à dire, à ne pas désespérer du monde,
 
en Silence !
 
Le Silence de la Mer que je retrouve à l' occasion dans ce monastère de l' Abbaye de Ligugé quand la paix me fait défaut.
 
La pureté de ces silences originels et dépouillés
 
Lieux de tous les possibles où en s' éloignant de touT il nous est permis de nous rapprocher de l' essentiel quelques temps : celui de nous ressourcer !
 
Ecrire tel est mon dernier besoin de vie, mon ultime respiration pour ne pas étouffer.
 
En continuant d 'écouter tous ces coeurs, inconnus ou non, qui battent si loin ou si près de moi, au rythme du monde ...
 
...Pour l' instant désaccordé ( s )....
 

Je parle trop fort ?
 
C' est entendu !
Sous cette lumière divine ces mots parlés qui furent longtemps miens mais trop fort criés
 
Ces mots qui s' éviscèrent, s' ellipsent, s' onomatopent et enfin choisissent de s' éclipser pour laisser définitivement  place au silence.
 
Vous ne m' entendrez plus à l' autre bout d' une table, d' un appartement, d' une bibliothèque, de la rue, d' un pays ou encore du bout de n' importe quel coin de la planète, c' est fini
 
Terminé de parler toujours et encore trop fort. Désolée !
 
Juste un peu de cette encre, soeur de mes premiers crayons de bois
Encre qui a quotidiennement tâchée mes doigts depuis ma plus tendre enfance, le majeur en particulier
 
Encre venue jadis de ces mers profondes,
 
simples cartouches devenues virtuelles au fil du temps parceque le besoin de dire est toujours aussi puissant
 
Mais n' entendre plus que le bruit de ces flôts venant  s' échouer mots après maux, ou indicible joie, au bord du rivage
 
Loin de l' agitation, de l' intolérance, des reproches ...