Un demi siècle après sa mort, Kennedy hante toujours la planète. Ses succés comme ses turpitudes nous passionnent encore, enfin pour moi ça continue et visiblement pour quelques autres aussi plus ou moins bien intentionnés. Mais qu' on lui reconnaisse au moins deux ou trois choses au cours de ses 1001 jours de Présidence :
- sa gestion réussie de la crise des missiles de Cuba qui nous évita une 3ième guerre mondiale.
- L 'espoir qu' il dispacha : Il fut le dernier président américain qui fit croire à ses compatriotes que tout était possible, entraînant avec lui vers sa Nouvelle Frontière la génération des Baby-boomers : nous autres. Et c' est en cela qu' il fut à nos yeux un grand président : avoir été capable de redonner du soufle et de l' enthousiasme non seulement aux gens de son Pays mais aussi à tout le camp occidental : ce qui nous manque tant aujourd' hui.
- Il fut aussi l' Homme de Berlin
- Enfin, bien que ce soit Lyndon Johnson qui ait liquidé la ségrégation légale sous toutes ses formes subsistantes c' est bien JFK le premier qui l' a interdite dans les transports en 1961 la première année de son mandat.
Facile pour les pisse-froids, les ignares et les bobos d' aujour' hui de le critiquer à hue et à dia, y compris de le zapper , simple exemple, sur le succès de la conquète spaciale qui fut un enjeu majeur de la guerre froide. Certes il engagea les troupes US au Viet-Nam mais qui peut dire qu' il aurait suivi la même pente fatale que ses successeurs ? Rien n' était irréversible à sa mort.
Une vraie vie menée tambour battant, certes en clair-obscur par un séducteur compulsif mais qu' importe, son destin fut hors du commun. L' Histoire peut se révéler être un dieu a double visage, il faut l' accepter en simple objectivité.
En vérité la prude Amérique a été traumatisée par les révélations des frasques sexuelles de JFK afin de pouvoir le reléguer au fin fond des poubelles de l' Histoire. Quant aux charognards chacun sait qu' ils se repaissent toujours des cadavres laissés par la grande Histoire aidés en cela par les petites histoires d' à côté. Du bas côté.
Cela dit, et même si cela est cruel et difficile à écrire , il faut reconnaître que John Kennedy n' aurait pas autant été vénéré s' il n' avait pas fini le crâne éclaté sous les balles d' un tueur , je le reconnaîs.
Aussi quoi qu' en pensent l' Amérique et le monde d' aujourd 'hui, JFK fut le symbole d' un Pays jeune, dynamique, ouvert sur le monde et c' est cet esprit là qui est mort avec lui. Ce ne sont pas les Nixon Reagan, Bush... qui ont pu faire oublier en Europe ce fugace espoir même si tous ses successeurs, à commencer par le dernier en titre, se sont appropriés l' héritage laissé par John Kennedy.
Un rêve s' est brisé le 22 novembre 1963 et ce n' est pas sans raison que tant de chefs d' Etat étrangers , quelques jours plus tard, se mirent en route vers Washington, traversant la planète pour suivre son cercueil derrière Jackie, ses deux enfants et l' Amérique toute entière. La plupart des écoles, ancien et nouveau continent confondus, fermèrent ce jour là leurs portes pour permettre à leurs élèves de participer au deuil, en assistant aux obsèques présidentiels transmis en direct par les télévisions du monde entier.
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