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" Un homme fait ce qu' il a à faire malgré les conséquences sur sa vie, les obstacles, les dangers, les pressions ;
c' est la base de toute morale humaine "
 
JFK Profiles in courage 1955
25 novembre 1963
 
Du Capitol au cimetière d' Arlington - Washington
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Lee Harvey Oswald
le bouc-émissaire tenant l' une... des armes fatales !
 


Le Général de Gaulle, la Reine Frédérika de Grèce, le Roi Baudoin, l' Empereur Haïlé Selassié, le Prince Philippe, Anastas MikoYan pour l' URSS tous étaient là, venus lui rendre un ultime hommage
 
Et ce petit garçon saluant la dépouille de son Père
Cortisone, novocaïne et stéroïdes, cocktail médicamenteux explosifs lui permettant de faire face à la maladie d' Addison et de soulager sa souffrance au dos dûe à ses blessures de guerre.
 
Ce qui lui permit aussi de déployer une énergie hors du commun et une libido hyper active !!!
Mort d' un Président
le livre le plus complet sur l' assassinat de JFK, écrit par William Manchester avec la participation de Jackie Kennedy
" Yellow rose of Texas " vieille chanson texane emblème de cet Etat
Ou plutôt qui l' a tué ?
Bien des gens avaient de sérieuses raisons d' en vouloir aux Kennedy. Et quand on se repasse en boucle les secondes de l' assassinat du premier d' entre eux on voit clairement qu' une deuxième balle a été tirée du talus, " face " au Président, projetant celui-ci de manière très brutale en arrière. Deux balles au moins ont été tirées en tirs croisés.
 
Jacqueline Kennedy s' est écriée " ils ont tué Jack, ils ont tué mon mari..." ILS, ILS, Ils...
 
Le Jack en question avait été élu grâce aux voix de la Mafia à qui son frère BOB mena une guerre sans merci peu après.
 
Robert Kennedy lui aussi mourut quelques années plus tard au milieu d' un public et sous les balles d' un tueur unique. Conditions similaires ou étrange coïncidence.
Marina Oswald
Je me souviens de la très grande nervosité  de ce cheval qui suivait le cercueil du Président Kennedy, du Capitol au cimetière d' Arlington. Le jeune militaire qui l' accompagnait à pied ayant mille difficultés à le maitriser avec sa bride le cheval refusant de marcher droit.
 
C'était un cheval sans cavalier qui symbolisait le leader perdu , tradition qui remonte à Gengis Khan.
 
Ce cheval est mort en 1976 à l' âge de 26 ans après avoir pris part aux funérailles non seulement de Kennedy   mais du Président Hoover, du Général Mac Arthur, tous deux en 1964, et de Lyndon Jonhson en 1973.
 
Il s' appelait Black Jack et le jeune soldat de 19 ans qui eut beaucoup de mérite à l' accompagner ce jour de novembre 1963 Arthur Carlson.
 
Ce dernier expliqua un peu plus tard qu' en fait ce cheval avait subi un réel traumatisme la veille de l' enterrement  une lourde porte en fer lui étant tombée au bout de ses sabots  et c' est la raison pour laquelle il avait eu tant de mal à le gérer, le cheval n' étant pas remis de son extrême frayeur.
....mais ce furent des roses sang qu' on offrit à Dallas à Jackie ce jour là !
Mort d' un Président
 
22 novembre 1963
Un demi siècle après sa mort, Kennedy hante toujours la planète. Ses succés comme ses turpitudes nous  passionnent encore, enfin pour moi ça continue et visiblement pour quelques autres aussi  plus ou moins bien intentionnés. Mais  qu' on lui reconnaisse au moins deux ou trois choses au cours de ses 1001 jours de Présidence :
 
- sa gestion réussie de la crise des missiles de Cuba qui nous évita une 3ième guerre mondiale.
 
- L 'espoir qu' il dispacha : Il fut le dernier président américain qui fit croire à ses compatriotes que tout était possible, entraînant avec lui vers sa Nouvelle Frontière   la génération des Baby-boomers : nous autres. Et c' est en cela qu' il fut à nos yeux un grand président : avoir été capable de redonner du soufle et de l' enthousiasme non seulement aux gens de son Pays mais aussi  à tout le camp occidental : ce qui nous manque tant aujourd' hui.
 
- Il fut aussi  l' Homme de Berlin
 
- Enfin, bien que ce soit Lyndon Johnson qui ait liquidé la ségrégation légale sous toutes ses formes subsistantes c' est bien JFK le premier qui l' a interdite dans les transports en 1961 la première année de son mandat.
 
Facile pour les pisse-froids, les ignares et les bobos d' aujour' hui de le critiquer à hue et à dia, y compris de le  zapper , simple exemple,  sur le succès de la conquète spaciale qui fut un enjeu majeur de la guerre froide. Certes il engagea les troupes US au Viet-Nam mais qui peut dire qu' il aurait suivi la même pente fatale que ses successeurs ? Rien n' était irréversible à sa mort.
 
Une vraie  vie menée tambour battant, certes en clair-obscur par un séducteur compulsif mais qu' importe, son destin fut hors du commun.  L' Histoire peut se révéler être un dieu a double visage, il faut l' accepter en simple objectivité.
 
En vérité la prude Amérique a été traumatisée par les révélations des frasques sexuelles de JFK afin de pouvoir le reléguer au fin fond des poubelles de l' Histoire. Quant aux charognards chacun sait qu' ils se repaissent toujours des cadavres laissés par la grande Histoire aidés en cela par les  petites histoires d' à côté. Du bas côté.
 
Cela dit, et même si cela est cruel et difficile à écrire , il faut reconnaître que John Kennedy n' aurait pas autant été  vénéré s' il n' avait pas fini le crâne éclaté sous les balles d' un tueur , je le reconnaîs.
 
Aussi quoi qu' en pensent  l' Amérique et le monde d' aujourd 'hui,  JFK fut le symbole d' un Pays jeune, dynamique, ouvert sur le monde et c' est cet  esprit là qui est mort avec lui. Ce ne sont pas les Nixon  Reagan, Bush... qui ont pu faire oublier en Europe ce fugace espoir même si tous ses successeurs, à commencer par le dernier en titre, se sont appropriés l' héritage laissé par John Kennedy.
 
Un rêve s' est brisé le 22 novembre 1963 et ce n' est pas sans raison que tant de chefs d' Etat étrangers , quelques jours plus tard,  se mirent en route vers Washington, traversant la planète pour suivre son cercueil derrière Jackie, ses deux enfants et l' Amérique toute entière. La plupart des écoles, ancien et nouveau continent confondus, fermèrent ce jour là leurs portes pour  permettre à leurs élèves de participer au deuil, en assistant aux obsèques présidentiels transmis en direct par les  télévisions du monde entier.
 


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Quant à la famille Kennedy dans toute son ampleur c' était peu dire. Et moi j' aimais ces gens, tous y compris, mais surtout John et Jackie. Sans doute parceque ma famille à moi était loin d' être aussi complète et parfaite même qu' il y manquait certaines pièces, dont un père disparu et une mère inexistante. Et cela tombait bien que ce bel officier de la marine US ressemblât à l' image que je me m' étais bricolée  de mon Père. Une sorte de héros à la Victor Hugo style :
 
" Mon père ce héros au visage si doux "
 
et si beau !
 
( J' appris cinquante ans plus tard que ce dernier s' appelait lui aussi John, ce que ma famille maternelle s' est entêtée à me cacher toute la vie que j' ai dû partager avec elle. Je n' ai jamais su s' il était mort en héros bien qu' au Champ d' Honneur, ni même s' il était beau, juste que lui aussi avait été un guerrier natif d' outre Atlantique. Mais ceci est une autre histoire. )
John Kennedy était le premier président moderne d' après-guerre,
 
guerre qui s' était terminée 18 ans plus tôt.
 
Il était jeune, il était beau, il était dynamique, il était sympathique et il formait avec son épouse Jackie le couple le plus glamour de tout ce que le globe comportait de dirigeants mondiaux. De Gaulle et Churchill étaient de grands hommes certes mais ils étaient vieux et gris et surtout ils étaient le souvenir vivant de l' horreur du monde qu' avaient vécu nos parents et grands-parents lors des deux précédentes guerres mondiales, ils représentaient le passé, Kennedy l' avenir, un futur à conquérir. Et puis il y avait Jackie tandis que de notre côté nous devions nous contenter de Tante Yvonne et ne parlons pas de la babouchka des Soviets qui eux avaient pour première Dame la brave, grisounette et  rondelette mamie Nina  Kroutchev.
 
C' était un vendredi soir peu avant le journal de 20 heures, une interruption de programme mais pas de petit train rébus interlude, un flash ou plutôt un communiqué annoncé d 'une voix grave par Léon Zitrone
 
" Le président Kennedy vient d 'être grièvement blessé à Dallas Texas alors qu' il y effectuait une visite officielle ..."
 
Je me revois assise sur une  chaise dans la salle de séjour d' une amie de la famille, Madame Marat, qui était entrain de me faire une mise en plis en vue d' un week-end qui s' annonçait des plus sympas.
 
Je me revois brutalement tétanisée sur cette chaise, en état de sidération cognitive comme les toubibs savants disent , puis me levant d 'un bond en criant
 
" mais non il est mort, il doit être mort, c' est obligé ! "
 
En effet à l' époque, mis à part pour des raisons techniques, les programmes TV n' étaient jamais interrompus surtout à quelques minutes des actualités nationales. De l' autre côté de l' Atlantique l' heure ne pouvait qu' être très grave si ce n' est désespérée ! D' ailleurs Jacques Sallebert, l' envoyé spécial de TFI aux USA à l' époque débarqua peu à près, en direct de NY, sur l' unique chaîne de télé française,  pour nous dire que le Président venait d 'être assassiné.
 
Je me revois dévaler les trois étages de ce HLM planté en bordure de la route du Fort pour la descendre en courant et rentrer chez moi au plus vite annoncer la nouvelle à la maison le souffle coupé.
 
Je revois ma Grand' Mère incrédule et l' abbé Woitellier me demander :
 
" Mais qu' est-ce-qui se passe ? Pourquoi tu as toujours ces bigoudis sur la tête ? "
 

Il existe très peu de moment dans une vie où l' actualité, aussi inattendue et brutale qu' elle soit, bénéficie de ce genre d' " hypermnésie " et celle-çi fut la seconde. La première avait eu lieu en 1951, la troisième aurait lieu le 31 août 1997, la quatrième le 11 septembre 2001.
 
Mais le 22 novembre 1963 fut le jour le plus marquant de ma jeune vie.
 
Je venais juste d 'avoir 15 ans !
 
Les jeunes d' aujourd'hui ont du mal à comprendre qu' on fasse autant de cas dans les médias du cinquantième anniversaire de la mort du Président Kennedy mais tout doit être replaçé dans le contexte de l' époque.
Pour en revenir à John Kennedy, 35i ème président des Etats-Unis, assassiné par une balle magique à l' âge de 46ans, le martyr s'avère parfois le plus court chemin vers la sainteté, et comme beaucoup j' ai cru à l' histoire officielle : la couverture pour protéger le mythe ayant été mise en place immédiatement le jour de sa mort sur le plan mondial.
 
Puis l' image s' est modifiée avec le temps. Et la statue de l' idôle fut de plus en plus érodée par les révélations, les critiques. Pêle-mêle : le fiasco de la Baie des Cochons, l' affaire Marylin, les amitiés douteuses avec la Mafia, le passé nauZéeux du père ont éclaboussé salement la légende. La vie de l' idôle est sortie terriblement ternie de cette grande lessive. On ne prête qu' aux riches et lui l' était sur tous les plans. Les bons comme les mauvais .
 
A peine le sang de Dallas avait-il séché que les boys sont partis en masse au Viet-Nam. La guitare électrique remplaçée par les rotors des hélicos. Puis vint le temps des contestataires et des hippies, toute une époque, une autre époque, et une nuit de juillet 69, les Américains décrochèrent enfin la lune que John Kennedy leur avait promis. Mais les trente glorieuses n' avaient plus que quelques années à vivre après la mort terrible de Sharon Tate qui entraîna celle du mouvement hippie.
 
Toute une époque je vous dis !