nb : Il va sans dire que j' ai été profondément marquée par ces évènements bien que je ne les revive pas tous les jours, j' y repense même très très très rarement. Mais je viens de m' apercevoir que je l'  avais déjà écris ici sur ces pages en 2005. Et ce que j' ai vécu avec deux de ces Hommes, en particulier,  me chavire toujours autant !
Il ne faut pas avoir peur du bonheur c' est juste un bon moment à passer !
 

                                                       Romain Gary
Rien n'est pur ou impur de soi. La même salive fait le crachat ou le baiser ;
le même désir fait le viol ou l'amour.
Ce n'est pas le sexe qui est impur : c'est la force, la contrainte.
 

André Comte-Sponville
Comme l' a affirmé plus tard une ex actrice porno Brigitte Layaie on peut jouir lors d' un viol collectif. Ce qui m' arriva, une fois, une seule fois et avec un seul de ces hommes au cours d' une de leurs tournantes car en plus d' être pénétrée quand l' envie leur prenait en cours de semaine , Richard se mit en tête d' organiser un gang-bang le W.E  suivant où quelques uns de ses amis et collègues, la plupart  apprentis scientifiques de la faculté de médecine de Grenoble, furent conviés  pour assister mais aussi participer au spectacle  pour qui en éprouvait l' envie. Spectacle filmé. Mais  combien  furent-ils à me passer dessus lors de cette nuit d' épouvante ? Où masqués ils me firent subir tous les outrages jusqu' à l' instant où toute volonté d' opposition et de lutte m' abandonnèrent pour n' être plus qu' un objet sans âme soumis à leurs désirs immondes, une poupée de chiffons, trop faible pour leur opposer la moindre résistance. Les yeux bandés,  le corps écartelé maintenu par des entraves aux chevilles et aux poignets ne pouvant m' extirper de cette abomination j' ai pensé mourir ravalant mes cris étouffés par un baillon qu' ils m' avaient mis, tétanisée par la peur et  la crainte que leurs assauts finissent par me déchirer. 
 
C' est alors qu' à bout de force  mon corps finit par m' abandonner s 'étant dissocié de ma psyché c' est ainsi que j' explique cette jouissance inattendue et que je vécu le premier orgasme de ma vie. Au fil des heures tout en moi étant  devenu incontrôlable de lui-même ce corps se mit à vibrer possédé par des spasmes puissants et l' un de mes cris se transforma en longs râles en accord avec tous le reste de mes sens exacerbés irradiant dans tout mon être. Je me souviens m' être cabrée malgré mes attaches et puis j' ai dû m' évanouir quelques instants car quand je repris mes esprits bandeau et baillon m' avaient été enlevés sans que je m' en rende compte. Ils avaient dû avoir peur ces ordures, peur que je crève  là sous leurs yeux sur cette table qu' ils avaient amenée exprès pour leurs délires : une table gynécologique de labo qu' ils avaient éléboré. Ils me regardaient tous mi inquiets mi fascinés quand l' un deux leur dit " tout va bien, elle n' a fait que jouir, regarder elle a des  spasmes " C 'est ainsi que j' ai su  pour la première fois de ma vie de femme ce qu' était un  orgasme féminin et ce que l' on ressentait quand cela arrivait. Toute tension en moi s' apaisa au fur et à mesure que l' acmé de ce plaisir foudroyant s' éteignit peu à peu, Je pense n' avoir été jamais aussi détendue après ...reprenant avec peine ma respiration....je me posais juste la question de savoir lequel d' entre eux avait réussi à me faire passer de l' enfer dans cette sorte de cette félicité jubilatoire. Le 7ième ciel paraît-il et en si peu de temps alors que quelques minutes plutôt j' étais en enfer. Souffrance et béatitude mêlées.
 
La soirée s' arrêta là, l' homme après s' être vanté de m' avoir fait lâcher prise sous les yeux de son copain impuissant quitta les lieux sans ôter son pitoyable déguisement et en osant me balancer " excusez-les ils ne savent pas ce qu' ils font, ce sont des bêtes moi je sais faire et à présent vous aussi vous savez ce que cela fait, visiblement vous l' ignoriez " IL semblait très fier de lui devant ses potes si admiratifs devant la maîtrise qu' il avait de son sexe.
 
Aucun d' entre eux ne se risqua à repasser derrière lui. J' étais si épuisée si cassée de partout qu' ils dessérèrent mes liens et  m' aidèrent à descendre de la table où plus rien  de ma pudeur ne parviendrait un jour à se remettre. Ils venaient de la sacrifier, je n' avais plus que la honte pour me vêtir. Non la honte d' avoir été violée et reviolée, cela était de leur responsabilité,  mais la honte d' avoir jouie avec l' un d' entre eux, et d' avoir offert  cette jouissance en spectacle à ces hommes qui étaient en droit de me considérer à présent comme la pire des salopes. Et cette idée m' était insoutenable. D'autant que je n' avais été ni droguée ni saôulée pour que j' en arrive à me mettre dans cet état . Tout le temps de cette nuit d' enfer j' ai tenu  à rester consciente de ce que l' on me faisait subir en restant maître de moi, sauf ces quelques minutes. C' est le corps qui m' a trahie en me lâchant pour s' offrir à l' orgasme. Je ne cessais de me LE répéter, je le leur ai même crier cela pour qu' ils comprennent que je n' étais pas une salope, que cela était indépendant de ma volonté. Me et les convaincre que ce que je venais de vivre pour la première de ma vie n' avait rien à voir avec ma volonté, je m'entends leur dire " c' est la première fois, je n' ai jamais fait cela ". Ma réaction fut pitoyable et les fit rire. J' avais joui dans un moment terrible mais cela ne faisait pas  de moi la complice de mon violeur , seul mon corps lui avait répondu, et pour cela je ne pus que  pleurer des larmes de honte tout le reste de cette nuit là  Voilà pour ce spectacle minable, que l' un d' entre eux filma,  offert contre mon gré  à  ces salauds de types qui me revint longtemps  à l' esprit.
 



Mais si j' ai tant pleuré en apprenant le décès d' Alex c' était qu' en vérité  j' étais tombée profondément amoureuse de lui. Et pas de problème, s' il avait vécu je l' aurais très probablement revu non pour venir vivre à ses côtés et partager sa vie comme il me le proposa mais pour revivre de temps à autres ces instants d' amour passionnel et absolu.
 

" Tu mélanges tout Liza " me dit un jour Nathan des années plus tard quand nous nous nous retrouvâmes et que je me mis à lui raconter cette histoire...Expier quoi ? " D' être venue au monde non désirée, d' avoir été une enfant battue et violée une première fois  à l' âge de 10 ans, d' avoir été une  mauvaise mère ce qui t' a été reproché par ton enfant , ou encore d' avoir jouie dans les bras d' un homme entrain de te violer en public. "
 
Nathan  la copie physique conforme d' Alexis et son binôme dans l' esprit soit  le feu sous la glace. Une chance inouïe d' avoir rencontré dans ma vie ces deux hommes.
 
Nathan, Alexis, leurs prénoms se confondent à jamais et me hantent encore parfois quand je me donne le droit d' y repenser cela ne m' at-il pas aidé  à relativiser cet évènement originel monstrueux en ne gardant comme souvenir notable que cet instant précis où le premier  me fit jouir. Et son double qui prit la suite 15 ans plus tard, lui aussi expert dans l' art consommé du Tantra, s' employant à renouveler cet exploit avec une constance farouche et passionnellement  désespérée vu l' état de sa maladie à l' époque incurable. Sans doute  parce que j' avais osé lui raconter en détail cette fulgurance que j' avais un jour partagé avec un autre,  décomplexée par cette mise à nue obligée après avoir subi ce pire qui me mena du plus profond de ma féminité contenue et balisée par ,   à l' EXTASE .