Enfin j' ai gardé pour la fin cette " terrible " mais si juste phrase lancée par Babou lors d' un de ses entretiens avec deux futurs acheteurs accompagnés de leur très jeune gamine qui fait si bien fait écho à ma propre douleur passée ( je rassure : douleur éteinte et larmes depuis ravalées ) :
" C' est sympa - les enfants - à cet âge là, c' est après qu' ils vous chient sur la gueule " !
Qu' ils vous chient sur la gueule en effet ! Et comment : par paquets de merde.
Ca aussi comme Babou j' ai eu le malheur de connaître. Là où à cet instant, un soir de 23 juillet 1985, ma vie s' est brisée en deux avec une violence inouïe. Il était 20 heures 45 et le film " L' Etoffe des Héros " allait démarrer à la télé.
Il y eut à cette date un AVANT et un APRES où plus rien n' eut à voir avec l' AVANT !
A la fin de ce film Babou danse joyeusement avec sa fille. La plupart du temps les films finissent toujours bien. C'est heureux ! Mais en ce qui me concerne je ne reçu aucun carton d'invitation pour assister au mariage de ma fille unique ! Bannie de la fête. Pour sûr j' aurais fait tâche au milieu de la compagnie des Péquenauds Beaucerons qui l' avaient recueillie lors de ce malheureux clash de cet été maudit soit : son Père, sa Grand' Mère et je suppose sa nouvelle Belle-Mère, la dénommée Claudie ( 3ième compagne en titre de son Papa chéri à qui elle venait de faire un enfant dans le dos ). Enfin, je subodore n' ayant appris l' union de mon ex-fille qu' une dizaine d' années plus tard par la bouche même de l' intéressée. Qui paraît-il s' était mariée en noir !!!
Il n' y a pas et il n' y aura jamais de conclusion festive sur un futur à venir de nature enjouée , épanouie, sereine, apaisante à partager avec celle qui fut mienne durant 15 ans 7 mois et 23 jours. M' étant faite claquer au nez un soir une porte bien sentie sur ordre de la Police montée canadienne Il y a une petite poignée d' années de cela, un mois ou deux avant ma mise en retraite.
Injonction à laquelle je n' ai pas cru le quart de la moitié d' une demie seconde, la fameuse Police Montée Canadienne ayant sûrement mieux à faire que de venir perdre son temps dans un téléphone à 4000 km de là afin de mettre un terme à une vieille histoire puante causée par une adolescente en crise de quinze ans et demi au moment des faits qui venait de se taper un de mes collègues c' est à dire l' un de mes meilleurs copains à qui j' avais dû la confier lors d' un déplacement professionnel.
Depuis je suis allée à Copacabana sans plumes, pompes et musiciens, sans trompette, sans aucun tralala, après m' être longtemps retournée dans les rues quand j' entendais le mot MAMAN lancé par des enfants. Trente six mois de chagrin intensif, indescriptible. Je répète.Je radote. Je sais. J' ai vécu !
Mais un jour, trois ans après ce drame, je me suis réveillée en me disant " je dois tourner la page et changer de chapitre où je vais finir par en mourir ".
Et depuis est venue le temps de la prescription, à défaut de réconciliation, compte tenu de l' aide que cette PERSONNE a obtenu de la marée-chaussée nord-américaine pour se débarasser de moi. Ainsi elle a pu m' enterrer vivante sans doute pour tenir compagnie à son défunt Père dont j' appris la mort tout à fait par hasard sur une bretelle d' autoroute, ( confirmé par la caisse de retraite de ce fils de culs-terreux le jour du comptage des indemnités qu' il me devait pour avoir élevée ses deux filles ( dont l' une des deux durant plus de 4 ans ) ...Passons ! D' une pierre deux coups a fait sa progéniture en second pour régler ses comptes personnels ! Libre ainsi à elle de faire face à cette heure à sa bonne ou mauvaise conscience, je préfère être à ma place qu' à la sienne. Contrairement à Babou, Babounette la mère " maltraitante " ce dont je fus accusée, n' a pas à regagner l' estime auprès de l' enfant qui l' a massacrée, ( qui veut tuer son chien l' accuse d' avoir la rage ). Mère ne s' étant en rien déshonorée, ayant fait du mieux que j' ai pu dans des conditions difficiles, après avoir été trompée copieusement par le Père et trahie et salie par la benjamine de ce dernier qui, pour se justifier, se donner bonne conscience, me traîna dans la boue pis que pendre !
Juste un ultime clin d' oeil lancé par delà l' Atlantique, avant de mourir à mon tour, pour lui rappeler cette loi du Talion :
Je peux partir à présent la tête haute personne ne me doit rien vous y compris Catherine-Francine B digne héritière de cette famille bien née mais mal-pensante, descendante directe des Paysans de la TERRE écrite par Zola . Françis-Pierre-Lucien de Charmont-en-Beauce ayant vu le jour à une lieue à peine de l' endroit ! Je vous ai transmis les racines de ces gens dont vous semblez si bien faire usage ( entre autres par votre côté buté pour ne pas dire borné, votre manque de sensibilité et d' intelligence ). Transmission de vos racines paternelles à défaut de pouvoir à l' époque vous révéler les miennes en totalité puisque j' en ai été dès ma naissance injustement privée.
Je ne dois donc rien à Personne, n' étant fille et mère de personne !
Allez Go ! Plutôt terminer de manière ô combien plus joyeuse et positive sur la dernière image du film.
En musique ! Sur un air de Bossa Nova !