Jamais je ne revis jamais non plus la coupable à la base de cette sombre et douloureuse aventure glauque s' il en fut à son commencement mais flamboyante à l' arrivée . Ou disant selon une formule consacrée " reponsable mais pas coupable " puisque la coupable de tout ce gâchis d' après ma famille, l' ex compris, ça ne pouvait être que moi à l'origine ! Couper les ponts et changer de rive fait aussi partie de ma survie. Juste un passage de deux petites heures le temps d' un dîner qu' elle fit chez moi, dix ans plus tard en juin 1995. Elle ne put croiser le chien César mort 3 ans plus tôt. Chien qu' elle brutalisait, paraît-il, durant mes absences, le temps que j' en ai eu la garde me reprochant que j' eus plus d' affection pour lui que pour elle, ce qui n' était pas tout à fait faux compte tenu qu' on ne peut pas donner ce que l' on a pas reçu. Ainsi elle se justifia pour pouvoir repartir vivre près de son père m' accusant de l' avoir maltraitée en inventant quelques saloperies au passage auprès de mes amis ! Chez qui l' incompréhension entraîna un doute ce que je fus incapable d' accepter de leur part et m' aida à briser les liens qui s' étaient crées entre nous. Mais à l' heure où j' écris ces lignes ne persiste en moi de tout ce fiasco qu' un seul sentiment : celui d' une énorme et totale injustice car jamais je n' ai pu parler à ces gens qui ne voulaient rien entendre ni de loin, ni de près préférant rester dans leur hypocrite saleté de bonne conscience. D' où la naissance de ce site à l' avant-veille de l' an 2000 pour dire, et écrire et déposer ici ce fardeau. Au cas, impropable, où ils voudrait connaître un jour le comment du pourquoi, et le mépris que j' ai eu pour eux à la hauteur de leur coupable indifférence. Mais c' est fini tout ça.
Pour en revenir et en terminer sur ce film, mon seul point commun avec la romancière Brialy étant l' Ecriture !
Et contrairement à la fin tragique de ce film, et mon propre drame, je connu un bonheur aussi extrème que bref dans les bras d' un homme mais qui me révéla dans ma qualité de femme ce qui mis en parenthèse ces trois mois même si cela se fit dans une violence inouïe, voilà pourquoi je suis incapable de dissocier les deux évènements, l' un ayant entraîné l' autre. Exceptionnelle fut cette union qui en définitve ne perturba pas mon intégrité car à la base ma sexualité resta toujours avant tout cérébrale et c' est sans doute, parce qu' en dehors de la relation charnelle, Alex, Nahan et Ralph étaient du style animaux à sang froid me comparant de leur côté à un volcan endormi qu' un jour ils ont dû réveiller..... L' acte sexuel n' étant pas leur priorité dans une relation amoureuse, ils avaient une totale maîtrise d' eux-mêmes. Mais ce qui m' étonne encore c' est qu' eux parvinrent toujours à bout de la mienne dans nos relations pour me faire parvenir à l' orgasme, liés le sexe et l' amour étant restés toujours malgré tout un problème. Ils devaient toujours me forcer pour cela, me prendre à froid, ne supportant pas le désir dans leur regard. Et pour m' éviter cela ils me laissèrent souvent prendre l' initiative. Comme quoi je portais toujours inconsciemment en moi le traumatisme de mon enfance.
Alors non je fus jamais une salope, ni avec Brioly ma fille qui quelques mois plutôt m' avait accusée d' en être une pour une raison que je n' ai jamais connu. Ni salope, ni une dévergondée prête à coucher avec le premier venu comme le faisait ma meilleur copine de l' époque pour se prouver qu' elle était une femme libre et moderne et qui s' amusait à collectionner les amants comme d' autres les boîtes d' allumettes, se vantant d' en avoir eu 90 inscrits au compteur. Elle les allumait tous pour les laisser aussi vite tomber comme on jette dans le caniveau un kleenex usagé. Je n' ai jamais éprouvé le besoin d' avoir ce genre de rapports physiques débridés. Je n' ai jamais eu besoin d' assouvir de quelconque désirs sexuels, j' ai toujours eu besoin d' un homme aimé en face de moi pour partager ces moments là. Bridée peut-être de mon côté par l' éducation reçue qui fait que j' ai toujours eu un peu honte de rêver d' Alexis, Nathan et Ralph quand ils ne vécurent plus que dans ma tête qu' à titre de fantasmes. Même dans mes mille et une nuits où il m' arriva de les réunir tous les trois ensemble ! Je ne compte pas les années où je me suis endormie toute seule dans mon lit entre mon chien et mon chat avec le souvenir exceptionnel que je garde d' eux : tous ces papillons qui se remettent à voler en et autour de moi.
Alexis, Nathan et Ralph MERCI !
Nous nous retrouverons là-haut où vous m' attendez, dans quelques années, bien au delà du 7 ième ciel.
INTROSPECTION
Car bien sûr je n' ai rien à expier, rien à pardonner et à me faire pardonner ayant menée une vie des plus honorables même si j' ai pu commettre des erreurs la dureté de mes années après divorce ayant été des plus difficiles n' ayant pas de métier établi, je n' ai jamais regretté ce divorce qui m' a été imposé, ni ma vie maritale protégée d' avant . Bouffer par l' argent à gagner pour assurer le quotidien. Dure c' est ce que moi-même je suis malgré ma tolérance mais à contrario incapable de transiger sur des valeurs que je crois justes ! Dénuée de toute méchanceté mais cruelle vis à vis des gens de mauvaise foi qui me cherchent dans l' intention de me blesser. Enfin étrangère à cette " vertu " si commune aux femmes car en plus du mot pardon, je ne connaîs pas la jalousie ni la rancune !
Juste écrire cette page pour pouvoir changer de chapître, le dernier.
Mais elle, ma Brioly de fille, de son prisme perso qu' at-elle vu et vécu et comment a-t-elle interprété ? De quoi a-t-elle expier de m' avoir fait autant de mal même pas sûr qu' elle s' en soit rendue compte ! De quoi a -t- elle souffert ? A-t-elle éprouvé des remords ou des regrets, je n' en ai jamais rien su, et j' ai interdit que quiconque m' en parle, ni elle, ni le clan de péqueanauds beaucerons chez qui le 23 juillet 85 elle partit trouver refuge le soir d' une nuit profonde . Apprenant seulement de sa bouche une décennie plus tard, lors de cette réconcialiation échouée, qu' elle s' était mariée, après une vie sexuelle démarrée à 15 ans, pour partir au Canada.
Qui fut la salope et le salaud dans cette histoire en plus des Salauds que je viens d' évoquer ! Le Baron de Préfailles compris.
J' ai fait depuis mon deuil de mère, comme je le fis pour tout le reste refusant de recoller les morceaux en les laissant là où leur place était : bien bas !
A chacune sa vie et un océan qui désormais nous sépare.
Je n' entends plus depuis des lustres des voix m' appeler Maman dans la rue ce qui me creva tant et tant de fois le coeur. Un enfant, dès ses premiers pas sur terre, n' est qu' un être humain autonome en devenir et n' appartient qu' à lui.
Mais j' entends toujours Nathan me dire " tu mélanges tout Liza, tu mélanges toujours tout ". Bien sûr que je ne mélange pas tout, que tout ces tout sont d' une grande cohérence L' écriture, mon sport préféré, m' ayant entraînée dans tous les chemins possibles ma confiance dans le monde des gens étant innée et sans limite, ce qui m' a coûté très cher et a failli me tuer, mais malgré cela rien n' a jamais pu la briser et je ne peux hélas m' en départir même à mon âge car du monde des autres je ne crains rien malgré le mal que certains m' ont fait depuis ma venue en ce monde. Pour autant qu' ils sachent que je ne me suis jamais considérée comme une victime même si j' ai dû verser plus d' une fois des larmes de sang.
Une seconde vie vierge de tout sauf comblée de solitude choisie et assumée que j' aime à nommer thébaïde, illuminée de temps à autres par des rencontres exceptionnelles, croisées sur ces sentiers pittoresques ou singuliers où s' aventurent des randonneurs hors normes ! Préférant emprunter ces chemins de traverse en toute liberté aux autoroutes ordinairement balisées du commun des mortels même si c' est à mes risques et périls. On ne choisit pas sa famille, inutile de continuer à la subir quand elle est dépourvue à ce point d' amour, d' intelligence et d' empathie, mais ses Amis on les choisit ainsi que ses Compagnons de route vivants au plus loin des univers verticaux emblèmes arrogants d' un monde devenu à mes yeux trop matérialiste.
Seuls au delà de la cime des arbres les aigles sont capables de voler. Tout le reste, où est entrain de se commettre le monde des Terriens dépourvus de cette chaleur humaine qui tiend chaud aux coeurs meurtris , finira par chûter en dépit de la prise de pouvoir éhontée de ces derniers sur l' univers qui l' entoure, rien n' étant jamais acquis , la nature sur ses gardes entend le rappeler chaque jour que Dieu fait... si il existe.
Ainsi le jour où je sors de ma chère thébaïde J' aime j' aime j' aime rien tant que lever les yeux vers ce ciel où volent encore pour quelques temps, je l' espère, les oiseaux. En mettant mes pas l' un devant l' autre sans aucun esprit de revanche et d' absurde conquète. Marcher là où m' attire l' horizon aussi loin qu' il soit, l' esprit LIBRE, hors de toute frontière.