Somme toute une histoire de couples d' une grande banalité !
" Nais, produis et nourris ton semblable et meures "
 
Certains hommes, ainsi que les bêtes et les fleurs, n' ont pas d' autre itinéraire, ce qui fut son cas !
 
Cette " aimable " formule est de moi face à la trahison, aux mensonges et aux injustices  que j' ai dû subir à l' époque.
 
Pour solde de tout compte !!!
J' aimais Jean Ferrat, Brassens, les Sparks, les Beatles, Paolo Conte et Beethoven... Sortir les WE,  Lire, m' instruire et coudre, broder, recevoir des amis ....
Il aimait le musette, Jean Rigault,  la chasse, le football et le Salon de l' Agriculture....
Ils attendirent de récupérer quelques casseroles et meubles que je laissais derrière moi pour mieux me critiquer une fois que j' eus le dos tourné !
Fût-elle de sucre ou de miel elle fût amère,  son hypocrisie n' ayant d' égale que sa méchanceté !
1er mars 1969 - 28 février 79
 
1er mars 2009
Si la confiance savait ce que la trahison lui réserve,
jamais elle ne lui laisserait la chance d' exister
 
Ahcene Aityahiatene
 
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Les Voisins
Claudie la Comptable dévouée
 
Combien de nanas ont recours à cette méthode dite " faire un enfant dans le dos " pour s' approprier un bonhomme fusse-t-il  l' époux d' une autre !
La Belle Mère
Danièle et Jean-Pierre
 
Danièle était tout ce que je n' étais pas ! La raison pour laquelle son mari jetait souvent sur moi  un regard des plus sympas du haut de sa terrasse qui donnait sur notre pelouse. Mais il ne m' est jamais venu à l' esprit de donner un coup de canif dans mon contrat de mariage tant que la procédure de divorce ne fut pas engagée et malgré ce disque de M. Delpech qu' il faisait tourner en boucle sur sa chaîne Hi-Fi quand nous étions invités à leur table et auquel je ne prêtais aucune attention. Toute ma vie durant les jeux de séduction féminine me furent totalement étrangers. Aussi l' idée que je pouvais lui plaire ne me vint que lorqu'il m' avoua son attirance pour moi.
 
Alliances et désalliances
nb : voilà pourquoi ce film m' a émue  bien qu' il ne soit pas parfait  il s’en faut, mais même en ne touchant pas toujours juste il s’attaque à un sujet auquel je fus très sensible à un moment de ma vie et qui a toujours cours, hélas,  pour tant de couples ultra modernes en ces années 2010, soit 50 ans plus tard.
 
À savoir : les idéaux que l’on porte en soi, la volonté de s’accomplir dans la vie et la crainte de ne pas y parvenir. S'en suivent alors les compromis que certains font inévitablement, ce qui ne fut pas mon cas mais celui du Père de ma fille qui s' est laissé embobiner et ainsi dévier du chemin qu' il s' était préalablement  fixé et jamais il ne put après cela se réaliser d' après les échos qui me sont parvenus. De femme en femme il a continué sa vie, semant des bébés par çi par là sans le faire exprès. J' en ris en écrivant ces lignes après avoir beaucoup pleuré devant son inaptitude bornée à se remettre en question.
 
Mais bon il a dû mourir sans comprendre ce jour là ce qui lui était arrivé.
 
Un excès de confiance en soi peut être mortel et commettre beaucoup de souffrance dans l' Entourage.
Ne pas confondre
les Parques avec les Sparks
Sentiment curieux à propos de ce film qui me colle à la peau sans jamais être tout à fait moi car contrairement à Kate, à cette époque je ne portais aucun de ses idéaux en moi juste  une idée romantique du mariage et la volonté d' accomplir au mieux ma vie de petite bourgeoise, réduite à l' exercice de femme au foyer.
 
Rêveuse mais lucide.
 
Je compris quelques temps plus tard que mes rêves avaient suffi à ma survie puisque dès l' adolescence  il me fut intimé l' ordre de me contenter de ce que la plus commune des femmes était capable de faire : se marier " comme il faut " et faire des enfants en s' occupant bien  d' eux ou plutôt d' Elles puisqu' il s' agissait de deux filles : la mienne et celle de mon mari ( Marie-France avait perdu sa jeune mère de 23 ans ). En somme la nana réduite aux acquets. Mais j' avais rempli mon contrat au plus juste, sans broncher et sans faire aucun compromis.
 
Chacun reparti de son côté  l' un avec sa voiture et son salon de jardin , l' autre avec ses cours du CNTE sous le bras dans l' espoir d' aller faire un tour en Faculté, à chacun de se départir de ce qui encombre pour aller s' enrichir un peu plus loin  selon ses choix de vie ! En fait malgré la violence inattendue de cette désunion et les paquets de boue qui m' ont été jeté dessus par la meute de quelques péquenauds beaucerons téléguidés par la hargne malfaisante  et mensongère de ma belle-mère ( qui, reine des hypocrites, ne m' avait jamais porté dans son coeur ). Mais quoi qu' il m' en coûta, ces gens avaient vu juste  ayant compris bien avant moi que je n' avais pas ma place parmi eux ! Ainsi je n' eus  jamais à regretter une seule seconde de ma vie d' avoir été jetée malproprement de ma quiétude villageoise ! Et malgré les grandes difficultés encourues durant ces année d' enfer qui ont suivies j' ai compris qui j' étais réellement et de quoi je pouvais être capable, enfin libérée de ce carcan communautaire.
 
Je me souviens qu' avant de quitter définitivement Angerville, j' ai jeté mon alliance dans la bouche d' égoût devant la maison. C' était fini aussi et enfin pour moi pour de vrai, pour de bon !
 
Insoumise notoire depuis, toujours en état de rebellion constante.
 
En réalité ma première nature, mise sous l' étouffoir quelques temps.
 
L' enfant dans le dos fut commis par une autre, soudainement parée de toutes les vertus alors que moi, l' épouse légitime qui avait fait on ne peut mieux son boulot on m' agonisait de déficiences et de névroses y compris dans ma propre famille à 250 kilomètres de là. Tandis que cet homme, qui ne fut jamais l' Homme de ma vie ( disons celui dont je rêvais jeune fille ) folâtrait depuis quelques temps déjà avec une de ses copines de travail ! Incapable de vivre seul il se remaria aussi vite le divorce tout juste prononcé en s' empressant de faire à sa nouvelle dulcinée, 3 gosses supplémentaires et pour cause ! Mais là j' en ris encore, tant j' ignorais à l' époque comment pouvait fonctionner un homme normal, n' ayant eu aucun autre point de comparaison à faire.  Ce qu' il confirma lui-même le lendemain de nos noces à son grand' frère qui cherchait à savoir si notre mariage dépendait d' une obligation. " Non ", lui répondit-il " le bambin à naître, fille ou garçon, n' est ni de la veille ni de l' avant veille ". Tous comptèrent pourtant sur leurs doigts y compris du côté du Presbytère et du Château de Guise pour parvenir à se convaincre qu' aucun de nous deux n' avait pris d' acompte côté partie de jambes en l' air avant notre union officielle !
 
Elisabeth-Catherine naquit un soir du 1er décembre 1969, neuf mois jour pour jour après notre mariage ! En ce temps où la plupart des jeunes filles se mariaient encore vierges et pour la plupart ignorantes...
 
Qu' en penser vraiment ?  Ou plutôt si c' était à refaire ....
 
Bref si j' ai péché à l' époque par ignorance sur les choses du sexe,  j' ai mille fois plus  péché par excès de confiance dans les individus ! Je les voyais mieux qu' ils étaient et  mal  m' en a pris tout au cours de mon existence. Mais mariée ou divorcée j' ai toujours été une femme LIBRE et faisant au mieux  ce qui me plaisait le plus, du moment que je l' avais choisi n' étant pas à un paradoxe prêt ! Fidèle au poste désigné mais en étant désespéremment  Ailleurs !
 

A la fois Enchaînée mais LIBRE !!!
Qu' était-ce  donc que cette société,   déjà bien secouée en Mai 68,  dans laquelle chacun de nos actes et de nos pas était programmé au point de ne jamais pouvoir quitter la route tracée, victime consentante de nos ascendants et d' un féminisme qui commençait à poindre son nez aLors que la génération précédente nous avait plutôt bien armées ( toutes proportions gardées ) pour la réalisation personnelle  de nos parcours. Mais il n’y avait  alors que deux échapatoires à chaque bout de cette prise en étau : être femme au foyer ou bien être incitée à aller travailler afin de nous émanciper de la dictature patriarcale . En réalité nous étions  là pour obéir en nous pliant à l' air pseudo progressiste du temps ou faire ce que les célèbres Parques avaient décidé que nous ferions. Mes Parques furent  un époux, une belle-mère, un agent immobilier et un avocat et mes voisins d' à côté ou d' en face... . Une dizaine de personnes  qui se sont empressés de  tracer un méchant cercle de feu autour de moi au fil des ans sentant que j' étais différente d' eux.  Ajoutez un accident d’inadvertance  qui apporta un second bambin dans notre foyer alors qu' on ne l' attendait pas, et vous aurez la schizophrénie par parturition qu' on appelle en langage humain fausse-couche. Ainsi pas de pleurs, de cris, de mélo mais comme dans le film un enfant en route, un petit garçon, que je perdis naturellement et en silence quelques semaines plus tard en pleurant toute seule dans ma jolie salle de bains.  Sans chercher à le retenir en moi, sans m' en débarasser non plus. Le laisser éteindre sa vie tout seul.
J' ai beaucoup aimé ce film qui renvoie aux noces françaises des années 1960 où la vie pavillonaire dans un lotissement, fut-il moins luxueux,  ressemblait à deux gouttes d' eau aux épousailles américaines  ! Et pour cause :
 
Le mariage, la mise en route d' un enfant et la construction du pavillon de " banlieue " c' était notre lot à nous les Filles mais pareillement au couple du film je fus piégée à l' insu de mon plein gré dans les conventions sociales dès le début de ma vie conjuguale. Et de surcroît coincée entre une ligne de Chemin de Fer, ma belle-mère et une belle-soeur vivant  à quelques centaines de mètres de ma maison. Je mets à part la première belle-famille de mon époux - veuf - qui habitait 5 km plus loin dans un petit village : des gens simples et sages. Je n' oublie pas par ailleurs le voisinage ni les conversations stériles sur la pluie et le beau temps, toutes ces histoires de train-train ordinaire mais une fois rentrée At Home ce n' était que pour mieux m' évader aidée de mes rêves extérieures, histoire de fuir ma confortable prison.
 
Aucune perspective dans ce lieu clos où j' étais, sans y penser,  destinée à passer ma vie. Mais ayant la chance d' ignorer ce que peut être l' ennui, une fois les tâches ménagères accomplies je me donnais à coeur joie à des Etudes reprises au CNTE ! Ainsi se passaient mes après-midi dans le besoin de m'instruire, de me cultiver et d' embellir les choses les plus banales qui m' entouraient après avoir regardé Aujourd' hui Madame sur antenne 2 et écouté Jacques Chancel  3 heures plus tard dans son émission Radioscopie tandis que mon bébé s' agitait dans son couffin.  Et dans l' attente du retour de mon mari pour le repas du soir.
 
Dire que j' y ai vécu comblée et ravie loin de là ! Ni heureuse ni malheureuse au 6 avenue des Pensées mes nuits et mes jours se reproduisant avec une régularité paisible, je n' ai même pas le souvenir d' une dispute entre mon époux et moi en 8 ans de mariage. En vérité notre équilibre résidait dans une tranquillité bancale qui s' avéra des plus sounoises au fil des ans de la part de  l' homme que je n' aurais jamais du épouser.
 

Rebelle jamais je ne le fus à cette époque d' où la longeur de notre union qu' il brisa sèchement un soir de décembre dans notre cuisine, s' aidant du liquide vaisselle pour faire glisser son alliance le long de son doigt,  qu' il déposa sur le rebord de l' évier en céramique. Il me dit alors " c' est fini " !
 
Le poids de deux mots et le choc de l' alliance
qui s' empressa de tomber pour rouler sur le sol et s' échoua à mes pieds.