Ainsi par cette écriture ....le lien Père et Fille s'  établit... mille fois tournées dans ma tête en pleurant, en cachette la nuit venue ,  à chaudes larmes sur mon oreiller d' enfant, puis d' adolescente ....après avoir vu mon papa rentrait de la guerre et courant vers moi du bas de la rue de la Citadelle et m' y jeter dans ses bras du haut de mes 5 ans.  Longtemps ma " famille " me fit croire qu' il reviendrait peut-être un jour de la guerre, assise sur une marche du perron de mon presbytère à l' attendre près de mon chien Bobby.Mais ce qui me bouleversa d' émotion ce fut quand, à l' âge de 15 ans, je tombais sur ces deux lettres
 
Mais il ne revint jamais et une tante trouva un jour intérressant de balancer à sa fille " Elle nous emm...Zabeth, Edith sa mère elle ne sait peut-être même pas avec qui elle l' a eu " ! Une tante, la soeur de ma " mère " qui fit toute savie grand cas de sa famille, celle qu' elle avait construite, rien de moins rien de plus !
 
Et pourtant elle savait ! 
 
Je venais d' avoir 40 ans à l' époque quand ma cousine m' apprit cela ! Un crève-coeur et  jamais de ce jour, cette tante que j' aimais beaucoup, je ne pus la regarder comme avant ! Les adultes peuvent être d' une imbécilité pour ne pas dire d' une cruauté sans nom. Balancer ça indirectement à quelqu' un qui est en recherche de son identité.
 
Philomena pardonne à cette bonne soeur qui lui a fait tant de mal en la séparant de son petit garçon. Moi les Bonnes soeurs je ne les ai jamais porté dans mon coeur, le leur étant d' une sécheresse contrairement aux prêtres qui m' ont élevée. Et puis le sens du pardon connaîs pas ! Et pour ceux et celles, qui comme cette bonne soeur et cette tante, nous ont fait du mal ne jamais l' oublier mais mettre  la distance nécessaire afin que leur méchanceté ou leur sottise ne nous atteignent plus jamais !
 
Tante et mère sont mortes et enterrées depuis, et le visage de mon père enfin connu et encadré. Ce visage qui m' a tant manqué. Combien de fois ai-je espéré le voir en rêve. Savoir si je lui ressemblais un peu, alors que tous et toutes disaient que j' étais le portrait craché d' Edith ma " mère ".
 
L' encre à présent disparaît peu à peu mais je peux désormais vivre sous les yeux de mon père  après m' être convaincue que c' était bien mon père, aidée en cela par l' Armée. J' attend encore l' original de la photo que cette cousine retrouva dans une vieille boite à chaussures. La délicatesse dans ma famille maternelle n' est qu' une vue de l' esprit et encore, pas sûre que leur esprit brille. Mais j' ai au moins ces deux lettres que j' emporterai avec moi dans la tombe.
 
Tel est le combat de ma dernière partie de vie
Je suis responsable de ce que j' écris
Je ne suis pas responsable de ce que vous comprenez !
27 janvier 2013 rue de Rivoli à Paris lors de la manifestation pour la PMA et l' égalité des Droits : qu' en pensera dans quelques années   ce gamin à qui les parents progressistes ont fait tenir cette  pancarte ? !
A propos des féministes  LGBT, je considère ces nanas qui ont le dégoût d' un homme au point de ne pouvoir coucher avec lui ( ne serait-ce qu' une fois pour concevoir un bébé )  comme des Etres hystériques pratiquant une forme de racisme. Rejeter un  homme à ce point j' avoue que cette attitude me dépasse.
 
Prétendre qu'une conception désirée et réfléchie serait plus solide que l'enfantement sauvage. La culture contre la nature.
Salmigondis d' insultes
côté  réseaux sociaux
 
Florilège des revendications
Sur le sujet :
Et pour en arriver à cela en France, tous les discours des associations féministes, LGBT et autres sont bons ne pouvant se retenir de monter au créneau à tout propos dont le premier est au titre de l' égalit pour tous !
 

Cette histoire cache toute une industrie qui souhaite techniciser ce que la nature fait naturellement, sous couvert de progrès et de modernité. Il faut toujours chercher à qui profite le crime: l'État a pour rôle de limiter, d'encadrer les excès des sociétés capitalistes, comme les excès de bons sentiments. Instrumentaliser ainsi le fondement de toutes les sociétés humaines est criminel. Il est si facile de déconstruire.
 
Être moderne c'est aussi savoir renoncer. Renoncer à être mère ou père quand cela n'est pas possible ou devenir adoptants d' enfants en galère et faciliter l' adoption pour cela. Renoncer, c'est aussi choisir un autre chemin, un autre devenir. C'est réfléchir aux conséquences de ses désirs quand ils sont impossibles. Ou bien décider d'être enfin adulte pour de vrai et ouvrir aux enfants nés par FIV ou adoptés l'accès à leurs origines biologiques, au nom de ce principe tant évoqué de  " l'égalité pour tous "
 
Une dernière question me taraude: pourquoi dans une démocratie, des hommes et des femmes pensent-ils que le plus haut degré de leur humanité consiste dans la prise de position qu'ils imaginent être " moderne ", fantasmant le futur d'une histoire contemporaine généreuse et décomplexée, je ne comprends pas !
Contrairement à ce que parfois je me suis entendu dire rechercher ses origines génétiques , ou même à titre de simples informations  généalogique, n'est absolument pas la preuve d'un mal être, c'est juste un besoin fondamental pour quiconque de connaitre ses racines pour pouvoir se situer en opposition ou en prolongement, et se bâtir sur du concret, pas de l'abstrait.
Et si c'était la preuve d'un mal-être, en quoi cela dévaloriserait-il la démarche d'un être humain ?
 
De toutes façons, ceux qui ont eu sans effort toutes les réponses à leurs questions identitaires, avant même parfois de se les poser, ne peuvent comprendre le sentiment de manque de ceux qui n'auront jamais de réponse, et surtout n'ont pas le droit de le mépriser.Comment ne pas être compatissant vis à vis de ces enfants nés sous X qui recherche légitimement leurs racines biologiques ( 1 père et une mère)  Tout être humain sensé comprend l'impérieuse nécessité de savoir qui est son père et qui est sa mère. Mais cette impérieuse nécessité humaine a de nos jours face à elle l'impérieuse nécessité des intérêts marchants qui n'accordent aucune valeur à l'humain car dans le même temps au nom d' une idéologie égalitaire on légifère pour que des enfants puissent avoir 2 mères ou 2 pères....Quelle hypocrisie!. Nous saurons bientôt laquelle de ces deux impérieuses nécessité fait loi ce qui m' amène à parler de la PMA et de la GPA.
Edith Méry fut donc une fille-mère comme Philomena, dans une époque où il n' était  pas bon de l' être. J' ignore tout  de la manière dont je fus conçue à défaut d' être désirée, avec un peu, beaucoup ou passionément d' amour, mais je le fus à Paris, sans doute rue Champollion, lors d' une permission de mon Père, sous-off St-Cyrien ...diparu peu de temps après dans le bourbier de la guerre d' Indochine...Disparu ....L' âge adulte venu je me suis donc précipitée là-bas, base aérienne de Bien-Hoâ ...Mais ignorant son vrai nom et juste pourvue d' un numéro matricule militaire à demi effacé,  j' en fus pour mes frais. Dans l' avion qui me ramenait en France je lus et relus ces deux lettres dont le ton sur l' une d' elle me troubla par sa désinvolture...  il n' était peut-être pas mort comme on me l' avait dit. Il s' était peut-être enfoui en laissant tomber Edith Méry et sa fille Elysabeth comme il l' écrivait  avec deux fautes grossières au milieu ce qui me peina. Enfin ça ne semblait pas être l' aùour fou entre ce couple ....
 
Que de questionsrestées sans réponse une fois de retour à la Petite Folie, le restaurant routier où je travaillais à la fin des années 60. 
 
Que de questions restées sans réponse depuis la découverte de ces deux lettres dissimulées dans une pochette en cuir sous une pile de draps  tout au fond de l' armoire dite de tante Adèle qu' il m' était interdite d' ouvrir quand adolescente chez ma grand' mère je cherchais à savoir, à connaître pressentant  que des secrets qui étaient enfouis dedans . Et que d' émotion  en les lisant :  l' écriture de cet homme  qui me reconnaissait comme sa fille, cette écriture aux pleins et déliés caractéristique ressemblait tant à la mienne !
Jean-François Bouvet " Bébés à la carte " l'inquiétant morcellement de la procréation
 
Clotilde Brunetti-Pons: " La PMA sociétale " une usine à gaz juridique et une faillite éthique "
 

PMA pour toutes : vers l'ubérisation de la procréation humaine ?
 


Si notre monde était celui des bons sentiments, je souscrirais volontiers à cette générosité universelle. Malheureusement, j'ai été adoptée par les bons sentiments d'une famille, de voisins, de médecins, d'un État qui ont orchestré ma vie, ont menti sur mes origines, m'ont instrumentalisée à leur bon vouloir d'adultes. Ces bons sentiments s'appellent le conformisme, la lâcheté, l'orgueil. Ce n'est pas moderne et ce n'est pas toujours de l'amour, ce mot tant galvaudé à force d'être détourné par les slogans.
 
* Dans le film de Spielberg «IA», l'enfant-robot David veut devenir humain. Il est programmé pour ressentir des émotions envers une mère humaine adoptive. Mais celle-ci finit par l'abandonner parce qu'il n'est pas son enfant biologique et David dépérit d'amour. Retrouvant le laboratoire qui l'a programmé, il découvre des «David» identiques à son image, en attente d'adoption avec pour slogan: «Enfin, un amour bien à vous». ____Né sous X d'une mère porteuse inconnue, c'est le cauchemar que les néo-progressistes nous préparent.
 
Contrairement aux grands émois du CECOS - Centres d'Études et de Conservation des Œufs et du Sperme - les dons ne se sont pas taris mais ont changé le profil des donneurs. Le don est aujourd'hui réfléchi, pensé en toute conscience. Les enfants pour qui la connaissance de leur identité biologique est importante ont eu accès à leur ascendance, à cette histoire singulière et unique.
Si le CCNE est bien composé d'hommes et de femmes nés de leurs parents biologiques, libérés du questionnement de leur filiation dans l'évidence de leur naissance, ils se proposent de modeler la famille à venir de tout un pays sur la demande d'un petit groupe de lobbies. En Europe, c'est une course à la concurrence du pays le plus «moderne» et cette loi se veut inéluctable au prétexte que les pays limitrophes ont adopté la PMA et que nombre de femmes en France ont recours à un tourisme médical.
 
En quelque sorte, le CCNE donne un blanc-seing à cette injonction: soyez les entrepreneurs du futur, imaginez la famille de demain, gommez ces mères et ces pères biologiques source de toutes les névroses. Dans leur désir de corriger des déséquilibres, ces experts en produisent à foison. Cette loi bénéficie aux seules femmes, déniant tout désir d'enfant chez les hommes réduits à la fonction de producteurs de sperme. En gommant toute idée romantique d'une union amoureuse donnant naissance à un futur bébé, l'amour est ici convoqué dans son absolu. En mettant l'amour et l'enfant au même niveau que la vie et la mort - le droit à la vie, le droit à la mort - l'amour et l'enfant deviennent des droits. Un amour bien calibré dont je choisis l'ovule, le spermatozoïde, le sexe, la couleur des yeux et le jour de naissance. À cet amour, je dénie tout droit d'autonomie: c'est à moi seule de décider s'il connaîtra ou non son origine. Comme l'amour se décline à l'infini, les exemples de maltraitance et d'abandons d'enfants biologiques sont commentés pour démontrer que la gestation naturelle ne protège pas des drames et des abus. Ce qui sous-entend que la PMA serait un gage de « bien-traitance », qu'une conception désirée et réfléchie serait plus solide que l'enfantement sauvage. La culture contre la nature.
 
Qui se chargera de déterminer le degré d'amour ouvrant droit à cette PMA? Les laboratoires pharmaceutiques? l'État? les psychiatres? Sur quelle échelle? Moi par exemple, j'ai beaucoup d'amour pour les bébés en général, j'en ai moins pour les adolescents apathiques et encore moins pour les adultes abrutis.
Cette mère cherche donc son fils comme moi j' ai recherché toute ma vie mon père voilà pourquoi ce film m' a touchée bien que je considère que ce ne soit pas le meilleur de Stephen Frears. Comme quoi notre lieu de naissance à son importance. Savoir d' où l' on vient pour savoir d' où l' on va, cette assertion est archi connue et j' ai longtemps pensé être enterrée dans le cimetière de Guise près de la tombe de mon Grand' Père qui lui aussi ne savait pas trop d' où et de qui il venait, je voulais qu' il se sente moins seul abandonné de tous les siens ! Depuis ses vieux os ont rejoint la fosse commune. Quant aux miens peu m' importe désormais...Par coquetterie j' aimerai qu' ils reposent au Père Lachaise pour avoir le bonheur de coller une citation marrante au bout de mes pieds qui fera sourire les touristes " passant vois-tu ces tombes " mais périr dans un crash d' avion ne me déplairait pas non plus à moins que j' aille me faire hara kiri parmi les pingouins de la banquise avec mes fidèles piqûres d' insuline qui m' accompagnent partout...
 
Philomena retrouvera son fils sous une pierre tombale à l' endroit où il est né.
 
Comme quoi !
A la recherche de l' Enfant perdu ....
 
ou du Père inconnu
Ainsi je pense à ces enfants nés par PMA. Non pas des enfants nés d' un couple en mal de procréer et qui est aidé par la science mais des gamins bricolés façon ikéa.... La connaissance de l'origine de leur conception sera confiée au bon vouloir d'une femme, ou d' un couple de femmes ou d' hommes qui se réclame le droit de devenir parent. Pour cet enfant, la cellule familiale aura des configurations multiples. Suivant le choix de vie de sa mère, il aura une mère et pas de père. Une mère et un père qui ne vivront pas ensemble. Deux mères et pas de père. Deux mères et deux pères qui ne vivront pas ensemble, quand la mère choisit un père en couple homosexuel. Si la famille de naissance se dissout et se recompose, les schémas seront renégociés. Dans tous ces cas, l'enfant qui connaît sa conception n'aura pas accès à son ascendance. Quant à celui dont on a caché le mode de conception, il restera dans l'ignorance de ses origines. Depuis que le bébé-éprouvette avec donneur existe, nous ne pouvons plus savoir ce que deviennent ces enfants. Comment vivent-ils, comment grandissent-ils? Dans l'ignorance de leurs origines, nous sommes contraints de les oublier. Ce sont des individus maintenus dans le silence par des adultes et un État qui parlent et décident à leur place. Des mineurs à vie. Ce qui est bien pratique pour déclarer publiquement que ces enfants se portent bien. Heureusement, de grandes nations ont eu le courage de changer la loi en abolissant l'anonymat des dons: la Suède en 1984, l'Autriche, la Suisse en 1992, L'Australie en 1995, l'Islande en 1996, la Norvège en 2003, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande en 2004, le Royaume-Uni en 2005, la Finlande en 2006, la Belgique en 2007.
Pas facile d' être le fruit d' un péché comme le fut Antony Lee, enfant d' une fille-mère comme on  nommait naguère ces jeunes filles quand elles avaient eu le malheur d' avoir commis un enfant hors mariage, le bébé recevant sur son acte de naissance la mention infamante " né de père inconnu ". Premier terme péjoratif tombé en désuétude remplacé depuis par mère célibataire mais je  crois  savoir que la " distinction " concernant le second accessit perdure encore de nos jours.
 
Ainsi toute notre vie nous autres enfants bâtards ou nés sous X ou encore " vendus "  à des adoptants, traînons ce boulet inscrit sur notre livret de famille. On fait grand cas de nos jours pour les bébés fabriqués en kit mais pour nous rien de nouveau sous le soleil !  Alors que la recherche de l' origine c' 'est une quète que l' on mène toute sa vie ce qui fut mon cas puisque je viens seulement de savoir à 70 ans, le 10 juin 2018, très exactement,  qui fut mon vrai père dont pour tout signe de sa vie existante je n' ai " hérité " que 2 lettres qui me prouvent qu' il a eu au moins connaissance de ma naissance !
 
Etre née de qui c' est une chose des plus légitimes, être née quelque part c' est aussi un lien d' appartenance ancré dans un temps et un territoire et en ce qui me concerne un terroir : la Thiérache dans ces hauts de France là où, sur le chemin de ces grandes et multiples   invasions guerrières,  s' est construite une partie de mon identité. Beaucoup de gens me rétorquent que j' en fais un peu trop de cas mais toutes mes années d' enfance je n' ai eu que cette terre à qui me raccrocher en plus du presbytère où j' ai été élevée et la tour du  vieux château qui persiste, malgré les guerres, à dominer la ville de Guise étendue à ses pieds  . Au moins à la base  j' ai cette souche, ce point d' origine à partir duquel toute histoire humaine, sociale se construit à défaut de racines familiales plus incertaines. Mais à part cette certitude je ne me sens aucune appartenance, aucun attachement, aucune reconnaissance pour ce pays, la France, qui m' a vue naître mais qui ne m' a fait aucun cadeau !
 

Mais revenons-en au monde des vivants, ou ayant vécu,  et à ce qui me préoccupe.