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17 Juin 2016
 
Ma maison justement    Mise en viager.
 

Décision difficile que j' ai sans cesse reculer jusqu' à ce jour  car elle n' est plus tout à fait à moi désormais.
Mais bon ! Ainsi,  dans ce douloureux  et injuste pays de naissance que fut pour moi la France,  elle seule me protègera  jusqu' au jour de ma mort, si celle-çi survient à Paris. Ce jour là où il me faudra définivement tout quitter, partir !
 

Il faut s' apprêter à partir. Toujours ce mot qui me hante : partir
 
Tous coincés que nous sommes, n' est-ce pas,  entre la naissance et la mort dans cette sorte de prison qu' est la vie.
 
On s' évade ainsi comme on peut avec ou sans valises.
 
En finir avec l' insomnie et les impossibilités du monde.
 
Te retrouver Ralph...  débarquer devant toi sur le quai mes mains nues, libérée de tout bagages
 
Et ce bras que tu passeras à nouveau autour de mes épaules, je n' espère plus que cela !
 
                                          
 

                                                       T' écrire dans cette attente !
Mais bon ...Ecrire est encore le seul rempart que j' ai trouvé contre l' omniprésence de la dépression.
 
Ainsi dans cette attente ...
 
Donc je reprend !
 

Je reprend cet ultime  combat,  Histoire d' en finir avec cette apparence ectoplasmique, ne plus être
l' incarnation du laisser-aller et du désespoir.
 
Venir te dire, est-ce bien utile, que depuis un an j' ai laissé s' accumuler les tâches sur le parquet, mourir mes plantes,  je vis, lors de mes retours à Paris, dans le royaume des Acariens. Mais par ailleurs j' ai fait le ménage du côté des amitiés inutiles, qui te bouffent, qui te polluent la vie, y compris avec les voisins,
 
                                                comme tu le désirais.
 
Je n' ai qu' un regret à cette heure, ne pas l' avoir fait plus tôt
car depuis je suis entrain de remonter de l' abîme.
 

Viggo est mort en janvier et ce fût un soulagement pour nous deux.
Il venait d' avoir 18 ans, un bel âge pour un chien. Il ne sera pas remplacé. J' ai un besoin fou de reprendre le large, voyager encore et encore, une fois ma "maison " parisienne relevée.
Depuis que tu es parti j' ai un mal fou à reprendre ma vie en main.
 


Un an à tourner en rond en trainant les pieds,  à séjourner dans la partie la plus sombre de ma tête, à subir son implacable torture,  ma propre existence ici bas étant devenue inutile. Je sais à présent que la douleur de l' âme pèse bien plus sur le reste de ma destinée que les douleurs de mon corps qui s' aggravent.
 
Je n' ai qu' un espoir : te retrouver !
 
Mais bon ...
Un an déja !