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Paris, 7 octobre 2017 - 15 h 20
Sur l' Ecriture
" tu es trop familière Liza, tu donnes trop et n' importe comment à n' importe qui !
 
Le don de soi s' exprime dans l' absolu passant par des échanges de qualité..... "
nb : Je préfère  zapper lâchement sur  le débordement de mes états d' âme qui, si peu ordinaires qu' ils furent, n' avaient pas lieu d' être étalés ainsi disons de manière aussi commune. De cela surtout je m' en veux ne pouvant les rattraper et enfin me taire. Du moins éteindre désormais oralement ma voix en paroles dites  !
 
Rien ne pouvant à contrario remettre en question  mon goût pour la parole écrite, consommée, assumée ! L' Ecriture étant parole et silence à la fois. Pas moyen de l' empêcher d' aller là où elle veut en toute liberté chaque ligne d' écriture n' appartenant qu' à moi seule !  Personne n' a à me le reprocher comme ce fut le cas si souvent, trop souvent, quand je m' exprimais à haute voix.  Cette voix qui a tant dérangé !
 
L' Ecriture  n' étant qu' un fil tendu entre la vie et la mort qui seule sera capable de mettre un point final à mes écrits. Désolée !
Mille fois je vous ai entendu me dire cela ! Comme j' entends encore cette porte claquée violemment par toi, Ralph !
 
Z' aviez pas totalement tort les gars je dois le reconnaître mais, de là-haut, sachez que je n' ai jamais été dupe de rien. Me vient sans doute cette  regrettable aptitude  ayant été élevée parmi " tout le monde " du haut de mon perron de la rue de la Citadelle, tiraillée entre  les Modestes et les Puissants, les Beaux et les Laids, les Crétins et les Croyants, les Riches et les plus Démunis, les Autochtones et les Etrangers. Désolée de me sentir bien partout et avec n' importe qui, d' ici à l'autre bout du monde ! Enfin pas si  bien que cela car  je ne compte pas mes  désillusions, dont certaines furent très cruelles. Et puis si j' ai eu la naïveté de trop me raconter , je n' ai mise à mal que mon intimité, à moi seule j' ai fait du tort, je n' ai jamais blessé personne d' autre. Jamais §
 











Il me reste désormais 22 heures et demie à n' en faire plus qu' à ma tête et selon mon Coeur ! Même si ceux-çi sont occupés la nuit autant par les rêves que par les cauchemars sans compter les insomnies. A tout casser 5 heures de repos par nuit bien obligée de faire avec n' ayant jamais été une grande dormeuse.
 
Adieu donc aux discussions sans fin pour parler de la pluie et du beau temps, du lait qui vient de déborder de la casserole, de mon dernier bulletin de santé, de la voisine d' à côté ou des voisins du dessus,  du livreur qui a oublié de me livrer, du téléphone et de ses fléaux anodins , de toutes ces choses désespéremment communes et ennuyeuses.
 
Adieu aux attentes vaines.
 
Adieu à la politique franchouillarde, aux éternelles querelles de clocher, aux réseaux sociaux, et à toutes ces batailles rangées ou plutôt dérangées qu' on y commet.
 
Adieu les J' aime ou j' aime pas.  En terminer avec  l' assiduité imbécile à l' égard de ces entités abstraites  !
 
ADIEU, oui ADIEU à toutes ces servitudes inutiles. A toutes ces prises de tête ! J' en passe et  pas des meilleures la liste n' étant pas exhaustive !
 


Me recentrer sur l' ESSENTIEL de ce qui me reste à vivre sur les chemins de traverse,
 
loin des itinéraires quelconques ultra balisés.
 
Avant de commencer à perdre totalement la santé et, pire,  peut-être  la tête ce que je redoute à cette heure !
 
Ayant déja entamé le début de la fin.
Et comme je ne fais rien à moitié j' ai décidé de prendre une distance quasi totale avec le quotidien,
 
ne m' y consacrant qu' une à une heure trente maximum par jour ! Et encore pas tous les jours ! Les raisons ? Multiples et variées qui m' accablent depuis le mois de décembre dernier dont j' énumère la liste sur la page suivante 
 
Toutes ou presque issues de problèmes techniques ou administratifs mais pas que !
 
Il y a celles, beaucoup plus insidieuses qui me tourmentent après coup, celles qui tirent un individu intellectuellement par le bas.
 
Nathan et Ralph me rappelant plus d 'une fois à ce propos - en colère comme par écrits :
 

 
 
Mille fois je les ai entendu me dire cela ! Comme j' entends encore cette porte si violemment claquée par toi Ralph !
Je n' ai pourtant à première vue rien d' une épicurienne au sens commun du terme,  comme le fut une de mes amies qui en mourut à force de l' avoir été,  elle et ses amours et autres Nourritures Terrestres diablement adorées et consommées à.... l' excès ( si tu m' entends de la haut Marie-Odile ). Et si je m' en réfère ce jour à Epicure c' est juste  pour cette phrase, ce trait d' esprit philosophique. Je ne redoute pas de me coltiner mes obligations mais pour en faire des divertissements appliqués en les affrontant de manière amicale, conviviale, poétique, romantique  ou ludique, quand cela est possible. Les évènements les plus quelconques et même douloureux prennent alors plus de teneur, plus de brillance, plus de saveur aussi je m' y soumets mais sans plus, histoire de m' en débarasser au plus vite.
 
Mais parfois, hélas, c' est impossible !
 
Ce qui vient de m' arriver avant de quitter Paris.
A l' inverse il est des êtres qui répugnent à se coltiner les affres du quotidien en s' insurgeant d' office contre des obligations et autres soucis  qui n' en valent pas la peine et je suis de ceux là. On ne née pas uniquement en ce monde pour y accomplir des tâches quotidiennes mais aussi, et surtout d' après moi, pour accorder une place maximum aux choses de l' âme, du Coeur et de l' intellect  qui nous élèvent , convaincue que chacun de nous portent en lui ses propres îles et autres refuges contre la sourde contrainte d' un ordinaire non désiré. Manière de lutter non seulement contre la routine et l' ennui mais avant tout contre la bêtise, la laideur, la médiocrité, la méchanceté.
En total accord sur ce coup avec Epicure !
 
La vie quotidienne ordinaire aliéne et voile la vraie vie, lui imposant trop de compromis banals souvent inutiles alors qu' il  suffit de vivre au jour le jour ici-et-maintenant mais en veillant bien à hiérarchiser les objectifs. Il y a la montagne à gravir et les étapes pour arriver au sommet ce que certains d' entre nous s' efforcent de mener durant toute leur existence. D' autres, à contrario,  comme l' a si bien décrit un poète arabe "  refusent  la montagne haute et se  vouent à demeurer aux pieds de celle-çi toute leur vie ... " Ainsi va la vie  du commun des mortels  trop assidus  qu' ils sont aux  choses les plus ordinaires au point de se rendre incapables d' en réaliser de plus grandes, renonçant par habitude, en faisant fi par commodité de leurs éventuelles capacités.
" Il faut se dégager soi-même de la prison des affaires quotidiennes et publiques ..."
 

Epicure - Sentences vaticanes