Mille fois je vous ai entendu me dire cela ! Comme j' entends encore cette porte claquée violemment par toi, Ralph !
Z' aviez pas totalement tort les gars je dois le reconnaître mais, de là-haut, sachez que je n' ai jamais été dupe de rien. Me vient sans doute cette regrettable aptitude ayant été élevée parmi " tout le monde " du haut de mon perron de la rue de la Citadelle, tiraillée entre les Modestes et les Puissants, les Beaux et les Laids, les Crétins et les Croyants, les Riches et les plus Démunis, les Autochtones et les Etrangers. Désolée de me sentir bien partout et avec n' importe qui, d' ici à l'autre bout du monde ! Enfin pas si bien que cela car je ne compte pas mes désillusions, dont certaines furent très cruelles. Et puis si j' ai eu la naïveté de trop me raconter , je n' ai mise à mal que mon intimité, à moi seule j' ai fait du tort, je n' ai jamais blessé personne d' autre. Jamais §
Il me reste désormais 22 heures et demie à n' en faire plus qu' à ma tête et selon mon Coeur ! Même si ceux-çi sont occupés la nuit autant par les rêves que par les cauchemars sans compter les insomnies. A tout casser 5 heures de repos par nuit bien obligée de faire avec n' ayant jamais été une grande dormeuse.
Adieu donc aux discussions sans fin pour parler de la pluie et du beau temps, du lait qui vient de déborder de la casserole, de mon dernier bulletin de santé, de la voisine d' à côté ou des voisins du dessus, du livreur qui a oublié de me livrer, du téléphone et de ses fléaux anodins , de toutes ces choses désespéremment communes et ennuyeuses.
Adieu aux attentes vaines.
Adieu à la politique franchouillarde, aux éternelles querelles de clocher, aux réseaux sociaux, et à toutes ces batailles rangées ou plutôt dérangées qu' on y commet.
Adieu les J' aime ou j' aime pas. En terminer avec l' assiduité imbécile à l' égard de ces entités abstraites !
ADIEU, oui ADIEU à toutes ces servitudes inutiles. A toutes ces prises de tête ! J' en passe et pas des meilleures la liste n' étant pas exhaustive !
Me recentrer sur l' ESSENTIEL de ce qui me reste à vivre sur les chemins de traverse,
loin des itinéraires quelconques ultra balisés.
Avant de commencer à perdre totalement la santé et, pire, peut-être la tête ce que je redoute à cette heure !
Ayant déja entamé le début de la fin.