On parla de " génocide ", de " charniers ", de " massacres ", de " femmes enceintes éventrées ", de " tortures ", de " corps brûlés dans un crématorium". On évoqua ces " chauffeurs de camions qui transportaient des mètres cubes de corps, qui étaient abattus d’une balle dans la nuque par la police secrète pour éliminer tout témoin ".  On parla de 70 000 morts en quelques jours. Sur TF1, Gérard Carreyrou lança un appel à la formation de brigades internationales prêtes à " Mourir à Bucarest. " Il ne dit pas s’il aurait été volontaire. Mais on devina que non.
 
On parla de Timisoara.
 
Ce qui fut fait dans la presse internationale en premier lieu !
 
Timisoara, 350 000 habitants. Ville martyre. Le 23 décembre 1989, on chiffrait à plus de 10 000 morts le nombre des victimes de la Securitate, la police du régime. Selon l’envoyé spécial d’El Pais, " A Timisoara, l’armée a découvert des chambres de torture où, systématiquement, on défigurait à l’acide les visages des dissidents et des leaders ouvriers pour éviter que leurs cadavres ne soient identifiés. " On découvrit un charnier gigantesque. D’ailleurs, à titre d’exemple, mais seulement à titre d’exemple, on exposa devant les caméras dix-neuf corps, côte à côte, plus ou moins décomposés. Dont celui d’un bébé posé sur le cadavre d’une femme, qu’on imaginait être sa maman. Tous extraits d’une fosse commune. Le 22 décembre, les agences hongroise, est-allemande et yougoslave, qui seront reprises par l’AFP à 18h 54, parlaient de 4 632 cadavres de victimes des émeutes des 17 et 19 décembre, " soit par balles soit par baïonnette ", de 7 614 manifestants fusillés par la Securitate. Un chapeau du Monde annonçait 4 000 à 5000 morts.
21 décembre 1989 et 27 décembre 2019
...dont ce guignol de Guillaume Durand était coutumier lors de la disparition  de la fille de Bernadette Lafont !
Un dernier râle ...ou la mort en direct.
Rien n' autorise à abattre des êtres humains pire que des bêtes !
Je me souviens en particulier de Petre Roman, à droite, l' un des acteurs de ce coup d' état,  qui parlait très bien notre langue ayant fait ses études en France. Il fut le  1er ministre du nouveau gouvernement de  Ion Iliescu.
Que penser de cette si gentille image ?
 
En vérité aucune sympathie particulière à l' égard des Roumains qui se sont appropriés les trottoirs de nos villes et qui commettent par ailleurs certains méfaits en plus de cette mendicité des plus suspectes quand ils exhibent pour cela enfants ou chiens souvent volés  !
Nous n' avons pas, hélàs, hérités des meilleurs Roumains qui donnent une image affligeante de leur Pays et c' est regrettable.
Timisoara 1989,
 
symbole de la désinformation
C’est une honte et un mépris pour l’humanité :et les tueurs ont donné à travers le monde une certaine sympathie à cette famille et au fond de nous-même on se dit : est ce que cette junte militaire n’a pas transformé ce dictateur en héros national ? Un jugement sous le patronage des hautes intenses internationales serait plus juste et la planète n’aura pas de remords.
 
Aujourd’hui la progéniture de l’ex-président remet tout en surface et pourquoi pas juger ceux qui ont assassiné ses parents avec la bénédiction des USA.
Voilà le résumé détaillé de ce qui se passa en Roumanie en ce mois de décembre 1989  ! J' ai juste emprunté quelques passages à Serge Halimi afin de m' éviter  de perdre du temps à ces sombres évidences sur lesquelles dès le départ, ces premières images qui nous furent plantées sous le nez dans les merdias,  j' eus un fameux doute contrairement à la presse internationale qui se gaussa des jours entiers devant le charnier de Timisoara ! Car dès l' alignement de ces corps un détail m' avait surpris : comment se faisait-il que ces corps martyrisés portaient tous une longue couture avec agrafes. Une sorte de fermeture éclair proprette ( du thorax au bas du ventre ) qui ressemblait à celle que je portais moi-même sur la moitié du corps suite à une opération de la vésicule biliaire quelques années plus tôt.
 
Comment des journalistes se sont laissés dupés à ce point sans se poser la moindre question ? HONTE à eux !!!
 
Je ne parviens pas à retrouver la vidéo de ces corps " suppliciés " qui en fait étaient les corps de malheureux tout droit sortis du sous-sol de l' institut médico-légal de la ville où ils avaient été autopsiés ! Et je n' en reviens toujours pas plus de 30 ans après ! Bref tout ce qui avait pu être déterré sordidement à l' époque dans le but d' aggraver le cas de Céausecu qui n' avait pas besoin de cette grossière et honteuse manipulation pour toutes les exactions qu' il avait commises sur son peuple !
 
Ajouter que les Ceausescu furent  exécutés sans respect dû aux Religieux, le jour de Noël  ! Et cela dans des conditions honteuses car la manière dont ils ont été jugés et exécutés par des militaires guidés par les USA avec l' accord de Moscou n’est autre qu’une forme de barbarie héritée de l’ancien régime qu' ils condamnaient et peut-être qu’elle a été pratiquée par cette même police sur des Roumains innocents ! Pour éviter toute ingérence, les militaires  ont exécuté à la lettre les ordres de l’agent américain qui a suivi toute l’opération et pour donner à cette condamnation un cachet juridique, ils ont aménagé à la hâte une salle ordinaire pour juger les inculpés qui étaient à l’avance coupables, avec un verdict confectionné au préalable et deux tombes creusées à la vite.
 
C'est ainsi que fut montée la première affaire de désinformation médiatique à l'échelle planétaire. En réalité, les émeutes de Timisoara avaient fait une centaine de victimes. Des cadavres avaient été exhumés par la Securitate, qui avait changé de camp, pour servir à cette macabre mise en scène. L'équipe du président Ion Iliescu et du premier ministre Petre Roman, qui allait «confisquer» la révolution à Bucarest, avait besoin d'une forte légitimité pour fusiller le couple Ceausescu.
 
Est-il besoin de préciser que je n' ai jamais éprouvé de sympathie pour ce couple qui du haut de ce balcon de Bucarest n' a rien compris de ce qui était entrain de lui arriver ! Vraiment aucune sympathie vu ce que je savais de lui y compris le nom des Puissants qui l' avaient reçus avec une certaine chaleur  à leur table...Je ne suivais que très distraitement ce qui se passait dans les Pays de l' Est, plus préoccupée par les PB posés au Moyent-Orient,  sachant juste que la Roumanie avait un endettement à l' époque proche du zéro. 
 
Mais tout de même, tout de même ...
 
...Quelques semaines plus tard  les médias occidentaux firent amende honorable et dévoilèrent la supercherie. Néanmoins, des questions embarrassantes hantent toujours la mémoire de ceux qui furent impliqués bon gré mal gré dans cette affaire de désinformation. Aujourd'hui même, les réponses se font attendre et le brouillard qui entoure cette affaire ne s'est pas dissipé. Est-il trop tard pour éclairer cette histoire ou est-il trop tôt ? J' aimerai savoir !
 

Sur la Cinq, Guillaume Durand donna le chiffre de 4 630 corps comme un " bilan tristement officiel." Sur France Inter, le correspondant de la station annonça à son tour comme une certitude avérée la découverte de 4630 cadavres à Timisoara. Derrière lui, en plateau, le commentateur reprit : " 4630 cadavres, vous avez bien entendu, dans une seule fosse commune !" A quatre reprises au cours de ce journal, le chiffre de 4 630 cadavres fut cité sans que nulle source ne fût jamais indiquée. Dans Libération, un titre sur deux pages fit état des 4 630 cadavres ; il était accompagné d’un éditorial de Serge July titré " Boucherie ". On lisait : " Timisoara libéré découvre un charnier. Des milliers de corps nus tout juste exhumés, terreux et mutilés, prix insupportable de son insurrection. " Le rédacteur en chef, Dominique Pouchin, expliqua : " Tout nous laissait penser, y compris les images qui arrivaient, que l’info était vraie. "  Le Monde félicita La Cinq d’avoir " révélé l’horrible charnier des victimes des manifestations du dimanche ?précédent ? ".
 
Le bilan officiel des victimes pour toute la Roumanie est de 689 morts, pas 70 000. A Timisoara, il y aurait eu entre 90 et 147 victimes, pas 12 000. Et, comme le remarqua Jean-Claude Guillebaud, " 90 morts dans une ville de province, c’est beaucoup. " La maman présumée avait succombé à une cirrhose du foie le 8 novembre 1989. La petite fille, qui n’était pas sa fille, avait péri de la mort subite du nourrisson. On avait déterré leurs corps de la fosse commune.
C’était il y a un peu plus de trente ans, quelques jours avant Noël. L’actualité était à l’époque occupée par deux événements de politique internationale. A Panama, l’armée américaine intervenait pour expatrier manu militari avant de le juger à Miami le chef de l’Etat panaméen, Manuel Noriega, un ancien agent de la CIA qui avait cessé d’être utile à George Bush, lui même ancien directeur de la CIA devenu président des Etats-Unis. Cette opération de police internationale fut présentée par la plupart des grands médias comme une promenade de campagne. On apprendrait plus tard qu’elle avait fait près de 2000 morts.
 

C’était il y a un peu plus de trente ans, quelques jours avant Noël. En Roumanie, une dictature s’écroulait devant les caméras. On parla beaucoup de sang. TF1 expliqua : " Ceaucescu, atteint de leucémie, aurait eu besoin de changer son sang tous les mois ". Des jeunes gens vidés de leur sang auraient été découverts dans la forêt des Carpates. Ceaucescu vampire ? Comment y croire ? La rumeur avait annoncé des charniers. On les a trouvés à Timisora. Et ce ne sont pas les derniers. " L’Evénement du jeudi titra : " Dracula était communiste. "
 

A Panama, il y avait eu 2000 morts, civils pour la plupart, soit trois fois plus de victimes qu’en Roumanie. Personne n’avait cependant parlé de " génocide panaméen " ou de " charnier ". On s’était même amusé des techniques de l’armée américaine qui, pendant des jours entiers, essaya de déloger Manuel Noriega du bâtiment consulaire où il était réfugié en jouant au volume maximum la musique qu’il détestait le plus. Tant d’humanité ...
 
Mais comme il est dur, dans ce métier, en France, de faire son autocritique. Trois mois après l’imposture de Timisoara, Guillaume Durand prétendait encore : " Le bilan est satisfaisant professionnellement. Si les éditorialistes assis dans leurs fauteuils cherchent la bagarre, ils vont l’avoir. " Un an après la guerre du Kosovo, Jacques Julliard a l’audace de se montrer tout aussi offensif : " Nous n’avons que faire, je le dis hautement, de ces réquisitoires de procureurs et de pions ; de ces tonitruants discours de tranche-montagnes, entrecoupés des gémissements de tous les déçus de l’Histoire. Nous sommes de bonne volonté. Mais si l’on nous cherche, on nous trouvera. "