Ce que j' aime par dessus tout à Sylt c' est le ciel et les divins nuages qui le peuplent, surtout en arrière saison car je ne supporte pas les bleus estivants trop criards, trop extravagants !
 
J' aime aussi la pluie, le vent, et les animaux qui habitent cette île unique, merveilleuse.
Martin Ruetter,
l' amoureux , très connu, des chiens !
Hélas pour moi je ne peux plus partager les mets délicieux qui nous sont si généreusement présentés me contentant de brochettes ou de simples crustacés bien qu' un homard de temps à autre même sans mayonnaise mais avec un petit verre de vin coupé d' eau, je ne dis pas non !
Pose de votre souris sur les textes pour avoir le temps de les lire lors de leurs déroulements
Aller à Sylt :
 
De France, le plus simple est de viser Hambourg, que desservent les compagnies Air France (36.54 ; www.airfrance.fr) et Lufthansa (www.lufthansa.com) depuis Paris et certains aéroports de province comme Toulouse. Prendre ensuite le train, qui met 3 heures pour atteindre Westerland, la ville principale de l'île avec DBFrance (01.44.58.95.40 ; www.bahn.com/fr). Possibilité d'embarquer sa voiture sur le train qui emprunte la Hindenburgdamm pour passer du continent à l'île (20 min). Sur place les taxis sont nombreux (autour de 10 € pour 6 km), sinon les hôtels pratiquent le prêt de vélos électriques.
 
Où dormir?
 
A Kampen, la station la plus chic, au 35 Kurhausstrasse, l'hôtel Rungholt (00.49. 4651.44.80 ; www.hotel-rungholt.de). Chambres avec terrasse arborée vue mer et landes, petit spa au sous-sol, piscine intérieure, beau jardin. Un must! De 110 à 480 €. A Keitum, le deuxième plus chic village de l'île, au 3-5 Süderstrasse, l'hôtel Benen Diken Hof (00.49.4651.93.83 www.benen-diken-hof.de), un petit grand hôtel aménagé dans des maisons aux toits de chaume autour de petits jardins. Calme et ravissant! Très beau spa. De 230 à 540 €. A List, au nord de l'île, au 41 Hafenstrasse, le Strand am Königshafen (00.49. 4651. 88.97. 50 ; www.hotel-strand-sylt.de), posé sur la plage, vue exceptionnelle sur la mer des Wadden. Très design danois. Spa avec piscine chauffée. De 220 à 380 €.
 
À table!
 
Le restaurant le plus couru de l'île est le Sansibar (4651.96.46.46), situé au 80 Hörnumerstrasse à Rantum. Un décor de rêve entre dunes et mer. Clientèle branchée, cuisine délicieuse. Autour de 60 € (attention, les tarifs des alcools sont délirants: bouteille de champagne à 2 800 €!). Toujours à Rantum, au 1 Am Sandwall, le Söl'ring Hof (4651.83.62.00) est le seul 2 macarons Michelin de l'île.
 
A Kampen, sur la Grande Plage, le Riperstig (4651.88.60.78), cuisine de poissons. Comptez 40 €. Au sud de l'île, à Hörnum, au 31 Rantumerstrasse, chez Meermann (4651.44.66.89). Très bonne cuisine locale. Environ 30 €.
 
Le Buhne 16, un repère branché situé sur la plage de Kampen.
 
Après minuit…
 
Rien n'a changé depuis Gunter Sachs et BB sur la plage de Buhne à Kampen. Le bar Buhne 16 (on dit «Boune Sixteen») a toujours la cote et en ville, au 6 Strönwai, le Nightclub Pony (4651.42.182) reste le plus prisé des clubs.
 
Têtes d'affiche
 
Comme dans tous les lieux chics, des figures locales s'imposent aux vacanciers: cours de yoga (10 €/h) avec Maren (4651.878 90.05) ; de surf (50 €/2 h) avec Angelo (173.200.120). Et, pour les corbeilles de plage (comptez environ 5 €/jour), André, un Français qui officie depuis trente ans dans un look décoiffant sur la Grande Plage de Kampen.
 
Coups de coeur
 
A List, au nord de l'île, pour le Parc national de Waddenmeer (entrée, 5 €), une magnifique étendue vierge, hymne à la nature sauvage. Randonnée et plage entre la mer du Nord et la mer de Wadden. Encore à List, au 37 Hafenstrasse, la Naturgewalten (www.naturgewalten-sylt.de) est une cité de la mer qui se consacre à l'étude des forces de la nature (des courants marins au vent). Ludique.
 
Le Bémol
 
L'accès aux plages par les seuls chemins autorisés est payant (environ 3 €/pers.), les parkings aussi (2,50 €).
 



Polanski avec The Ghost Writer entre dans les hautes sphères de la manipulation politique.
 

Un écrivain nègre - Ewan Mc Gregor - est engagé pour terminer l'écriture des mémoires de l'ancien premier ministre britannique Adam Lang - Pierce Brosnan -. Il succède donc à McMara l'écrivain retrouvé mort sur une plage, par excès d'alcool ou pensées trop sombres.
 
Le job est bien payé, le successeur de McMara part donc en avion vers une île battue par les vents où le premier ministre, sa femme et ses conseillers les plus fidèles vivent, reclus dans une maison en brique aux baies vitrées immenses, gardant en sécurité et farouchement Adam Lang et l'unique exemplaire de ses mémoires.
 
The Ghost Writer est un vrai casse tête international, une torture politique dont on croit toujours distinguer qui manipule qui, en se trompant, systématiquement.
La vraie complexité du scénario ne perd néanmoins pas le spectateur puisque la suite des événements et de l'enquête s'enchainent avec une belle aisance. C'est plutôt à la sortie du film que les questions se posent, The Ghost Writer invitant à penser les rapports entre les pays occidentaux d'une manière plus mystérieuse et fantomatique. Qui est fantôme dans The Ghost Writer ? La réponse à cette question est la clé du film.
 
Le film de Polanski a quelques ressemblances avec Shutter Island : une île dans les deux cas, à chaque fois inhospitalière au possible. Dans The Ghost Writer, il pleut dès que le héros met un pied dehors et les nuages menaçants ne laissent jamais le soleil apparaître. Tout semble arrêté, hors du temps, sur une île qui a tout de l'île maudite.
 
Les personnages ne sont pas plus solaires : l'ancien premier ministre, accusé de crimes contre l'humanité reste insaisissable, sa femme bafouée et affaiblie est en pleine dépression, sa maitresse blonde, efficace, mais rigide et froide. Même les domestiques, omniprésents, tels des fantômes qui poursuivraient le successeur de McMara sont travaillés avec une étrangeté et une complexité qui resserrent encore davantage l'étau. De la même manière, la ressemblance entre Adam Lang et son nègre ramène au premier plan la thématique du fantôme, Polanski jouant habilement à la distiller sur l'ensemble des personnages.
 
Si The Ghost Writer privilégie l'épaisseur et l'opacité de la narration et des personnages, le film n'est pas dénué d'humour, mettant au premier plan un humour noir et grinçant, dans les scènes de nuit entre le nouveau nègre et Ruth la femme de Lang ou encore dans les réflexions des personnages, le ministre Rycart s'interrogeant par exemple sur la peur qu'a le nouveau nègre d'être noyé : les nègres ne sont pas comme des chatons que l'on noie les uns à la suite des autres...
 
Mon avis sur The Ghost Writer de Polanski : 8/10
 
The Ghost Writer est un thriller sur le mensonge et la manipulation dans les hautes sphères politiques. Le statut de nègre, interrogé à plusieurs reprises par le film, devient alors encore plus fantomatique : s'agit-il d'écrire en tenant compte simplement des indications de l'homme qui est le sujet du livre ou s'agit-il d'enquêter sans se faire voir pour proposer une version plus vraie et plus dangereuse aussi ?
Le restaurant Alte Friesenstube
compte parmi les bonnes tables de Westerland.
Habituée aux changements de climat, une époque en chassant une autre, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Sylt adhère définitivement au club très fermé des villégiatures de la jet-set. Son membre le plus entreprenant est, dans les années 60, Gunter Sachs. Le play-boy milliardaire entraîne sa jeune épouse, Brigitte Bardot, et une ribambelle de bambocheurs dans un tourbillon de fêtes sur la plage de Buhne, où l'on danse alors pieds nus dans le sable avant de prendre la direction du Pony, le night-club  le plus célèbre de Kampen.
 
Ci-dessus Patrick Demsey, coureur automobile et acteur
 
Sylt est une destination bénie pour les amateurs de surf et de planches à voile mais pour y avoir séjourner plusieurs fois grâce à l' hospitalité de deux de mes Amis allemands, dont l' un est le fils d' un Hôtelier de l' Ile, je préfère m' y rendre à l' Automne où cet endroit divin s' est vidé par moitié de cette faune de Snobinarde  nantis  mais pourtant  si semblable à nos Gnous franchouillards des mois d' été ! A moi la magnificence de cette nature presque vierge, moutons, animaux marins, très peu d' oiseaux, Autochtones et autres Voisins de l' Ile venant y circuler tranquillous en vélos sur près de 250 km de pistes cyclabes.
 
Aj j' allais oublier les chiens qui peuvent accéder en toute liberté à plusieurs plages de l' Ile
Des bains de mer des années 20, Sylt a conservé la tradition des corbeilles. Ces sièges cabines en osier tendus de tissu bleu et blanc envahissent les plages dans un désordre élégant. Des plagistes, que les habitués embrassent et tutoient, les tournent au fur et à mesure de la journée, pour se protéger du vent tout en goûtant aux joies de l'ensoleillement. Assis, une petite structure de toile masque votre visage et interdit au passant de vous deviner: élégance, discrétion, mystère… Bref, Sylt!
 
Du nord au sud se succèdent des landes dunaires
Dans la commune voisine de Hornum, de toutes petites maisons de poupées - Suderentestrasse - semblant posées dans le creux des dunes épousent avec une harmonie parfaite un décor digne de Blanche-Neige. Mais l'île de 20 000 habitants ne se résume pas qu'à son urbanisme de rêve. Sylt, ce sont aussi des paysages sauvages dont la préservation fait figure de modèle. Du nord au sud se succèdent des landes dunaires à perte de vue, colorées de bruyères et de roses sauvages que l'on traverse à vélo sur des pistes aménagées. Des pontons de bois de plusieurs kilomètres permettent aux visiteurs de se rendre sur les plages qui ceinturent l'île. Personne n'aurait l'idée de s'aventurer en dehors des sentiers balisés: discipline allemande aidant, la protection de la nature y est totale. Seule entorse, des saunas de plage et quelques restaurants, genre paillotes, ont été aménagés sur le sable. Mais attention, pas question de rendre ces lieux prisés accessibles aux voitures. Le chemin qui y mène se fait à pied et, si c'est le soir, dans l'obscurité…
De nos jours on atteint Buhne, ruban de sable immaculé, après 20 minutes de marche dans un ourlet de dunes, éclairé de cette mystérieuse lumière du Nord qui semble envelopper d'un filtre magique le crépuscule. La maison de Gunter Sachs, Ulenhof, existe toujours à Keitum " C.-P. Hansen Allee 17 " . Une belle demeure coiffée d'un chaume fatigué, ouverte sur la rue et dont le jardin est envahi d'herbes folles. Fortes émissions d'ondes nostalgiques… A en croire les brochures touristiques, Kampen serait devenu un ersatz de l'île de Ré, Saint-Tropez ou Deauville… à moins que ce ne soit une sorte de Capri en mer du Nord. Mais l'absence de rues bordées d'immeubles ou de tout ce qui fait un urbanisme classique rend l'endroit singulièrement unique. Les enseignes prestigieuses (Louis Vuitton, Hermès, Bulgari…) ont ouvert, le long de chemins délicieusement buissonniers, des boutiques d'un luxe inouï qui sont en fait de ravissants pavillons recouverts de paille au milieu de jardins luxuriants. Bluffant!
 
Les toits de chaume, la signature des maisons de Sylt.
 
A Sylt, le chic se cultive comme les légumes dans un potager. En pleine terre de bruyère où poussent, sous haute surveillance, des maisons de brique, imitation des vieilles fermes et autres bâtisses de pêcheurs transformées depuis longtemps en somptueuses villégiatures. Comme les permis de construire se délivrent au compte-gouttes, un rien est déjà beaucoup. On cite une maison de quelques mètres carrés achetée 10 millions d'euros sur le bord de mer… Les grandes familles allemandes viennent ici se fondre dans une nature protectrice, derrière les murs de fabuleuses villas dont l'identité des occupants est un secret «insulaire» moins menacé, semble-t-il, qu'un secret bancaire… Difficile de savoir qui habite où. Les villas, à la différence de leurs propriétaires, sont visibles. Tout autour de la Strönwaistrasse à Kampen, on peut s'aventurer dans des petites ruelles iodées, bordées de propriétés exceptionnelles, grilles ouvragées, pelouses impeccables, fenêtres à petits carreaux, intérieurs cosy que protègent à peine des haies fleuries et des petits murets en pierres d'Islande, rondes comme des galets.
On arrive à Sylt comme au bout du monde. D'un certain monde à qui cette île - une des destinations les plus chics de la planète - tourne ostensiblement le dos. Concentration de Mercedes et de Porsche, Sylt  «Zult» est le refuge des milliardaires allemands et ne connaît ni récession ni crise. A trois heures de Hambourg, face au Danemark, les longues plages de sable blanc de la mer de Wadden d'un côté, de la mer du Nord de l'autre, et les paysages dunaires font la réputation des lieux. Une digue étroite et plate comme une planche de bois, inaugurée en 1927 par le maréchal Hindenburg, jette un lien terrestre entre le continent et l'île de Sylt. Seul le train, chargé de voitures et de passagers, peut l'emprunter.
 
Au XIVe siècle les tempêtes qui ont creusé un chenal dans les paysages désertiques de la Frise du Nord ont fini par détacher Sylt du continent. Une île était née. Ses formes sont celles d'une sirène aux courbes flatteuses. Longtemps danoise, jusqu'en 1864, peuplée de baleiniers de la mer du Nord, Sylt et ses longues plages attirent au début des années 20 les naturistes allemands qui viennent ici vivre cachés pour vivre nus. Le ton de l'île est donné. Celui d'un lieu confidentiel, écrin d'un art de vivre discret. Cet isolement sublime en fait son succès et la café society allemande lorgne sur cette lande désolée au milieu de nulle part mais dont la beauté saisissante vous prend aux tripes. Quelques nazis en font leur résidence d'été, comme Goering dont la belle villa est toujours debout à Wenningstedt - Seestrasse -, un des douze villages qui constituent l'île.