Les Baby-Boomers s' en vont en classe !
Et à l' époque l' école c' est encore du sérieux
Nourris
Logés
Instruits
Eduqués
A la maison comme à l' école, tenues de rigueur
pour les gamins de notre époque, cà ne rigolait pas !!!
Enfants de "riches " comme enfants les plus Pauvres,
TOUS nous étions Elevés
Et TOUS BIEN ELEVES
Dans la plupart des écoles, une fois la maternelle passée,
il y avait d ' un côté l' école des filles et de l' autre celle des garçons...
Phrase qu' on nous faisait copier, à l' école laïque, sur notre cahier de morale. Phrase on ne peut plus ambigüe
* Bêtes à Bon dieu
Sous-entendu, sans ambiguïté et avec un certain cynisme, du livre chorale
Habiter l' Utopie
très bon livre par ailleurs, à propos du familistère Godin, page 162, sur les catholiques guisardes bien pensantes accompagnées de leur(s) petite(s) fille(s) qui allaient rendre des visites de charité " aux pauvres gens du tas de briques...." . Certes ma Grand' Mère allait rendre visite, en ma compagnie, à ses copines du familo mais surtout pour pouvoir y fumer sa Gauloise bleue en tapant tranquillement le carton ! Comme quoi les a prioris...
Mon pire souvenir de l' école républicaine fut ce jour où portant autour du cou une croix en or, l' institutrice qui surveillait la cour de récré me l' arracha pour la confisquer.
J' étais très fière de porter cette croix depuis peu.
Non parcequ 'elle signifait mon appartenance à la religion mais parce que c' était le premier cadeau que me faisait ma mère en me reconnaissant ainsi comme l' un de ses enfants, lors d' un de ses très rares passages à Guise 5 ans après ma naissance... Bien qu' élevée au presbytère par les Prêtres et ma Grand' mère,
cette dernière ainsi que le reste de ma famille n' étaient en rien des bêtes à bon dieu ...
J' étais encore très jeune mais je compris confusément que ce n' était pas forcément moi la gamine qui était visée...mais les résidents du 16-18 rue de la Citadelle ! Qui m' ont demandé tous les trois de continuer à me conduire dans cette école comme si rien ne s' était passé jusqu' à la rentrée prochaine.
Aujourd' hui , pour un oui ou un non, les parents des gamins montent au créneau et ne se privent pas d' aller taper sur les profs quand ils ne les traînent pas en procés...
...ce qui me fait doucement rire !
A Guise, " en ce temps là " il y avait trois écoles :
" la laïque ", " la chrétienne " et l' " école du Tas de briques "
( Familistère Godin ).
J' ai vécu ma scolarité à cheval sur les deux premières compte tenu de mon statut d' enfant du Presbytère.
Je n' ai guère aimé la première, mais pas plus la seconde tenue par des bonnes soeurs. J'emploie exprès le mot péjoratif de bonnes soeurs parcequ' elles étaient, pour la plupart d' entres elles, d' une rigidité extrème ,dépourvues de la moindre sensibilité.......
...Contrairement à mes trois pittoresques et chaleureux Curés !
Pour celles et ceux qui auraient la gentillesse de m' envoyer des photos de leur enfance à Guise
dans ces années là ( 1947 - 1965 ) je leur dis de tout