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Vers l' Allée Maurice Duton
Momo, suite et fin
5/5
Suite à ce qui s' est passé à Montirat le 12 juillet 2013
 
Momo et Fripon, été 1967
Monsieur Maurice Duton, artisan de génie, Père de Momo,
Ma Tante Eliane ' née Alavoine "
je l 'aimais beaucoup
Copyright 2013
Dans le temps,  parlons-en histoire de radoter comme une vieille que je suis entrain de devenir, il y avait aussi un dénommé MoMo qui était venu planter sa tente dans les ruines de la forteresse qui surplombe cette ville et c' est de ce Monsieur, Guisard crû millésimé 1928,  dont je viens vous parler aujourd' hui. Pas sûr que son fantôme hante encore le vieux château mais certains s' en souviennent y compris les mauvais esprits. Et pour aggraver ma peine j' en ai rencontré un récemment à quelques kilomètres de remparts autrement plus prestigieux que ceux de notre bon vieux et très honorable patelin. Je ne citerai pas de nom par égard pour ce " Monsieur " alors que d' égard pour moi il n' en eût aucun en cette fin de soirée d' été du 12 juillet 2013.
 

Appelons-le Monsieur De Monti-Rôt, seigneur de ce lieu-dit, qui semble avoir très mal digéré - voilà pour l' ajout du mot rôt - la réussite du redoutable Momo, devenu un temps, le seigneur de Guise du haut de sa forteresse en ruines. A mon tour de venir enfoncer le clou dans le coeur de cet ex-guisard inélégant qui ne m' a pas laissé placer trois phrases de suite pour défendre le fameux Momo sous prétexte que je n' étais qu' une gamine à l' époque où ce dernier avait entrepris le sauvetage du Fort de Guise. Une gamine idiote, frappée d' amnésie, pourquoi pas d' une maladie d' Azheimer précoce ! Passons, le bougre de Monti-Rôt étant en 1953 un vieux gamin d' environ 10 ans déja gonflé de certitudes sur l' expérience vécue par les autres.  Se permettant d' affirmer, 60 années plus tard, du haut de sa superbe et de son savoir du grand n'importe quoi !
 
Passons, que dis-je ? Non ! Pas question de laisser passer ces contre-vérités grossières pour ne pas dire mensongères, en tout cas
insultantes, débitées par un Monsieur-je-sais-tout-mieux-que tout-le-monde, sa déformation professionnelle l' aidant en cela.
Oui ! Pas question de laisser à ce Monsieur, comme à quiconque, le droit de réécrire l' histoire du sauvetage du Château de Guise à sa façon. Donc à mon tour de lui retourner quelques vérités criantes, sources officieuses, officielles et souvenirs personnels ou recueillis
confondus  à l' appui. Mais pour tous ceux qui risquent de peiner à la longue lecture de ces lignes et qui connaissent en toute objectivité Monsieur Maurice Duton (  y compris ceux qui ont de justes et sérieuses raisons de ne pas l' aimer ce que je suis capable d' admettre ) je les dispense d' aller plus loin.
Momo est devenu un mythe pour les uns entrain de bâtir sa légende, alors que pour quelques autres il s' agit de déboulonner la statue du commandeur....Et cela m' insupporte autant d' un côté que de l' autre bien que je comprenne qu' un tel bonhomme ne puisse laisser personne indifférent. Aussi en dépit de ce que ma famille et moi avons dû souffrir de cet autoritarisme caractériel, son manque apparent de  sensibilité, la mise à l' écart de nous autres ses plus proches, sans la moindre justification, je défendrai sa mémoire le temps que ma vie durera et ne laisserai pas dire ou écrire n' importe quoi à son sujet. Momo a bien mérité son Prix ainsi que de porter le nom de cette modeste allée qui conduit au Château , la ville de Guise s' étant enfin décidée non pas à lui donner une rue digne de ce nom mais cette modeste allée, après lui avoir mis pas mal de bâtons dans les roues au cours des années50-60
 

A tout seigneur tout honneur !
 

Quant à l' autre seigneur, celui de Monti-Rôt, oublions ses propos car quoiqu' il pense de Momo, sans ce dernier le château de Guise aurait bel et bien été totalement démantelé, sauf peut-être l' indéracinable  Donjon qui lui est  encore là pour le millier d' années à venir afin de rappeler à la ville qui porte son nom toutes les vicicitudes qu' un millénaire d'Histoire de France lui a fait subir. En lui rappelant par la même occasion que c' est un simple ouvrier Guisard de 24 ans qui lui a épargné de finir comme humble vigile d' une piste de moto-cross après avoir subi l' outrage de voir ses souterrains emplis de la merde des vidanges publiques de tout le canton !
 

Désolée de devoir le rappeler à certains Guisards qui ont la mémoire courte  et un peu trop sélective !
 


Elizabeth Duton, nièce de Maurice DUTON, dit
 


Momo
 



 

NB : je tiens à préciser que tout ce que je viens d' écrire à l' arraché, sans fioriture comme l' était le personnage, ne concerne que les années antérieurs à 1980. Après cette date je n' ai jamais revu mon Oncle Momo ne cherchant pas à suivre son parcours, le mien étant ailleurs, fort éloigné de Guise. Donc je n' ai rien à dire et à porter jugement sur la suite de sa destinée. Sauf que je suis très étonnée par la teneur des blogs qui lui sont consacrés. De la richesse de l' itinéraire qu' on lui prête, des honneurs et autres décorations qui lui ont été rendus. Cela me paraît beaucoup pour un seul Homme ! Mais bon, pour l' instant je ne peux vérifier.
 

Enfin, ENFIN ....
 

.....J' ignorais que tant de Guisards, de ma génération, je précise nés à partir de 1945, soient allés remuer les tas de terre du chantier de fouilles archéologiques  au château, en si grand nombre à les entendre ! Du moins le temps que moi j' y allais ! Comme tenir la caisse les mois d' hiver, remplir les brouettes de terre les mois d' Eté, aller y ramasser de l' herbe pour les lapins de ma grand' mère tout au long de l' année ( la honte suprème pour une ado ) et très accessoirement faire les visites quand personne n' était là pour les faire et je ne parle pas des soirées passées devant la télé de Mau-Mau avec mémère Duton, sa mère. Dois-je venir oser affirmer ne pas me souvenir avoir croisé un seul de mes copains Guisards de l' année 1959 à 1966 ! Et aucun nom connu de jeunes habitant Guise  répertorié dans les fichiers qu' on me demandait parfois de vérifier.
Confirmé par une permanente du Club il y a deux jours pour vérification !
12.000 inscriptions au coeur des années 60
 
.
Aucun ado guisard inscrit sur ce compteur !
 
Allez ne cherche pas la petite bête, Eliza....beth et referme à présent
ce dossier !
 

Bergen - Norway - août 2013
.....je comprends, je le répète,  que Momo ait pu en escagaçer plus d' un qui aujourd' hui n' ont aucune raison de le tenir dans leur coeur, oui je le conçois ! Momo, en dépit d' une grande intelligence, d' un courage et d' une détermination hors du commun, pouvait se montrer sous ses allures rustres d' homme des bois : très dur, coléreux, injuste et odieux  !
Jamais il n' a été capable de faire quoi que ce soit dans la demie mesure. Il ne supportait pas, par exemple, qu' on s' oppose à lui où que l' on ait des vélléités d'indépendance alors là pas de quartier on se retrouvait  bannis du clan, de SON CLAN sans préavis et sans explication. Il agissait alors en chef de tribu protégé farouchement en cela  par la cerbère en titre, la dénommée Monique ( à qui personnellement,  je ne pardonnerai jamais de m' avoir claquée la porteau nez, celle du siège du Vieux Manoir, rue de la Cossonnerie à Paris, alors que je venais juste lui demander si elle connaissait l' adresse d' un logement à louer dans cette ville pour moi et ma fille en 1978. Nous étions dans la pire des panades toutes les deux cette année là... ).  C'était aussi cela le tandem Momo-Monique. Tandem qui ne faisait ni dans la dentelle , ni dans la compassion, ni dans l' empathie y compris pour Francine fille unique de Momo. Puisque la famille, notre famille, n' en parlons pas. Momo avait juste le sens de SA TRIBU, celle qu' il s' était construite, sa famille perso il s' en foutait bien ! Sauf quand l' un des membres de cette dernière passait de vie à trépas. Mais nous serions mal plaçés pour le lui reprocher, aucun des Duton n' ayant le sens de la famille ! Notre seul héritage  transmis de génération en génération  " à l' insu de notre plein gré " selon la formule  de nos jours consacrée.
 
On peut  reprocher à Momo d' avoir développé un temps ce grotesque culte de la personnalité incité en cela par les jeunes à le faire, ces derniers désireux d' emporter un souvenir de lui, quand ils quittaient le chateau à la fin de leur séjour  " Momo " étant devenu un demi dieu à leurs yeux (  et ceux qui possédaient un appareil photo à l' époque étaient très rares ). Je me souviens en particulier de ces petits porte-clés avec sa photo insérée dans le plastique, j' en ai gardé un. Les " bannières " en toile brute peintes à son portrait vendues à l' accueil . Mais combien d'hommes devenus un tant soit peu reconnus n' ont pas su résister à ce genre de petitesse. Momo n' était-il pas un lointain cousin de Che Guevara à qui il a ressemblé physiquement un court moment de sa jeunesse. Des meneurs d' hommes au charisme incontestable,  dont la personnalité s' est construite autour de l' enthousiasme et l' idéalisme adolescent qu' ils portaient avec beaucoup de flamme et de convictions . Des hommes qui ont toujours su préserver leur idéaux quelle que soit la nature de leur parcours de vie et le but à atteindre....Hélas pour ce Che au visage christique qui n'
avait pourtant pas hésité à poignarder la pauvre mule qui le portait parcequ' elle n' avançait pas assez vite !
 

 
Fort avec les plus faibles à en être impitoyable Momo était aussi l' un
de ceux-là.
1 ) Monsieur Maurice Duton, dit Momo, est bien le fondateur de Club du Vieux Manoir. Et lui SEUL ! Entouré d' une dizaine de copains, pas tous Guisards loin de là,  qui l' ont aidés et soutenus après que les statuts du Club, qu' ils ont tous signés, ont été déposé devant l' un des notaires de la rue André Godin....J' ai vu ce document il y a peu.
 

2 ) Monsieur Maurice Duton, dit Momo, est le SEUL, qui a vécu nombre d' années de galères noires lors de son installation au château entre les années 1954 et 1963, rejoint peu de temps après sa très rudimentaire installation, par sa Femme et son enfant ( pour qui il construisit le petit chalet en bois dans la cour de Paris par la suite et qui exite toujours ).  Mais les super  copains de base n' étaient pas là eux pour lui tenir chaud 24 heures sur 24 , 365 jours sur 365. Ils venaient, certes,  filer un sérieux coup de mains au couple - n' oublions pas  l' épouse de Momo : Eliane Alavoine - hors de leur vie de famille et de leurs heures de travail...
 
 
3 ) Monsieur Maurice Duton, dit Momo, était au cours de cette époque loin de toute démarche opportuniste, contrairement à ce que Monsieur de Monti-Rôt laisse entendre. C'est pourquoi la quasi totalité des Guisards le prenaient pour un fou pensant qu' il n' avait rien à y gagner mais tout à y perdre à s' acharner tel unilluminé ( leurs propres termes ) en tentant de relever un tas de vieilles pierres....Momo était à des années-lumières d' imaginer qu' il entrepenait ce combat dans le but de décrocher une quelconque reconnaissance qui le conduirait à la " gloire ". Momo était juste le fils de son père, un homme érudit féru d' Histoire - amoureux d' antiques cailloux - ne se voyant pas finir sa vie comme émailleur à l' usine Godin. Et ces 9 années là il les a vécu plutôt dans la boue en plus d' être traîné par bien des gens de Guise dans une autre boue bien plus délétère !
Monsieur de Monti-Rôt ignore sans doute que le prix Chef-d' Oeuvres en péril a été crée en 1963, soit 10 ans plus tard, par André Malraux, ministre de la Culture du Général De Gaulle. Désolée pour le camp des envieux et des pisse-froids  dans lequel désormais je peux me permettre  d' inclure Monsieur de Monti-Rôt.  Cette médaille il l' avait bien bien méritée quand le Ministre la lui a remise pour le Club du Vieux Manoir  qu' il avait fondé en... 1953 !
 
4 ) N' en déplaise ENCORE à Monsieur de Monti-rôt, Mademoiselle Monique Dine n' est arrivée au Château qu' apès son Baccalauréat, elle avait tout juste 18 ou 19 ans, L' année ou Momo venait de recevoir le Prix chef-d' oeuvres en Péril. Ce n' est pas grâce à elle qu' il a eu droit à cet honneur mais pour les 9 années de misère noire où il avait dû survivre. Années où il a même failli en " crever " selon sa propre expression. Je revois  l' abbé Couterie partir  lui porter un soir en urgence l' extrème-Onction à l' Hôpital rue Chanteraine, imaginant du presbytère avec ma grand' mère, quelle tête allait faire Momo le moribond quand il verrait Monsieur L' Abbé débarquer au pied de son lit puisqu 'ils se détestaient tous les deux pire que la peste....
Cela dit je ne conteste en rien la participation de Monique Dine qui a permis au Château de prendre l' essor qu' on connaît. Car Monique a joué un rôle très important en tant que secrétaire généraledu CVM. Mais c' est le tandem qu' ils ont formé , elle  et Momo, à partir de l' année 1964 qui a permis la remarquable et heureuse évolution du Club mais pas que. Il y eut aussi les permanents : Chantal Paris, Daniel et Rasalind Guillemin.... Alors rendons à César et à ces gens ce qui leur appartient. . Ainsi qu' à tous ceux qui ne cherchent pas  à déformer les faits réels par vengeance, jalousie ou ressentiment. Donc que Monsieur le seigneur de Monti-Rôt refasse ses calculs foireux en remettant en cause, au passage, ses affirmations douteuses ! Voilà c' est dit !
 

Et Cela dit ....
 
A propos de la ville de Guise en général et d' un certain Momo en particulier
 

La ville de Guise n' est plus ce qu' elle était, c'est entendu ! Que ce soit côté Familistère, rue Camille Desmoulins, avenue André Godin, rue de la Citadelle, château et tutti quanti :
 

Guise = ville morte, ville déserte.
 

Guise,  ville pourtant très fleurie et beaucoup plus propre qu à mon époque mais ville sinistrée en comparaison de ce qu' elle a été jadis et aucun des Guisards de ma génération ne vous diront le contraire. Les nouveaux, oui eux,  peuvent tenter le coup mais sans aucun succés auprès de notre vénérable auditoire. Je plaisante ! Mais avec amertume.,
 
Pour preuve :
 
le nombre d' habitants, en chute libre, l' atteste côté désertification dont nous autres baby-boomers sommes en partie
responsables depuis notre départ de Guise fin annnées 60 par manque de boulot sur place....La ville parvient à maintenir sa population autour de 5400 habitants sur les presque 7000 qu' elle affichait avec fierté après la 2ième guerre mondiale. Quant aux nombreux commerces qui ont dû fermer boutique après avoir baissé le rideau, allez voir sur place pour les compter, moi j' y ai renoncé, préférant aller m' asseoire, le coeur au bord des cils, au pied de la statue de notre Camille Desmoulinsnational pour ne pas que mon moral ne sombre tout à fait. Un véritable crève-coeur ! Pas même une pharmacie d' ouverte un samedi vers 18 heures, alors que  dans le temps la ville grouillait de vie.