Lazare Ponticelli, le dernier poilu, mort à 110 ans en mars 2008
le lieutenant-Colonel John Mac Crae
Canada, médecin militaire et poète
Dans les champs des Flandres
Au champ d' honneur les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix et dans l' espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflements des obusiers
Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
Anos Parents, à nos Amis
C'est nous qui reposons içi
Au champ d' Honneur
A vous jeunes désabusés
A vous de porter l' oriflamme
Et de garder au fond de l' Ame
Le goût de vivre en Liberté
Acceptez le défi sinon
Les coquelicots se fâneront
Au Champ d' Honneur
La carte des drapeaux ci-dessus, aux couleurs un peu passées, a été peinte par l' un de mes aïlleuls en honneur aux Forces alliées.
Ce jour là on clama haut et fort que cette Grande Guerre serait la Der des Der.
Pourtant vingt ans après l' Armistice de Rethondes l' Europe replongeait la tête la première dans un conflit d' une violence plus radicale encore, poussée sur ce ferment propice au ressentiment engendrant à son tour la revanche . Comment les vainqueurs, France en tête, eurent-ils l' idée d' imposer aux vaincus ce diktat odieux mais avant tout humiliant nommé avec une élégance cynique ( dans un salon de même acabit appelé Galerie de Glaces ) oui , le dénommé :
Traité de Versailles !
En vérité Terreau inespéré pour y planter la première racine du national-socialisme allemand de la main même d' un certain Hitler....
Ne serait-ce que ce simple regard porté sur l' Histoire récente pour pouvoir attester à la fois de la constante aspiration à la Paix et du retour inévitable aux conflits...
C' est ainsi que les coquelicots sans cesse refleurissent en bordure des ornières de tant de champs massacrés, là où le sang des Hommes a été versé. Des millions de coquelicots pour témoigner . Et ce quelle que soit la couleur , ou la grandeur, des âmes qui les ont fait éclore...
Dans ces plaines du Nord de la France en particulier !
En novembre 2005 Ferdinand Gilson, l' un des derniers Poilus survivant du champ d' Horreur ,nous rappela ceci devant la flamme d' un de ses compagnons d' Armes : Tombe du Soldat inconnu sous l' Arc de Triomphe :
" Avec les Allemands nous nous sommes tellement battus que nos sangs désormais ne peuvent plus faire qu' UN ! "