Mon TEPPAZ acheté avec ma première paie
Bastion de la Haute Ville - derrière le foyer - Mémère Duton et sa " célèbre " bassine à frites
Place de la Poterne durant la Fête du même nom en JUIN. Même par un temps de chien tout le quartier, frigorifié, se déplaçait pour assister au spectacle
Radar, le regretté Mr Foret
En semaine, Côté Presbytère et Foyer, il y avait la Chorale, Les Equipes sociales, la livraison de la Presse à domicile : le Pélerin, la Vie, Rallye Jeunesse et Télérama. Le Jeudi et le Samedi la permanence à assurer à la Bibliothèque pour Tous...Le soir séance de cinéma au Vox ou à l' Eldorado. Le cinéma était à la portée de tous y compris pour les plus pauvres et les familles nombreuses. J' ai connu la place à 1,20 frs ( 1,50 frs au balcon ).
Je ne me souviens pas m'être ennuyée une seule minute dans ma jeunesse. Ni jusqu' à ce jour, dans ma vie d' après.
Au château c' était plutôt Brassens, Brel , Béart et Ferrat accompagné d' une ou deux guitares autour d' un feu de camp......Entourée de Jeunes d' origines et de Pays divers, aux goûts très éclectiques. Nous refaisions le monde au cours de longues veillées le soir au pied du donjon dominant la ville après avoir joué les archéologues amateurs durant la journée sous les oukases de Mau-Mau Duton, mon oncle, que je m' efforçais d' éviter comme la peste tant son autoritarisme, injuste à mon égard, était grand. Les 17 hectares et les nombreux souterrains de la forteresse m' aidaient en cela.
Ma Grand' Mère et Colette Noisette en 1957, Kermesse au Marché Couvert
Guise, ville conviviale, chaleureuse par excellence ...
...même si j' y ai plus d' une fois souffert d' un ostracisme injuste et discriminatoire, surtout par une certaine partie de la jeunesse guisarde...J' étais pour eux " la fille des Curés " donc infréquentable parcequ' élevée d' une manière et dans un endroit peu... orthodoxes ! J' ai donc passé mes années d' adolescence entre le Presbytère et le Château où je me sentais plus à mon aise tant sur le plan intellectuel que culturel. Les surprises-parties, les bals de ville en villages alentours, et toutes ces ambiances qui vont avec, je n' ai pas connu. Et cela ne m' a pas manqué !
L' Equipe de Foot du Coq hardi
Photo de Francis Praira
Pot à l' Usine Luminex, rue des Dîmes ( à gauche le patron Roger Duton ).
Le feu croisé de la mentalité socialo-sectaire d'une partie de la ville avec la haute, moyenne et petite bourgeoisie du reste de Guise ont fini par m' insupporter. J' ai choisi de quitter Guise à la veille de mes 18 ans. En rejetant depuis tout esprit de système clanique.
La lutte des classes très peu pour moi !
A babord, côté porte, un certain Pierrot, très ancien copain d' En France de la rue Camille Desmoulins, avec qui je ne vais pas tarder à être fâchée pour le reste de mes jours s' il continue à cliquer sur des " j' aime " à nos autres copains d' enfance, sur Fesses de Book, et rien à moi qu' il préfère ignorer !
Ah non mais Pierre, dis-moi
" j' aime " où envoies-moi carrément balader
Ne te dégonfle pas !
Avec l' aimable autorisation de François de Guise, le rameur à tribord .
je le remercie vivement pour cette photo
Inondations à Guise
Trois sympathiques sauveteurs prenant leur rôle très très très très au sérieux, voyez leurs têtes, entrain de " sauver de la noyade " en ramant au travers de la rue André Godin, une jeune familistérienne réjouie car durant ces fameuses inondations écoliers et lycéens étaient tous dispensés d' aller en cours ! Y compris les Guisards qui habitaient sur les hauteurs dont je faisais avec joie partie ! L' eau de l' Oise n' a pourtant jamais tué personne quand il lui prenait de sortir - assez souvent - de son lit. Sauf en 1954, une cinquantaine de pauvres vaches et quelques lapins dans les clapiers en ont payé le prix !
" Age tendre et tête de bois "