Et vogue la galère ....à Paris
38 ième jour ce jour du 12 janvier 2020 !
38 ème jour de mobilisation contre la réforme des retraites.
Paris est-il en guerre? La France serait-elle en guerre contre elle-même ?
120 000 personnes défilent dans 30 villes de France. 120 000 personnes bloquent un pays. À Paris, les commerces sont vides, les restaurateurs prient, les dentistes comptent les heures qui passent, les théâtres sont désertés, les professions libérales, les petites entreprises agonisent....
Jusqu’à quand ?
A Paris, cela fait 38 jours que l’économie crève en silence !
120 000 personnes sur combien de Français ?
Et ce matin encore ça continue .
Plus un véhicule ne circule à part des colonnes de CRS sirènes hurlantes. Ils sécurisent les périmètres. Plus de métro. Plus de train. Plus de bus. Plus de voiture. Plus d’école. Paris est en état de siège.
Et les Syndicalistes, ces enfoirés, font la quête boulevard de Sébastopol comme en 1995
J’ai acheté Le Monde pour essayer de comprendre cette spirale infernale dont mon cerveau n’arrive pas intégrer la finalité de leurs revendications. J’ai mis France Inter. Il y avait de la musique. France Inter est en grève. J’ai mis Europe 1 mais je n’y pige toujours rien. Je passe mon temps sur l' ordinateur pour comprendre, voir l' utilité ....
Il paraît qu’il se battent pour l’âge pivot alors que l’âge pivot, on s’en fout parce que ce qui compte ce sont les trimestres. J’ai écouté un conducteur de la RATP expliquer sur BFMTV qu’il n’était pas question qu’il n’ait pas sa retraite à 50 ans. Je voulais lui demander comment il comptait bouffer pendant les 30 ans qui suivraient.
A Paris, les poubelles dégueulent sur les trottoirs....
....et moi j’ai envie de vomir devant l’absurdité de ces grévistes syndiqués qui refusent de voir que le monde t la Franc ont changé ! Et qui font mourir de mort lente les plus fragiles du système, dont je fus, voir plus bas !
A Paris, pour le 38eme jour, les passants regardent toujours, jour après jour, des colonies de CRS sécuriser des périmètres et se prendre des coups mais aussi en donner à tort et à raison, je sais je me répète ! Je me dis parfois qu’il faut beaucoup aimer la France pour y rester ; si perso je m' entête à y demeurer encore pour la dizaine d' avis qui me reste à vivre, c' est afin de profiter plus heureusement de mon appartement ( grâce à mon viager ) : j' ai tant galérer pour lui ces 30 dernières années.... Je regarde effarée et bouche cousue désormais, figée dans ma colère, ceux qui scient la branche sur laquelle nous sommes assis sans se rendre compte qu’ils seront les premiers à en crever quand nous serons endettés à 200 %, tous à genoux ou pire tombés face contre terre. Et qu' à force de s' opposer à cette réforme, TOUS embarqués y compris nous autres contre notre gré, nous ne parviendrons plus à nous relever. Ce sera alors les enfants, nos enfants, leurs enfants qui paieront contrairement à ce qu' ils osent affirmer ces mongols en gueulant : " ON SE BAT pour EUX nos enfants ! " fumeux et mensonger prétexte c' est pour leur pomme à eux !!!
Ces 120.000 personnes défilant dans 30 villes de France entraînant tout un pays dans l’abîme c' est HONTEUX !
Je déteste, j' abhorre cette démocratie qui permet à une poignée de syndicalistes fous, CGT en tête comme d' habitude, de bloquer tout un pays pour continuer de privilégier leurs acquis !
Sous les yeux de l' Europe et même du monde entier qui rigole !
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Je ferme les yeux pour me revoir en ce mois de décembre 1995 ce jour où je suis tombée de vélo en slalomant au milieu de la rue Saint-Honoré pour me rendre chez Maître Libman faire les mises à jour de ses ouvrages de Droit. Un automobiliste énervé ouvrant sa portière violemment je n' eus pas le temps de me rabattre et déséquilibrée je fis un vol plané sur le sol. Les genoux en sang, une main esquintée.
Le soir au retour, Place Vendôme, de guerre lasse, je ne pus que marcher en tenant serré contre moi mon vélo pour rentrer à pieds rue de Lévis. D' un mur à l' autre de cette place nous AUTRES travailleurs lambdas sortant du boulot, nous étions comprimés, excédés, épuisés. Je sens encore la pédale de ma bicyclette me rentrer dans la chair au niveau de la cheville suite à une énorme bousculade. Cela m' arracha un cri, je crois bien avoir défailli sous la douleur mais je suis restée debout accrochée à ma bécane et pour cause : impossible de tomber tant nous étions compressés les uns contre les autres. Comme dans le métro ! Je me souviens d' Henri Salvador qui, lui, habitant sur cette Place essayait de rentrer at home et qui, surprit à deux mètres de là, entendit mon cri et me lança " " C' est pas la joie mais faut rigoler, faut rigoler Madame avant que le ciel nous tombe sur la tête " ce qui en effet fit rire les gens autour de nous et détendit un peu l' atmosphère.
Je garde encore au poignet la cicatrice de la chute en vélo qui m' écrasa les nerfs du canal carpien que je dûs faire opérer un mois plus tard. Mais ce ne fut pas le plus grave qui résulta de mes galères personnelles durant cette put' de Grêve. Perdant en moyenne 4 heures de boulot par jour afin de me rendre dans ma clientèle sur les 1ers, 3ième, 8ième, 18 et 19 ièmes arrondissements, je perdis à mes frais bon nombre de mes heures de travail, étant en free-lance je travaillais à mon compte. C' est ainsi que, déjà fragile à cause de l' emprunt immoblilier auprès du CF que je venais de faire, ma situation s' aggrava et la cause fut que je me suis retrouvée en commission de surendettement pour 7 ans !
Une dernière image encore : ces cégétistes qui faisaient la quête boulevard de Sébastopol pour que la populace travailleuse, nous AUTRES, les aide à soutenir leur mouvement. Je me souviens avoir balancé un sérieux coup de sacoche dans la tronche de ce privilégié qui me tendait sa casquette, je crois bien même lui avoir craché dessus. Je crois bien pour le crachat mais pas sûr, en tout cas l' envie y était.
Mes 7 ans de mise en surendettement par la Banque de France m' obligèrent à travailler 7 ans de plus alors que cassée de partout je fus mise en incapacité de travail m' obligeant à prendre ma retraite à 63 ans. C' est alors que pour finir par épurer ma dette je m' inscrivis en tant qu' auto-entrepreneuse pour bosser jusqu' à près de 70 ans !
MERDE à ces POURRIS de syndicalistes cégétistes bornés !
J' ai toujours autant envie de cracher à la gueule de ces POURRIS
ma colère ne s' étant jamais apaisée depuis !!! Mais je tiens à ajouter, pour conclure, que je ne mets pas tous les mécontents actuels dans le même sac à merde : ceux qui luttent à raison contre cette réforme abracadabrantesque des retraites,
ils se reconnaîtront s' ils passent dans le coin !