Belle du Seigneur ! Trente cinq ans que j' ai ce chef d' Oeuvre perché tout en haut de ma bibiothèque. 35 ans que je me dis " Courage Elizabeth, tu dois le redescendre de son étagère et te coltiner les 300 pages restantes que tu as laissé tomber en 1980 si ce n' est le reprendre depuis le début, l' occasion est trop bonne, ne la laisses pas passer, en cinq jours d' hosto tu finiras bien par venir à bout de ce fameux bouquin ! "
En viendrai-je jamais à bout ? Pas sûr ! Moi qui en ai repris la lecture avec délectation un peu forcée le premier jour de mon arrivée à St-Rock, pardon St Roch, là où avec la gourmandise d' une fan de chocolat je me suis calée sur mon oreiller avec devant moi ma drogue préférée. Dispo, reposée, presque en vacances, fébrile car tout de même un chouillat inquiète à la vue de cet énorme pavé posé de nouveau en équilibre sur mes genoux ! Pour peu, il est vrai, je me croierai à la plage. Ou plus sûrement à Genève au bord de son lac. Rêvons !
Jeudi, 4 jours plus tard ...
Chef d' oeuvre parmi les chefs d' oeuvres d' après certains qui a encore failli me tomber des mains à la page 698, fin de la cinquième partie. Mais je dois y parvenir, Ralph m' encourageant à cela puisqu' il vient de voir à la télé sur l' une des chaînes cinéma le film qui en a été tiré il y a deux ans, jamais paru en salles pour cause..... d' ennui mortel ! Ca tombe bien, il va le lire à son tour tandis que je regarderai le film et nous pourrons, après cela, confronter nos émotions.....
....Puisque désormais je tiens le bon bout ayant survécue aux chapîtres sur le fonctionnement de la SDN, au vide des journées du mari de la Belle Ariane. A la description remarquable des beaux-parents de cette héroïne. Mais quand arrive l' histoire d' amour là c' est la dégringolade, le plongeon les yeux grands fermés dans le lac, mon intérêt pour le roman s' étant épuisé au fil de l' eau et des pages.
Bref, cette histoire d' amour qui finit si mal ( j' en connaîs déja la triste fin ) n' en est pas vraiment une et je trouve grandement inutile le bon millier de feuilles qui ont été écrites sur cette histoire de passion morbide. Dure à avaler, un peu comme ces gâteaux étouffe-chrétien, genre mille-feuilles précisément, qu' on fait passer en buvant une tasse de thé. Dans le genre je préfère de loin Tristan et Iseult, leur romance fait gagner du temps et ne démérite jamais. Là, désolée Monsieur Cohen, malgré la qualité remarquable de votre écriture, vos chapitres sans ponctuation sont plutôt fatiguants à la longue et les disgressions sur le peuple juif tombent comme une poignée de cheveux gras sur une soupe refroidie. En plus d' avoir encore quelques centaines de pages à lire pour arriver à refermer ce livre de manière définitive, j' ai bien dû en zapper 200, entre les quelques 106 chapitres, sur les 845 pages ( NRF Gallimard acheté 70 frs 40 à la Fnac en 1980 ) et qu' il va me falloir à présent digérer !
Courage mon Ami, courage mon Compagnon, courage mon viel Amant, courage mon nouveau Mari. Il paraît que le film est encore plus indigeste malgré la beauté de l' actrice. Bon, dès mon retour at home je vais voir cela après avoir reposé le livre sur l' étagère.
Ah non, j' oublie ! A ton tour de t' atteler à l' ouvrage : un pavé à jeter dans la marre de la déception aussi vaste que le Lac Léman près duquel certains passages ont été écrit !
6 février 2012 - 15 h 32