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4 juin - 19 h 37
Bernard, pour répondre à tes questions :
 
Tu connaîs l' histoire du Marquis de la tronche en biais  qui se les gèle ferme devant l' immense cheminée de son château où brûlent péniblement  quelques brindilles de bois un peu trop vert  qu' il a été ramasser tôt  le matin à la fraîche dans son immense propriété de 200 hectares. Châtelain qui donc se lave chaque matin à l' eau froide parce qu' il n' a pas les moyens d' acheter ou de remplir une cuve de fuel. On appelle ça un aristo désargenté.... qui tire le diable par la queue sous l' immensité de sa prestigieuse et vénérable toiture d' époque, trouée depuis la première  guerre mondiale par les balles des Prussiens ! J' en ai connus et pas qu' un.
 
Toute proportion gardée, je lui ressemble en bien des points, apprêtes-toi à en rire :
 
1 - J' habite à 200 mètres du Parc Monceau et mon appartement,  je précise perso, ne fait qu' une cinquantaine de m2 mais comme il est super bien placé, cela fait grimper la valeur de ces derniers.
 
2 - L' argent pour moi n' est pas un problème n' étant qu' un serviteur dans mes mains et non un maître donc c' est moi qui décide, et moi seule, comment m' en servir ou comment le placer ou plutôt le donner, et à qui  ! Quitte à vivre en deça,  avant ou après coup,  avec ce qui me reste et encore quand il m' en reste.
 
3 - Je n' ai pu me rendre à Guise que deux fois en 2013 à l' invitation de Mr et Mme D.......En train + bus, très fatiguant et nuit à l' Hôtel, pas trop chère mais quand on est si riche comme tu dis mais qu' on n' a pas un kopek sur soi, on fait comme on peut avec ce que l' on a !  La raison pour laquelle je ne pouvais pas  me permettre de répondre à toutes leurs invitations. ( cela dit Philippe, l' un de leurs fils, me faisait faire des économies en me ramenant à Paris en voiture )
 
4 - Pour en revenir aux histoires d' eau chaude ou d' eau froide, je suis en plein dedans actuellement ...Bien sûr que je suis riche et bien sûr que je vis comme une vraie princesse, ben voyons, vu de loin.... Princesse qui n' a pas peur de se laver quand il le faut à l' eau froide. Je n' ai pas oublié que l' eau parfois gelait en surface  dans la bassine de toilette en émail cabossé du presbytère ! J' étais même de corvée, moi l' enfant aux bras qui se cassaient pour un oui ou un non, pour descendre  chercher l' eau à la pompe dans des brocs tout en bas de la rue de la Citadelle " en ce temps là ", tu sais devant che Odette la bouchère peinturlurée. Quid des bras ? il paraît que ça me les fortifiait !
 
J' ai conscience que les personnes qui vivent normalement, disons dans une vie qui a été traçée d' avance par leurs parents dans les grandes lignes, ont du mal à me suivre, à comprendre. Ralph a mis les 3/4 de sa vie lui à me comprendre mais surtout à  accepter que je ne veuille rien de lui côté aide. Je suis LIBRE de tout lien y compris de celui de l' argent, d' autant quand il se retouve  entremêlé à des sentiments.  LIBRE  ET  INDEPENDANTE,  j' ai payé le prix fort pour cela  et il n' y a avait guère de monde à l' époque pour m' envier.   Mais SURTOUT  je ne veux rien devoir à personne  y compris le prix, avancé,  d' un ballon d' eau chaude ( à cause d' un vieux traumatisme qui m' a beaucoup marquée, on peut en reparler ) ...Donc si tu passes rue de Lévis, c' est OK pour l' appartement mais tu devras te laver à l' eau froide si tu viens en septembre, le temps pour moi de gagner les sous, je m' y emploie présentement ... !
 
Allez, marres-toi un peu et cesses de te poser des questions. Je suis " riche "  non à cause de l' aisance financière de mon Compagnon, riche seulement du toit qui m' abrite gagné à la sueur de mon front comme on dit. Toit en copropriété, posé 5 étages au-dessus de ma tête  vu que mon appartement lui, demeure au rez-de-chaussée mais sans moi en ce moment. Car ma modeste personne déménage à l' occasion sous les toits Haussmaniens  de la  rue de Tocqueville plus huppée ou sur les hauteurs de Bergen auprès de mon infortuné  Alter Ego  ( j' ai du mal à dire époux ) ! Là c' est du style pénates en pierre de taille ou " cabane " en bois ! Le vrai luxe quoi pour nous autres  itin' Errants notoires qui  avons connu à nous  deux nombre de revers de fortune sur le plan humain, que bien des pékins ne seraient pas capables de supporter.
 
Alors  puisque les Guisards n' ont pas daigné vouloir mes sous, ils iront tout droit à une fondation pour la cause animale, les humains lambda qui ne comprennent jamais rien à rien mais qui te jugent depuis leur petit pré carré j' en ai ma claque ! Enfin, en ce qui concerne mon ou plutôt  " notre " association humanitaire  c' est déja fait  mais il m' en reste l' usage. Donc au plaisir de t' y recevoir !
 
                                                                                                                           5 Juin 2015 à 20 h 16
 
Bâtiment qui aurait pu rester ce qu' il était, juste rafraîchi au pied de son vieux donjon qui le domine depuis bientôt mille ans !
 
Que penser d' autre part de ces autres Bobos Parigots,  qui dans un documentaire sur FR3 ont qualifié la Forteresse de Guise, du moins ce qu' il en reste , de  Château.....aristocratique ! " Pitié " pour ces jeunes cons ignares !
 
Les Bobos d' ici ou d' ailleurs, qu' ils soient provinciaux ou parigots, c' est parfois du grand n' importe quoi :  des sortes de  grands  gamins gâtés  qui jonglent souvent entre indifférence et inculture, parfois les deux, ce qui ne les dérangent pas tant ils sont sûrs d' eux et de leur " savoir ". Reconstruire - et même parfois pour certains démolir, ça ne les émeut pas. Agir comme cela les agrée sans tenir compte de ce qui pourrait convenir au mieux. Quant à être plus attentifs afin de tenir compte des intentions de la personne en face, que nenni ! Du moment qu' ils ont leur hochet bien en main, rien d 'autre ne peut avoir plus d' importance !
 
Est-il besoin d 'ajouter pour conclure que ma démarche était  totalement désintéressée,
 
et ne visait qu' à sauver cet endroit !
 
Ma France, ton Patrimoine fout le camp !
 
Et il n' y a pas que l' Etat qui en est responsable, il y a l' Eglise et il y a enfin les Particuliers !
 
Si je n' avais pas vu cette émission avant-hier sur France 3, je ne reviendrai pas ce jour sur ce qui m' a tant peinée ces dernières années : la vente de l' Ouvroir de Guise mis à prix à l' époque à 350.000 euros par le Diocèse de Soissons ! Descendu quelques mois plus tard à 150.000 euros !!!
 
Touchée par cette vente en tant que Guisarde, et suite à mon passage dans la ville, rue de la Citadelle, pour l' inauguration de l' Allée qui mène au Fort en l' honneur de mon Oncle, je me suis proposée d' acheter l' édifice envisageant pour cela de vendre mon appartement à Paris... Mais j' ai été mal comprise ...Je n' entre pas dans le détail des critiques  - causes et effets  - beaucoup d' entre elles ayant été développées dans cette émission. Je tenais surtout à ce que ce bâtiment reste au domaine associatif soit  le château ( CVM ) ou encore qu' il soit partagé entre deux associations : ce dernier nommé et une association paroissiale, ayant été élevée dans ces lieux entre " le sabre " et le goupillon ! Comprenant par ailleurs que la Mairie de Guise avait d' autres préoccupations financières  que de m' aider éventuellement dans cet achat que je comptais, peu après, prendre à ma charge en totalité le prix ayant chuté au fil des mois. En fait je tenais à ce que cet Ouvroir ne finisse pas en Hôtel pour Touristes Bobos ou pire en logement social bon marché, connaissant les massacres organisés dans les intérieurs quand il s' agit de mettre des appartements aux normes mais en tirant un max sur le montant des travaux. Et pour y loger qui ?
 
Bref que cet immeuble, datant du 15 ième siècle, reste dans son jus après une sérieuse restauration intérieure nécessaire il va de soi !
 
J' en parlais à mes nouveaux amis Guisards et leur en donnais la raison au passage. J' attendais juste d' être conseillée pour les démarches, répugnant depuis toujours à me coltiner les paperasseries administratives diverses et variées, ils étaient Notaires ça tombait bien. J' osais aussi espérer qu' on me dégote une sympathique longère en bordure de mer, quelque part entre le Nord de la France et la Normandie. Mon appartement vendu, je pouvais me permettre de partager les sous que cette jolie poire me rapportait. Mais ne pouvant à l' époque me déplacer pour  chercher le logis de mes rêves, je battis le tambour pour trouver quelqu'un habitant le coin...Mettre  la moitié de sa petite fortune sur la table, soit 200.000 euros, cela demandait bien en retour une aide des personnes qui allaient en profiter.
 
Poire en effet je l' ai été ! Que je n' eus pas à couper en deux !
 
 
Je remercie au passage Monsieur D... Père et Mère  mais pas leur fils, Notaire à Rouen, plus soucieux d' envisager la reconstruction des " Trois Mille " ( pour ceux qui connaissent le Château de Guise ) que de prendre la peine de demander à un de ses employés de me lister les maisons à acheter dans sa région. Seule Marinette, une amie d' enfance, m' a aidée dans cette recherche.
 
Et puis j' ai attendu ! Attendu !! Attendu plus de 4 mois que Mr D....Fils m' envoie le double des statuts signés entre deux trains en Gare de St-Lazare à propos de la nouvelle association crée par lui et  où figurait mon nom. Aucune allusion au sujet de ma proposition ce que je pouvais comprendre vu qu' il était trés pressé ( Il ne lui vint même pas à l' idée de m' offrir une tasse de café alors que j' avais eu bien des difficultés à me déplacer jusqu' à lui avec ma canne pour cause de dos cassé ). Mais rien n' est venu, il m' avait oubliée, rangée au fin fond de l' oubliette du XIIIe, bastion St-André,  j' ai donc fini par écrire à Bernard C.... le trésorier des Amis du Château de Guise pour qu' il m' envoie une copie. Pour me résoudre en définitive à écrire   à Mr et Mme D.....les Parents,  afin de leur dire à tous les deux - qui m' avaient si bien reçue et apparemment comprise - que je laissais tomber avec tous mes regrets, submergée par l' incompréhension et l' amertume...
 
... qui me tenaille encore à l' occasion !
 
Beaucoup de mes Amis, amis et correspondants qui viennent sur ce site savent à quel point j' en ai ma claque de l' esprit Bobo, et ce dernier, rencontré sur une table de bar de la Gare St-Lazare à propos d 'une signature,  en était probablement un qui, à l' image de ces semblables toujours super speedés, m' a planté là une fois le document paraphé pour reprendre son train au plus tôt me laissant un chouillat déconfite ! J' en ai conclu un peu plus tard que sauver ce bâtiment n' était pas sa priorité, le Château de Guise étant devenu un passe-temps très agréable pour venir s' y changer les idées le WE pour qui est assis toute la semaine derrière un bureau dans une Etude notariale de province.
 
Château-Fort dépouillé depuis quelques années de sa végétation romantique en son espace intérieur. Oui ! je trouve  à l' excès,  ce qui lui donne une impression de vide où la Tour plantée là a franchement l' air de s' ennuyer ! Bon, peu importe puisqu' il est permis aux arbres et aux bonnes ou mauvaises herbes de repousser pareillement aux cheveux,  quand le vent de la mode tournera. Par contre difficile pour moi de comprendre l' intérêt  de reconstruire les deux étages d' une ruine qui n' existe plus qu' à l' état de souterrain. La restaurer oui bien sûr mais la rebâtir ?!
 
     Que va-t-il advenir de ce bâtiment construit en 1593 et  qui servit sous la Révolution aux Fermiers Généraux ?
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