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Alain Calmat
 
Pâtineur
Médaille d' argent aux JO d'Insbruck
 
Chirurgien
et
Ministre des Sports
Hôtel - Dieu   Paris
A l' hosto même la bouffe n' arrive pas à me déprimer
J' ignore si ces lieux réputés de crainte gardent la trace de notre passage, la mémoire de notre souffrance, mais de tous ceux que j' ai connu, à part un seul, il me reste le souvenir toujours bienveillant et même souvent heureux d' instants uniques vécus en grande sociabilité :
 
- L' hopital de Guise où je naquis un jour gris de novembre pour y rester presque à demeure durant mes trois premières années de vie sous la houlette des soeurs à cornettes dîtes de La Charité ou encore de  St-Vincent de Paul et la bien aimée Soeur Louise qu' à Guise tout le monde a connu pour son art de piquer les fesses en soulevant, joviale, la soutane des curés.
 
- Celui de Bordeaux suite à une grave épidémie de scarlatine dans un centre aéré où je fis mes premières complications de santé mais surtout la connaissance d' une parente que je ne revis plus jamais depuis mais qui était venue me combler de petits cadeaux..
 
- Les hopitaux et cliniques çi-contre cités pour raisons médicales diverses et variées, en passant par les Urgences où à Colombes je dus atteindre 5 heures avant que l' on se rende compte que je n' avais plus que 2 grs d' hémoglobine dans le sang donc en risque d' arrêt cardiaque imminent. Et tous ces patients, c' est le cas de le dire, qui m' entouraient inquiets et consternés qui s' efforçaient de me tenir éveillée sur mon brancard. Jamais je ne pourrai oublier leur sollicitude !
 
- Je passe sur ma chambre en bordure de Tamise, face au Parlement et à Big Ben où je me suis sentie devenir la Queen des Queen tant j' y ai été choyée !
 
- Mes trois semaines à l' Hôpital de Montfermeil où je fis la connaissance d' Alain Calmat, patineur prestigieux de son état et chirurgien de son métier qui m' opéra de la vésicule biliaire. Il fallu me chasser de cet hopital tellement je m' y plaisais.
 
- Que dire de l' Hopital américain, où j' ai une croisé Brigitte Bardot éplorée  venant rendre une dernière visite à sa mère mourante. Seul souvenir, peu ordinaire, que j' ai choisi de garder.
 
- Du CHUM  de Montréal convivial, bon enfant, pour examens de très haute volée. Et puis surtout  ces plateaux-repas de luxe que me faisaient livrer de l' extérieur John mon ange gardien de fragin suivi par Ralphinou mon compagnon bien aimé.
 
- Lariboisière n' en parlons pas, je n' y fus que transfusée pour m' en échapper au plus vite dès que je fus remise sur pieds ( bonjour à Sylvie S..... ma libératrice qui est venue me sortir de cette horreur...) L' hosto le plus crados de tous ceux que j' ai connu. Je viens d' apprendre qu' il allait être fermé et c' est tant mieux. !
 
- J' allais oublier cette fois où j' ai été opérée  en musique et en conscience à deux pas de la Tour Eiffel ! Le pied intégral bien que je ressente encore la douleur abominable quand on m' anesthésia ce.... bras ! Mais l' anesthésiste était si beau. Et la musique si entraînante lol
 
- Je garde le meilleur, le top du top pour la fin : l' Hôtel - Dieu de Paris, le nec le plus ultra ! Là où se balade un renard la nuit... Là où si votre voisine de chambre vous prend la tête à 3 heures du matin, parceque soi-disant vous ronflez, et bien vous l' envoyez paître en prenant vos cliques et vos claques pour aller finir votre nuit sur un des bancs de pierre dans cette fabuleuse galerie qui donne sur Notre-Dame ! C' était un jour en Mai, un jour merveilleux de Printemps où une emmerdeuse a failli me bousiller mon amour inconditionnel pour ces lieux que beaucoup d' entre vous considère comme maudits ! Pas moi ! Même à Cochin d' où je viens de sortir, cet hopital on ne peut plus froid et impersonnel, j' ai aimé. Cela remonte incontestablement à mon enfance, où durant trois ans j' ai dû faire séjour sur séjour dans un endroit qui au fil des années et en regard de mes  nombreuses pathologies, m' est devenu si familier que j' ai fini par me l' approprier au point d' en faire un refuge quand rien ne va plus dans ma pauvre carcasse. Mais plus sûrement apprécié encore par les rencontres que j' y ai faites : médecins, chirurgiens, personnels soignants remarquables mais aussi patients qu' il me plaît à amuser. Des histoires intenses glanées tout au long de mes séjours, toujours déstressantes.. Tel un chass-croisé où le tragique et l' angoisse cotoient parfois la loufoquerie. Où entre la crainte de ne pouvoir m' en sortir et le désir de continuer à vivre, je persiste à croire qu' au delà de la mise à nu d' un corps malmené depuis sa naissance, me reste la possibilité de partager la parole, ces mots pour des maux  qui m' aident à surmonter ces moments passés au plus près de la souffrance.
 
Si le corps souffre et s' affaiblit , l' esprit lui se doit de résister, l' humour aidant - noir compris -
fidèle compagnon de toutes mes douleurs et autres infortunes !
Hôpital de Guise
 
Hopital de Bordeaux
 
St-Louis ( Paris )
 
Arpajon ( 91 )
 
Toury ( E et L )
 
Montfermeil - 93
 
Hop. Améric. - Neuilly
 
Colombes - 92
 
Clinique du Trocadéro - Paris
 
St-Thomas - UK
 
Lariboisière - Paris
 
Chum - Montréal
 
Hôtel Dieu - Paris
 
Cochin - Paris
 

Février 2017
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