Décidément rien ne m' aura été épargné ces deux derniers mois :
Je viens de rentrer exténuée de la Grand' Poste de la rue de Prony où j' ai dû aller chercher une commande de vêtements passée par internet le 1er décembre à Floryday, la Poste du quartier étant surchargée elle m' a envoyée au dépot. Près d' une heure pour l' employée pour retrouver ce colis parmi des centaines d' autres en attente j' ai cru un moment que c' était fichu et que j' allais perdre mes 146 euros ! Ouf ! Mais que le chemin fut long et éprouvant et ....coûteux. Devant la peine de la jeune femme, pleine de bonne volonté, je lui ai donné 10 euros qu' elle n' a fait aucune difficulté à empocher.
En hypotension sur le retour, je rentre chez un traiteur de la rue Jouffroy d' Abbans où je me fais arnaquer de 15 euros 30 histoire de me substanter en urgence de viennoiseries. J' oublie qu' à l' aller il m' a fallu rentrer dans une pharmacie pour demander où se trouvait la rue de Prony que j' ai fréquenté jadis quand j' étais Dame de Compagnie et que je baladais dans ce quartier la Comtesse De Souza Rosa Fuqua. Car à Paris pour obtenir un renseignement mieux vaut acheter quelque chose au commerçant, sinon c' est la grimace assurée. Enfin parvenue à 400 mètres du 28, épuisée je suis obligée de rentrer dans une boutique de mode pour souffler. Devant ma mine défaite la vendeuse me tend une chaise, me propose une café et un verre d' eau. Apercevant un grand bol de déjeuner, je me dis " je vais l' acheter pour la remercier de sa gentillesse, ça m' évitera de courir à la Porcelaine Blanche pour remplacer le mien cassé...". Sympa la jeune femme qui déballe mon paquet Floryday pour me dire " je suis curieuse mais vos robes sont de qualité mais comme elles ont dû être fabriquées en Chine n' oubliez pas de les laver avant de les porter, ils mettent des produits dedans lors du stockage pour les protéger de l' humidité et des rats ".
Afin de me consoler de ce mini chemin de croix quotidien, je m' arrête à la Librairie histoire d' acheter le livre de Gilles-William Goldnadel. Et bien sûr je ressors avec trois bouquins qui vont finir de me convaincre qu' on habite dans le pire des mondes comme la écrit si bien Natacha Polony dans son précédent livre. Après ce périple de près de trois heures pour aller à l' autre bout de l' arrondissement, je suis enfin de retour chez moi, les cheveux de travers, en nage, complètement essoufflée, HS !
Vincent que j' ai appelé ce matin à propos de la garde du chat Baloo ne m' a pas répondu. Il fait peut-être la gueule n' ayant pas apprécié qu' il fasse la quête lors de la pendaison de sa crémaillère à laquelle il avait invité tous ses potes moi y compris je lui avais fait savoir à l' époque que ce n' était pas des manières. Depuis je ne suis toujours pas décidée à comprendre les moeurs et coutumes des Bobos. Ca jamais je n' y consentirai ! Quand on invite les gens on paye la réception !
Je viens d' essayer jupe et robes. C' est vrai elles sont sympas mais aucune me me va malgré que ce soit des tailles XXL ! Je les attendais pour me faire ma petite fête, toute seule dans mon coin le jour de Noël. Loupé !
Je les regarde et je me dis " Bon, pas question de les renvoyer, elles me plaisent trop bien....Je n' ai plus qu' à maigrir. Je vais en laisser une à vue sur un porte-manteau pendue dans la salle de bains, cela m' encouragera à perdre le surplus de kilos pour pouvoir rentrer dedans au printemps.
J e viens d' entamer Gilles-William, je l' aime bien ce type malgré que lui n' aime pas trop les Palestiniens. Je vais passer le reste de l' après-midi avec lui !
Pour le résultat des courses, mes achats " inutiles " disons non prévus, je ferai le compte demain !