A propos des Enfoirés et de leur dernière chanson
Depuis des lustres je ne regarde plus les enfoirés, je peux même situer l' année où j' ai décroché, c' était celle où Johnny Halliday, Jean-Jacques Goldman et Patrick Bruel ont chanté ensemble " qu' on me donne l' envie d' avoir envie ", la seule et unique vidéo de ce spectacle que j' ai acheté dans les années 90.
RaS-le-bol en effet des Lyane Foly, Yannick Noah, Mimi Mathy, Zazie, Jamel Debouzze et Muriel Robin L' overdose de ce genre d' artistes en particulier. Toujours les mêmes qui polluent ce genre d' émissions ( Cérémonie des Césars, Téléthon....) cela en devient suspect en plus du fait que ce sont, pour plus des 3/4, des gens de la Gauche bien pensante qui entend donner des leçons de maintien et de générosité à la France entière puisqu' eux seuls se targuent de détenir l' ensemble des valeurs universelles . Pathétique exemple de politique-spectacle où show-biz et ambitions personnelles se cotoient. Suffit de voir comment tous ces intermittents du spectacle gavés de subventions par les Socialos-Bobos s' étreignent et se congratulent à en devenir risibles pour ne pas dire grotesques.
Passons à présent à cette chanson qui est entrain de mettre le buzz L' écoute attentive, tout comme les capacités d' analyse, sont en berne chez pas mal de jeunes y compris chez beaucoup trop de mes compatriotes plus âgés qui ne prennent plus le temps de se poser, ni même de réfléchir un peu plus profond même quand ils sont à la retraite. Se contentant de survoler le peu à quoi ils s' intéressent en dehors de leur quotidien-chéri -immédiat, y compris quand il s' agit d' un simple texte qu' ils lisent juste en diagonale ( parcequ' en réalité ils s' en foutent !) Ne sommes-nous pas en nous pleine culture du zapping. D' autre part les gens ne se donnent même plus la peine d' accéder au second degré ( et ne parlons pas du 3ième qui leur est totalement étranger ). Voilà la triste réalité de notre société actuelle. On ne peut plus dire, écrire ou chanter grand' chose sur les les vraies tourments et problèmes de cette société qui part en vrille, y compris avec l' humour nécessaire qui aide à se distancier, à ne pas trop alourdir les choses : dire des " trucs " graves avec une certaine légèreté est, de surcroît, souvent mal interprété. J' en ai fait les frais avec ton ami François de Guise ( sur FB ) qui à cause d' une réflexion gentillette à propos du sien d' humour ( un peu trop lourdingue quand il s' agit de taper sur les immigrants son principal sujet ) m' a, dans l' heure qui a suivi, supprimé de ses amis. Et toc ! D'autres personnes , par ailleurs, pour un oui ou un non, bref une phrase ou un mot qu' elles ne digèrent pas, te collent illico un procés.
Donc les D' Jeun' s n' ont pas compris ou ne veulent pas comprendre cette chanson, qui certes n' est pas la meilleure de Goldman. " encore un matin " Au bout de mes rêves " et surtout " Envoles-moi " étaient plus sympa puisqu' elles les caressaient dans le sens du poil et non à rebrousse.... Cela dit cette chanson décrit surtout un double malaise : trouver un boulot n' est pas juste une question de se lever le matin ou de croire en ses rêves , lorsque le marché du travail est si difficile d' accès. Comment les aider lorsqu' on est soi-même confrontée à une précarité latente ( j' ai connu ) et certains parents se sentent encore plus coupablement démunis lorsqu' ils ont un bon job et que leurs gamins galèrent à côté d' eux . Mais si, pour certains, ils se trouvent si ramollis ces jeunes, il ne faut pas omettre un point important qui a construit leur logique : le travail de sape idéologique qu' ont exercé les héritiers de Mai 68. Un véritable lavage de cerveau, un endoctrinement intellectuel. Il est donc difficile pour ceux là de se lever et de s' opposer à ces " valeurs " alors qu' on les leur a enfoncé bien profond dans la tête ! Idée selon laquelle ses fameuses " valeurs " et autres " moeurs " actuels sont " le progrés " " ce qui est bien ", tout le reste n' étant que réactionnaire, ringard ou populiste etc. et donc à jeter ! Toutes nos valeurs, y compris celle du travail ayant été inversées pour cause de mise en place de La Civilisation des loisirs ( relire A. Jarry ).
Alors moi je dis tant mieux si cette chanson ouvre une polémique et lance des discussions bien qu' elle veuille faire croire que la fracture est entre les générations, or je pense que c' est entre les cultures qu' elle s' insinue. Cette séquence donne une image saisissante de la schizophrénie qui s 'empare de la société occidentale devant une catastrophe qu' elle voit venir et dont elle est en partie responsable !
Je " crains " donc pour mes futurs vieux jours à cette heure car bien des jeunes sont remontés à donf contre notre génération alors qu' ils feraient mieux de descendre dans la rue au plus vite, comme l' ont fait leurs parents ou grand' parents en 1968 ( voir mon post çi-dessous en ligne sur l' un des réseaux sociaux ). Mais ils ne le feront pas, cette simple idée ne les traversera même pas et j' en suis d' autant plus attristée. S' ils étaient seulement capables de braver la pensée totalitaire. Hélas non ! Ce ne sont que les petits enfants gâtés de la génération Mitterrand ! Qui vont devoir s' apprêter à manger leur pain noir ( leur pain blanc ne l' ont-ils pas eu en premier ?! )
Je ne peux leur dire que bon courage car pas sûre que leurs idoles sportives et culturelles du show-biz viendront leur donner un coup de main quand leur monde de Bisounours et de paillettes s' écroulera. Dans les moments de peine et de galère on voit s' éloigner les amis. Lorsque son monde fantasmé ou virtuel s' effondrera, la réalité sera des plus cruelle pour cette jeunesse qui continue à baiser la main d' un pouvoir qui a failli et qui la frappera le moment venu sans le moindre état d' âme !
Quant à Jean-Jacques Goldman, je continue à l' aimer bien. C' est un type talentueux, bon et sincère et l' argent qu' il a gagné ne m' incommode pas n' en déplaise à certains esprits trop critiques à son égard. Contrairement à ce pleurnicheur de Noah, qui s' est exilé un temps fiscalement, Goldman a toujours payé ses impôts en France et refusé d' être dans ce classement du préféré des Français tout comme l' Abbé Pierre qui a fini par se rendre compte que c' était un titre honorifique truqué et complètement bidon inventé par la presse (mais avec lequel le Noah a pu jouer les fanfarons pendant plus de 30 ans !). Goldman a repris l 'oeuvre de Coluche, ce qui a permis à des gens de manger et à d' autres d' en abuser bien sûr, permettant au passage à l' Etat de se décharger d' une grande partie de ses responsabilités, ce qui l' arrangeait diablement, il avait tant à faire par ailleurs question mesures et lois démagos à bricoler. Personnellement il m' est arrivé de n' avoir que des lentilles à manger durant trois semaines d' affilée mais jamais je ne suis allée aux restos du coeur et ce durant la totalité de mes années de galères diverses et variées ( coupures EDF, huissiers, saisie, TI ...pour sûr j' ai morflé !!! )
Enfin que penserait Coluche de ce que ses restos sont devenus côté mentalité ? Pas sûr qu' il apprécierait mais cela relève d' un autre sujet.
Allez go les JEUNES, le monde vous appartient et même s' il ne vous attend pas, aller le chercher par vous-même. Ou mieux secouez le bien fort !
La vie est belle, elle ne vaut rien parfois je sais, JE SAIS ! et je vous l' accorde MAIS RIEN NE VAUT LA VIE vous savez
Ayez l' envie ! Ayez juste l' ENVIE !!!