Je n' irai pas voir en salle ce film de commande subventionné par l' état et cela avec notre pognon. Une ode à l' homosexualité dont personnellement je ne pense aucun mal mais une ode hypocrite, polluante, curieusement et glorieusement encensé et récompensé en pleine polémique sur le mariage gay par le microcosme bobo qui crie au chef-d' oeuvre, rien moins que cela pour tenter de nous convaincre que nous devons, à tout prix, aimer ce film. Qu'il est l' avenir de l' humanité, de NOTRE humanité !
Désolée mais personne ne me fera croire à une telle coïncidence, trop belle promo pour le mariage gay dont je me fous également même si le mot mariage me dérange un peu mais moins que l' origine identitaire des enfants à venir qui seront adoptés ou pire bricolés anonymement dans des ventres de location ou dans les éprouvettes des labos !
Le Festival de Cannes colle trop souvent à l' actualité, ce n' est plus du cinéma mais de la politique. Et les invités internationaux sont contraints de s' y plier. Voir la tête de Spielberg tant il était gêné mais prié aimablement de se soumettre par l' Etat français puisque c' est ce dernier qui finance et impose ses idéaux. Chacun le sait !
Trois palmes d' or, buzz, matraquages et controverses, le cocktail parfait ! Quant à la petite Adèle la voilà confinée à vie dans ce genre de rôle qui va lui coller à la peau et dont elle aura un mal fou à s' extirper. Mais elle est bien trop jeune, ou bien trop idiote pour s' en préoccuper.
J' attendrai donc que ce film passe à la télé pour pouvoir zapper les scènes d' abattage érotique de complaisance pour ne pas dire porno soft pour deux de mes amis homos qui l' ont vu. Il paraît que la fameuse Adèle qui prend son pied en plan ultra serré, tire la gueule, attitude paradoxale, la bouche constamment ouverte, du début à fin du film, c' est à dire durant près de 3 heures. Et remonte son pantalon sans cesse quand du moins elle l' a sur les fesses, définissant ainsi son attitude décontractée face au monde.
Putain de film clament ses afficionados !!!
" Larme, morve, bave, rien ne nous a été épargné ! " affirment de leur côté mes potes à moi "Et nous ne parlons pas du scénario minimaliste, des dialogues d' une totale vacuité, des poncifs sur la condition sociale des uns et des autres, film long, ennuyeux, il y a trop de tout."
Mais mes copains se sont malgré tout accrochés pour finir par décrocher mentalement se contentant de se rincer l' oeil tant la prétention intellectuelle de ce navet est aussi navrante qu' éprouvante d' après eux.
"C'est bien connu, s' excusent-ils, les hommes n' aiment rien tant que de voir deux nanas se tripoter entre elles, ce qui fut visiblement le cas du réalisateur dont le seul propos était de filmer ses fantasmes "Nous n' avons vraiment pas eu l' impression de voir un chef d' oeuvre ".
Pour conclure :
Qu' il soit entendu que c' est avant tout un film branché, dans l' air du temps... Pur produit d' une société avide et dominatrice cherchant à matérialiser, par ce moyen d' expression artistique, des blessures personnelles pour s' en délivrer en les partageant.
Pour qui n' a pas vu ce film dont on nous rebat les oreilles on en arrive au paradoxe de ne plus rien en ignorer avant même de l' avoir vu. Ce qui va à l' encontre de tout désir pour la plupart d' entre nous - alors que le film l' étale tant ce fameux désir - à savoir découvrir par nous-même ce que cette oeuvre a d' exceptionnelle. En fait à force de gavage intempestif, on vient de nous couper l' appétit et même nous écoeurer. Le voir un jour peut-être mais hors de ce contexte qui frise l' hystérie.
Quant à ma critique la voiçi faite, certes féroce mais en réponse et à la mesure de ce gavage qui vient de nous être imposé !
Et comme j' aime écrire beaucoup, à la folie, passionnément, ceci explique cela....Je suis incapable de résister y compris quand je n' aime PAS DU TOUT ce pourquoi ou envers qui je le fais.