23 octobre 2020
J' ai regardé ce film quelques jours plus tard après m' être aperçue que le gros orteil de mon pied droit avait une drôle de couleur  qui virait entre le vert et noir sous toute la surface de l' ongle. Dans le film cet homme est frappé de gangrène à l' un de ses pieds et se trouve réduit à s' amputer lui-même l' orteil. Je dois dire que cela m' a fortement impressionnée les diabétiques risquant ce genre de problème. Mais bon, comme il est dit dans le film " Midnigth express " l' important est de ne jamais désepérer ".
" The 12th Man " raconte l'histoire de Jan Baalsrud, un membre de la résistance norvégienne, qui fut le seul survivant d'une mission de sabotage ratée contre les nazis en Norvège occupée. Blessé et très mal en point, il est chassé par les nazis alors qu'il tente de rejoindre la Suède. S'il ne s'agissait pas d'une histoire vraie, on aurait vraiment du mal à y croire, car ce qui se passe dépasse l'entendement. Il y a surement des scènes exagérées, je pense à celle vers la fin, mais sinon, tout est vrai et c'est ce qui est incroyable. Le courage dont a fait preuve cet homme est absolument incroyable. Quasiment à l'article de la mort, il dépasse les limites de ce que l'être humain peut supporter pour tenter d'arriver à son but. Harald Zwart n'a pas fait un simple film de guerre, il se sert du contexte pour créer un environnement peu sûr pour le personnage, mais plutôt un survival qui met en scène la bravoure et l'abnégation de ce soldat, mais aussi de tous ceux qui l'aident. L'histoire qui est très linéaire comprend quelques longueurs qui cassent le rythme comme les moments où Jan hallucine ou fait des cauchemars, mais à part ça, elle est solide et très puissante. Cet acte de résistance dans tous les sens du terme plus les différentes rencontres donnent à l'histoire une dimension psychologique et émotionnelle très forte. Au-delà de l'histoire, le film est très bien réalisé avec de magnifiques paysages naturels qui ne facilitent pas la tâche de Jan. Ce dernier qui est incarné par Thomas Gullestad qui a perdu 15kilos pour ce rôle crève l'écran. Au final, ce "The 12th Man" est un très bon film qui est intense, captivant et même surprenant, car même si l'on connait le dénouement, le réalisateur arrive à créer du suspens et à nous tenir en haleine jusqu'au bout.
Me reste un espoir du côté du poids. Et de cette dépression réactionnelle corsée qui me colle depuis la mise en viager de mon appartement ! J' ai un mal fou depuis à me projeter sur quoi que ce soit. Je ne gère plus rien, me laissant aller ! Il ne tient qu' à moi de me reprendre je sais et je pense que c' est encore possible. L' espoir m' aide à résister mais, hélas,  ce n' est que par intermittence tant les pousssées de sclérose en plaques m' affaiblissent.
 
En fait les seuls espoirs qui me restent se trouvent à Berlin et dans l' Ile de Vancouver. Mes Berlino-Berguénois sont la seule vraie famille qui me reste, si éloignés mais pourtant si proches et par le Coeur et par l' Esprit. Quant à Catherine la Canadienne j' espère qu' elle mènera au mieux et même au plus haut ses projets je n' attends rien d' autre d' elle : qu' elle réalise ce que la vie ne m' a pas permis d' accomplir, nous sommes faites du même bois et nous avons la même volonté !
 
Afin qu' ainsi tout  ne soit pas perdu !
Parlons-en de cette espérance qui m' est désormais comptée !
 

Que puis-je espérer des mes jambes qui le 21 octobre m' ont de nouveau lâchée ! Alors que je refaisais mon lit, un léger étourdissement et vlan me voilà par terre à gesticuler telle une naufragée jouant des pieds, des bras et des mains entre  la porte de ma chambre à celle de la salle d' eau pour tenter de m' accrocher à la chambranle de la 1ère porte, puis à la seconde. Costaudes  les anciennes poignées en cuivre qui contrairement à mes jambes ne m' ont pas lâchée mais ont mis près de deux heures à essayer de  me relever. Merci à elles deux !!
 
C' est long, très long ces 95 minutes qui m' ont contrainte à perdre connaissance épuisée, me laissant choir sur le parquet telle une baleine échouée . Pas tout à fait le même poids mais la même position grotesque.
 
J' ai pu garder conscience de l' heure car j' écoutais sur CNEWS le début de l' émission de Pascal Praud à 9 h 15 et quand j' ai retrouvé mes esprits l' émission était terminée et Jean-Marc Morandini que je déteste était à l' écran !
 
Ce mal que j' ai eu à me relever durant tout ce temps ....gigotant dans tous les sens. Ce jour du lendemain j' ai mal partout comme si j' avais été moulinée dans le hachoir à viande de Jean-Christophe Averty. Quelques bleus et le coeur qui s' affole depuis. Ma S.E.P s' aggrave, finirai-je comme mon frère John dans un fauteil roulant ?!
 
C 'est la septième fois que je tombe mais jusqu' à présent il y a toujours eu des personnes pour me relever. Ma toute première fois ce fut en Chine dans ce merveilleux site de la forêt de Pierre de Shilin dans le Yunnan .....Je prenais une photo accroupie devant une jeune Chinoise en costume régional et là impossible de me relever, à ma grande surprise mes jambes refusant de se remettre debout, c' était en septembre 2006 ! Après il y eût la Concierge, un voisin de quartier, un autre habitant au 3ième étage de mon immeuble, Karlitou et Pierre-Alexandre et enfin Mme Eva Marcos et le préposé aux poubelles, cette fois-çi  ils ont dû s'y mettre à deux !
 
Plus rien à espérer de mes yeux qui s' éteignent à petits feux.
 
De ma mémoire qui est devenue le copié-collé des feuilles de l' ancien papier carbone : un feuilleté usagé qui n' imprime plus !
 
Peut-être encore un espoir de l' Urologue avec qui j' ai RV ce mardi 27 octobre ! Quant à mes 5 piqûres d 'insuline par jour j' ai fini par m' y habituer,  pas le choix ! Et ce dans l' attente du RV fixé au 3 mars prochain  reporté de 6 mois pour cause de COVID 19 qui accapare tous les  lits ! A ce propos j' ai changé d' Hosto, passant de l' Hôpital Cochin à  celui de Lariboisière !
L’espérance, toute trompeuse qu’elle est, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable. ~
 
François de La Rochefoucauld
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Le ciel s’est libéré de ses vapeurs torrides,
Les jours se sont défaits des trop vives clartés,
L’air s’est enfin rempli d’une tiédeur humide,
Le calme est revenu, l’été s’en est allé.
 
L’été s’en est allé. Tout revit. Tout respire
Le suave parfum de la douce saison
Et pourtant je perçois, dans l’ombre qui s’étire,
Un étrange regret et de légers frissons.
 
Isabelle Callis-Sabot
Octobre - Novembre