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Paris, 26.08.2015
Lettre ouverte à Monsieur Le Président du Conseil Syndical
 
faisant suite aux différents courriers échangés
 
Paris, 26 août 2015
 





Bonjour Président ,
 

Une fois de plus on me charge d' écrire cette lettre ce dont je me passerais bien volontiers compte tenu des réactions fâcheuses que cela risque de provoquer  dans l' immeuble, mais puisque vous prenez par dessus la jambe nos récriminations que vous jugez puériles, allons-y il me reste un chouillat de courage et du répondant pour tous ceux qui en manquent  et qui, comme d ' hab' , sont planqués derrière moi !
 
Mais avant d' entrer dans le vif des sujets qui nous préoccupent ce rappel à propos du mot puéril. Il serait bon que vous révisiez votre vocabulaire dont le Larousse, ci-joint en bas de page, nous donne clairement la définition ! Je me permets de vous la mettre en ligne, cela vous fera gagner du temps ! Car non seulement vous tombez dans le panneau ( ne vous en déplaise ) mais ce dont vous nous accusez vous devriez d' abord l' appliquer à vous même avec plus de discernement et de modestie !
 
Le naïf, le grand na¨f puéril c' est vous Guillaume !
 
Quant au manque de maturité ( synonyme du mot puéril ) que faîtes-vous de notre expérience de copropriétaires qui sommes sous ce régime depuis l' an de crasse 1987 ! De surcroît nous avons plus de 240 ans à nous cinq, alors s' il vous plaît "petit jeunot" Respect ! Combien d' années au compteur comptabilisez-vous depuis votre arrivée dans les lieux, prenant la suite de vos Grands-Parents, que nous avons avons bien connus et appréciés nous les anciens, et dont je ne doute pas que ce soit un peu grâce à eux que vous êtes devenu copropriétaire si jeune ?!
 
           A présent basta l' ironie, passons à plus sérieux :
 
A propos de l' an de Crasse 1987 nous vivons dedans depuis l' arrivée en fonction de notre chère Carmen ( son vrai prénom qu' elle dissimule comme tout ce qui lui déplaît ) entre 1970-1980 et depuis toujours fidèle au poste vu le prix qu' on la paie. Regardez plus attentivement ce qu' elle nous coûte, ce que nous ne contesterions pas si elle remplissait son contrat !!! Ce qui est loin d 'être le cas. Elle passe " un coup par çi par là " aidée de son fidèle jet d' eau qu' elle balade avec beaucoup de désinvolture dans la cour chaque semaine. Jamais vous ne la verrez balayer , brosser , frotter quelque chose, mis à part l' unique porte vitrée, les accessoires en cuivre  de la porte d' entrée parceque ça brille et que ça fait son petit effet : elle veut juste qu' on remarque qu' elle se donne du mal pour faire briller . Une " vieille " copropriétaire qui habite l' immeuble sur rue, Mme T.E avait exigé qu' on lui détaille les travaux de ménage qu' elle devait accomplir lorsque son statut est passé de concierge à employée d'' immeuble mais cela elle ne l 'a respecté que les trois premières années, reprenant dès qu' elle l' a pu ses bonnes vieilles habitudes ! Nous la payons à hauteur d' un mi-temps, et en dehors de la sortie des poubelles, elle travaille deux heures à tout casser chaque we . Nous avons le pas de porte le plus crados de la rue de Lévis, ayez l' honnêteté de reconnaîte la crasse incrustée sur le bas côtés des murs entre l' ancienne loge et le local poubelles etc. Désolée mais je ne vois aucun conflit personnel là-dedans mais libre à vous de zapper sur ce genre de " vieilles rancoeurs " dont vous nous accusez, les sujets actuels vous paraissant plus dignes d' intérêt alors que d' autres attendent toujours d' être réglés, ayant été votés en AG par deux fois en dix ans. Je ne reviens pas sur le cas  " d ' Eva la douce " qui s' est mise au Conseil Syndical pour protéger ses intérêts perso en priorité et qui improvise pour le reste ! Me laissant gérer les pots cassés ( affaire Lucas Rakoton ).
 
J' ai essayé de vous mettre en garde plusieurs fois avec calme et pondératin mais sans succés. Quand je suis arrivée dans cet immeuble j' étais l' une des plus jeunes résidentes, comme vous l' êtes actuellement. Moi aussi j' ai essayé de bien faire en y mettant les formes, en essayant de répondre aux intérêts des uns et des autres quand je fus un temps présidente, et cela en me retenant de sortir de mes gonds,  à l' époque je n' étais pas encore trop usée. Je connaîs toute l' histoire de l' immeuble que ladite Carmen s' empressera de vous raconter à sa façon pour sa mise en valeur personnelle, elle aime poser à la femme de ménage "" dévouée "  un comble ! Préfèrant faire la gentille, rendre service. Services qui n' ont jamais été gratis mais toujours intéressés, en plus du travail au noir qu' elle a commis durant des annnées chez certains résidents. C 'est comme ça qu' elle tient l' immeuble, pour que personne n' ose après cela la critiquer puisque ces copropriétaires ont besoin d' elle pour leurs petits besoins privés ( double des clés,  passage - edf compteurs....) Elle aime se rendre indispensable, elle veut rester importante sous un paraître modeste et  engageant et, bien sûr, que cela vous agrée ou non, vous êtes tombé dans le panneau,
 
c' est elle qui régente cet immeuble pas vous !
 
Continuez donc de lui laisser pousser ses pions en douce  exercice pour lequel elle excelle, bien plus que dans l' art de manier le chiffon,, la brosse et le balai ( Je passe l' entretien des caves ... Aucun contrôle de ce côté qu' elle continue donc à en profiter, on s' y est " habitué "  comme elle doit prendre sa retraite, ce n' est pas le plus grave ! Le plus grave étant l' emprise totale , le pouvoir absolu qu' elle détient sur toute la copropriété !
 
J' ai compris à présent pourquoi elle prend l' ascenseur  en se cachant le soir pour monter là-haut au 5ième ! Pourquoi elle n' a plus besoin de moi pour régler certains problèmes, les pires, ceux qu' elle redoute de se coltiner, je suis assez idiote pour les régler à sa place ( Affaire Khuran ) ! Pourquoi son fils qui n' a jamais mis les pieds de sa vie aux réunions, y va depuis deux ans, compte-t-elle nous le laisser sur place lors de son départ pour qu' il la remplace .
J' ai compris pour l' histoire des portes dont elle bloque la pause avec l' aide d ' Eva-la-douce, son aimable et solidaire compatriote,  parceque elle ne veut pas s' enquiquiner chaque matin à les ouvrir de crainte que ça coince , c' est elle-même qui me l' a dit il y a dix ans, elle n' en voyait pas l' utilité mais le désagrément. Elle ne supporte pas les désagréments. J'' ai enfin compris pour l' aide gratuite que j' avais proposé, pourquoi elle m' avait été refusée. Et à qui cela a été attribué par la suite contre monnaie sonnante et trébuchante.
 
Le système copain-copain a, une fois de plus, encore frappé grâce à notre chère, très chère, femme de ménage ! 
 
Ce que nous ne supportons plus ! Vous pouvez comprendre cela, on en a ras-le-bol de ses manigances, de cette manière sournoise d' agir ! Aucun d' entre nous, les vieux cons puérils, ne l' ignore sauf les jeunes blancs-becs de bobos qui n' en ont strictement rien à faire ! ( Y compris pour les lourds travaux dont on nous accable. Les bobos, s' ils ne peuvent pas payer , ont leurs parents à portée pour régler les factures . Quant à ceux qui ont des appartements de rapport, no problem ! Ils récupèreront eux sur le dos de leurs locataires !
 
       Aucune solidarité, c' est du chacun pour soi à l' année !
      Les intérêts personnels passent avant tout 
 
au détriment de l' intérêt collectif ! Ce pouquoi je lutte depuis 30 ans !
 
Je suis déçue et très peinée Guillaume, je vous plaçais très au-dessus du lot, j' avais mis beaucoup d ' espoir en vous mais  vous êtes tombé de vous-même dans ce fameux panneau croyant bien faire. Dieu merci l' âge de la retraite de Madame Carmen est entrain d' arriver. Elle s' efforce juste de nous coller à sa façon une unième entreprise de son choix avant de partir qui porte, est-ce un hasard, le nom de Galicéa ?!  Comme pour l' actuel gouvernement nous avons hâte que cette comédie cesse , cette main-mise totale sur l' immeuble est inacceptable, il est temps qu' elle se termine et que nous puissions enfin repartir sur des bases saines, saines et ouvertes à tous, en prenant une entreprise extérieure, de préférence française, qui nous coûtera moitié moins chère et à qui on pourra dire ce qui va ou ne va pas sans crainte d' avoir à se taper la gueule de la Madone contrariée. Ce dont je vais être gratifiée dès son retour de vacances car Madame Carmen est très très très susceptible ! Il m' est même arrivée de faire le ménage derrière elle, le plus discrètement et légèrement possible pour ne pas la vexer  comme des tâches de sang sur les murs et sur le bloc code de la porte principale, qu' au bout de 6 semaines elle n' avait toujours pas pris la peine de nettoyer )
 
Allez, salut Guillaume, je ne compte pas sur la mentalité bisounours des bobos de l' immeuble pour nous soutenir, nous les vieux, les puérils, les rancuniers !!! Très propres sur eux les fameux bobos mais pas très regardants sur les parties communes....Et puis ils ne sont là que de passage, une fois leurs rejetons fabriqués, il manque à leur confort quelques mètres carrés....
 
Quand vous aurez trente ans de copropriété derrière vous, si vous êtes encore ici et moi toujours en vie on en reparlera ! J' ai beaucoup donné de ma personne de manière désintéressée pour cette copropriéte pour m' entendre dire il y a quelques jours  par le mari d ' Eva-la-Douce.
 
" Et vous Madame qu' est-ce que vous faites pour la copropriété ?  "
 
Je vous " remercie "  pour la leçon de convenances que vous nous avez donné Guillaume. De mon côté excusez-moi si je vous ai causé une blessure d'' amour propre, j' aurais pu envoyer en douce les mails au syndic mais je ne suis pas une hypocrite comme tant de gens ici, je tenais simplement à vous mettre au courant en vous adressant une copie, nullement dans l' intention de vous faire du tort .
 
Enfin je vous rassure : je ne retournerai pas au Conseil Syndical n' ayant pas ma place parmi vous, je l' ai compris,  et puis j' ai d' autres chats à fouetter ,
 
Je m' incline de loin, de très loin et de très haut, vous laissant entre gens de bonne compagnie, Continuez à vous faire les dents ici, ce qui ne peut vous être que profitable en regard de votre profession actuelle , 
 

Et Bonne continuation au milieu de ce panier de crabes !
 
Syndic compris qui lui non plus n' est pas dupe mais qui se sert de l' indispensable Carmen uniquement par commodité. Et à titre d' échange de " bons " procédés