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A  Paris, 13 juin 2014
Lettre à celle que je croyais être une Amie majuscule
Suite à ton mail de ce jour, je viens de réviser deux mots dans le dictionnaire :
 

Caprice et Manipulation :
 

soit l' interprétation d' une personne qui en juge une autre à l' aune de son petit monde perso, plutôt protégée depuis sa naissance et qui ne semble guère s' être retrouvée confrontée aux grandes douleurs et injustices cruelles de l' existence !
 
Manque d' empathie, étroitesse d' esprit de ces gens qui se contentent de vivre avec application dans un monde traçé, fléché, formaté depuis leur berceau, sans grand heurt ni flous périphériques. Où, simple exemple,   on prend un transport le moins coûteux possible après avoir consulté Google Mapp pour savoir d' avance où l' on va et chez qui on va atterrir, où tout risque doit être exclu sauf ....
 
SAUF !
 
....Sauf celui de devoir partager sa chambre avec une vieille copine qu' on trouve furieusement capricieuse et que l' on soupçonne quelques temps plus tard d' être......manipulatrice !
 
Rien moins que cela !!!
 
Une amie d 'En France, moi en l' occurence, qui précisément ne calcule rien et n' aime rien tant que partir le nez en l' air là où le vent la porte,  l' inattendu et la découverte  étant mes divertissements préférés ( mais qui s' est contentée ce jour là de faire tout comme toi tu le désirais..). Amie capricieuse qui n' exige rien de plus des Autres, amis ou pas, que d' être respectée pour les blessures que la vie lui a collé sur le dos, mal cicatrisées. Voilà pourquoi dans le cas  où cela n' est pas respecté la gamine capricieuse en question prend ses cliques et ses claques sur le champ et en sens inverse pour rentrer se claquemurer chez elle  en son for intérieur parce qu' elle n' a qu' elle même pour se protéger.
 

Bien des personnes s' étonnent de la richesse de mon parcours. Richesse, je précise, chaotique dans sa diversité et son accomplissement que quelques-uns d' entre eux osent mettre carrément en doute parce d' après eux : ceux qui sont nés sans rien sont  bien incapables d' accéder à une existence susceptible de les hisser au-delà de l' ordinaire alors qu' eux-mêmes les plus nantis au départ mais pas forcément les plus volontaires n' ont pas le courage et sans doute encore moins le goût de passer à l' étage supérieur .... passons ! là n' est pas le sujet !  Revenons-en à cette  richesse par trop douloureuse mais aussi unique grâce à ses moments fulgurants de Bonheur. Rares mais intenses. Le Bonheur avec un grand B majuscule dispersant autour de lui, le temps qui se doit d' être,  les mille et un petits et grands désastres restant à l' affût, tapis dans l' ombre prêts à ressurgir dès que l' occasion se représentera.
 
Désolée d' avoir vécu et surtout survécu à tout cela.
 

Désolée de ne pas marcher dans les clous, d' être capable de prendre des risques et d' assumer ma différence dans tout ce qu' elle a d' irritante pour certains, n' ayant jamais peur de m' impliquer à fond dans ce que je fais ou dis. Ce qui est le cas de peu de gens, retranchés qu' ils sont dans la routine de leur quotidien, par crainte, tiédeur ou pire hypocrisie.
 
Désolée d' avoir eu un parcours des plus solitaires mais résumé par toi ce jour pour ce que tu en as retenu au final : maniquéen !
 
Car devenir sur mes vieux jours manipulatrice, tiens donc voilà une info surprenante !!!   Mais dans quel but et pour obtenir quoi ? La vie ne m' a rien donnée et m' a même tout repris. Car ce que j' ai pu gagner je l' ai payé très cher et toute seule. Je n' ai  de merci à dire à personne et même si je suis pas mal déglinguée à cette heure, je n' échangerai pas ma vie passée, présente et à venir avec personne, parcequ' elle est singulière cette vie et ne peut appartenir qu' à moi. C'' est elle qui m' a structurée, consolidée et elle fait toujours ma force.
 
Voilà pour la nana " brute de décoffrage....aux idées toutes faites " dont je viens d' être qualifiée par tes sous-entendus Marinette. Tu ne manques pas d' air !  Ne ferais-tu pas un transfert "chère amie" en me balançant après avoir " réfléchis " des jours ou des semaines à ce que tu allais pouvoir me dire pour te débarrasser de moi parce que je t' ai déplu.
 
" Tiens Zabeth, et Pan prends toi cela sur le bec Eliza ...Bête ! "
 
Et bien quoi que tu en déduises je suis plus portée sur les analyses fines que ce que tu sous-entends avec tant de lourdeur. Viens donc me prouver le contraire à présent que tu m' as collé ces quelques étiquettes afin de me faire rentrer dans tes cases.
 
Bien sûr que tu n' en feras rien puisque tu me donnes la possibilité de te dégager de cette peine. Quel courage !
 
Tu aurais dû ajouter aux mots Caprice et manipulation le caractère ENTIER  !
 
Car Entière, c' est sûr, ça c' est vrai je le suis, plus personne n' en doute y compris l' ami Pierrot qui me l' a encore rappelé hier. Pas toujours dans la demie mesure et même jamais. Plutôt dans la franchise, la sincérité, la spontanéité, la droiture,  la réactivité et l' intransigeance ça oui je le reconnais. Mais à contrario je sais nuancer,  l' empathie et les dures expériences que la vie m' a fait subir m' obligeant à cela. Comprenne qui pourra cette ambivalence. Mais j' évite de blesser les autres sauf quand je  m' y retrouve  contrainte ce qui est le cas aujourd 'hui, excuses-moi mais tu m' y obliges !
 
"On ne change pas les rayures d' un zèbre de ton âge Liza,  tout cabossé..."
 
m' a dit Ralph le jour anniversaire de mes 60 ans. Ce qui m' a fait beaucoup rire et que je n' ai jamais oublié depuis. Donc idem te concernant :  je te laisse sur tes curieuses erreurs de jugement à mon endroit sachant que tu n' en démordras pas parce que cela t' aide à avoir bonne conscience après ce qui s' est passé du côté de Carcassonne n' est-ce pas ?! Je laisse  cette amie que tu es pour qui " il importe peu ce qu' on lui dit ou ce qu' on lui écrit. Cela lui rentrant dans une oreille pour lui ressortir aussitôt par l' autre, " son mental, dont elle paraît si fière l' amie Marinette, étant forgé par la vie de ses seules expériences maritales et maternelles.
 
Quelle chance tu as d' être bien ou mal entourée mais n' est-ce-pas un peu réducteur? !
 
Mais je me dois de reconnaître qu' à chacun et chacune, ses barrières de protection. Se mettre à la place des autres en tentant de franchir ta barrière à toi cela ne pouvait que te paraître insurmontable à Montirat, alors moi j' ai fait ma valise et étant de nature libre je suis partie. En aucun cas tributaire et enchaînée au pouvoir des circonstances de cette déplorable soirée quel que soit le prix qu' il m' en a coûté !  Plutôt, de surcroît,  prendre le risque d' y laisser ma peau, ce qui a failli être cette veille de 14 juillet.  Ce dont tu t' es toujours gardée d' évoquer. Ni toi ni Bernard D ne me devant rien puisque j' ai quitté la table et plier bagage de mon plein gré mais à cause de qui ?
 
Cela n' a jamais eu l' air, ni lui ni toi, de vous préoccuper ! Cela n' étant qu' un caprice. Un CAPRICE selon tes seuls critères de vie à toi ! Edifiant !
 
" Libre " à toi Marinette de vivre dans un univers clos construit à la verticale, le mien étant à l' opposé, face à la ligne d' horizon, de plain-pieds,  hors des sentiers battus et des itinéraires balisés. A chacun, chacune, ses choix de vie, ses contraintes et ses possibilités, ce qui est dans tous les cas respectable,  mais le clash entre nous tôt ou tard devait arriver et hier par ton mail tu n' as fait qu' enfoncer le clou un peu plus profond. Tu es bien tout à fait cette personne aux paroles moqueuses proférées, ricanantes ce soir du 12 juillet. Quelle force mentale tu as eu, il est vrai,  face à l' insupportable gamine en très mauvais état de santé, entrain de faire un caprice odieux en face de toi !
Mieux vaut en rire à cette heure, enfin essayer, que de continuer d' en souffrir.
 
Quoi qu' il en soit, je te rassure, j' avais flairé, depuis quelques mois déjà, la distance qu' avec moi tu étais entrain d' installer...Cette lassitude face aux échanges, quels qu' ils soient... 
 
Je te laisse donc à tes enfants, tes petits-enfants qu' ils soient capricieux ou pas Marinette, tu as toujours du boulot serieux digne de tes capacités de ce côté.
 
Préférant rester sur les notes apaisantes de la petite cythare du mois de mars 1959 sur mon lit d 'hôpital
 
Un mot gentil, apaisant m' aurait suffit ce soir là vers minuit dans cette caravane mais c' est à tout le contraire que j' ai eu droit de ta part. Bernard ignorait tout de mes souffrances mais pas toi .... Tu étais fatiguée, tu avais envie de dormir pour pouvoir aller.... te baigner dans un lac le lendemain !
 
Et moi donc dans quel état d' épuisement physique et nerveux  étais-je déjà  Marinette ?
 

Un " je suis désolée " de ta part ou encore un " nous sommes désolés " surtout de vous deux pour ce qui s' est passé ce 12 juillet 2013 à Montirat " OUI un simple  " désolé " m' aurait suffit ...
 
....Un " Désolé " que j' ai en vain attendu à l' Hôtel-Dieu, là où je suis restée hospitalisée près de trois semaines !
 
Et qui depuis n' est jamais venu.
 

Allez, basta Marinette !