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Je n' aime pas ces peintures
 

Je déteste ce que la vie est entrain de faire de nous deux
 

Paris, Lariboisière
 

"   le jour d' après "  vers 15 heures
Paris, 7 septembre 2013
Allez ! Salut les amis
 
  virtuels ou non
 

Pour répondre à vos messages écoutés sur mon répondeur très tard avant-hier, en fin de  soirée.
 
Me voici une nouvelle fois plongée dans la peine mais je n' ai plus envie de venir vous en parler. Les phrases réconfortantes je les connaîs. Et puis ce que je vis depuis quelques jours, relève du domaine privé sachant qu' au bout du compte, et quelle que soit la situation dans laquelle je me retrouve, comme d' hab'  je serai toujours toute seule face à la vie dès que j' ai le malheur de remettre les pieds dans ce pays qui ne m' a fait aucun cadeau.
 
La preuve en est, une de plus, même si ce n' est pas moi qui suis directement frappée.
 
Je peux venir vous affirmer que ça ne sert à rien de raconter, de venir se raconter, comme je l' ai, hélas, trop souvent fait parcequ' en France je n' ai jamais eu personne sur qui compter, pas même une famille, enfin une vraie... Juste quelques Amis jadis mais aujourd' hui plus jamais.... Une vague imprévue vous tombe dessus au risque de vous emporter, vous êtes trempée jusqu' aux os  mais en définitive vous vous retrouvez toujours échouée  sur un bout de plage  , à sécher vos larmes,  toute seule au pied d' un rocher menaçant et gris. Et c' est seule que vous devez vous relever. J' ai vécu cela " cent " fois ces 25 dernières années pour des raisons diverses et variées !  Il n' y a pas que moi qui suis épuisée, l' espoir l' est aussi désormais. Tout à fait. Je viens de perdre toute confiance en la vie.
 
Et je crois bien que c' est définitif n' ayant plus qu' une idée à cette heure : rejoindre au plus tôt mon autre Pays.
 

Ma solitude,  synonyme d' indépendance et de liberté,  je ne l' ai jamais subie, je l' ai choisie. Une Liberté très chère payée mais je ne regrette rien. La liberté n' ayant pas de prix,  elle relève d' après moi du luxe, le VRAI,  au coeur d 'une société occidentale moutonnière, conformiste, frileuse et ultra formatée.
 
C' est un vrai  cadeau  que l' on se fait à soi  la LIBERTE.
 
Mais pour ne pas rompre tout lien avec mon pays de naissance, j' ai essayé de la peupler d' Amis cette Liberté chérie,  en cherchant  à en retrouver d' Anciens et d' Autres perdus de vue mais aussi afin de m' en faire de nouveaux au passage avec qui, de par le monde,  je pourrai continuer à partager mes questionnements, mes révoltes et mes affinités profondes, ne pouvant plus guère voyager avec mes-pieds-dans mes-souliers. Mais côté coeur et tête j' assure à peu près. L' Amitié en qui j' ai eu la bêtise de croire toute ma vie parceque je n' avais qu' elle à qui m' amarer quand il me fallait me poser quelque part pour reprendre souffle.  J' y ai eu droit quelques années bien sûr, du temps de Marie-Paule, Pierre et Marinette L.  Marie-Odile, Frédéric, Lo sio Nam, Rachid, John, Kevin, Gérard et quelques autres, aujourd' hui tous décédés. Sauf Pierre L...de  Guise mais lui, semble-t-il,  a changé !
 

L' Amitié, cette Amitié que j' ai toujours espéré majuscule, n' est plus ce qu' elle était, en particulier en France où le culte du " chacun pour soi ",  du " moi d' abord " du " parceque je le vaux bien "  a été développé à outrance, érigé en art de vivre national ces 30 dernières années. A commencer dans l' esprit des nanas et des copines façon Claire Brétecher et autres super women affichées pour qui je n' éprouve aucune sympathie. Loin de moi toute connivence avec elles et  leurs idées.
 

A Paris donc ,quand j' y reviens,  je n' espère plus y recevoir personne, me retenant désormais d 'inviter des gens qui ne prendront jamais la peine de me rendre cet honneur. Plus de 20 ans de promesses non tenues et autant d' attente et d' espoirs déçus.  Paris n' est pas le fin fond du Larzac pourtant. Les Amis que j' y compte  n' ont jamais le temps : en semaine, ils travaillent pour s' empresser de partir le week-ed dans leur maison de Campagne. Les Banlieusards répugnent à prendre le RER une fois leur 35 heures de labeur exécutés au coeur de la capitale . Les copains de province, y compris ceux qui sont à la retraite, passent  parfois sur le périph' mais ne vont surtout pas se donner la peine de prendre la Porte de Champerret pour venir me rendre visite alors que  j' habite à à peine 1 km de cette dernière il suffit de prendre l' avenue de Villiers, elle tombe pile-poil  au bout de ma rue, 8 minutes chrono y compris le temps de garer la voiture. Pas besoin d' avoir un GPS c' est tout droit les z' amis !
 

Les amis des amis qui se retouvent sur les réseaux sociaux d' aujourd' hui se contentent d' aller  au plus vite,  au plus commode, et cliquent sur " j' aime " en passant sur FB .... Ils n' ont pas le temps, jamais, d' écrire plus de trois lignes d' affilée, sauf ceux qui fréquentent les réseaux plus sérieux de la  presse d' opinions ou celle  dédiée à la Culture, où là entre nous"  on n' en finit pas de  causer " ou nous pouvons nous lâcher ! 23 commentateurs en moyenne pour deux commentatrices, je préfère me retenir de tout commentaire mais leur nombre parlent pour elles. Les mêmes qui se plaignent des hommes qui occupent en grande majorité tous les sièges de gouvernance et de pouvoirs. Mais qu' attendent-elles pour rentrer dans le jeu ?
 
Les autres ? Hommes et Femmes confondues, Pas l' envie ! Ils ont mieux à faire : juste se préoccuper d' eux et de leur entourage très proche et encore ...Il va de soi la pluie et le beau temps, des dernières vacances passées et des futurs longs week-end à venir : les vieux parents sont souvent laissés de côté ainsi que les malades chroniques ou en fin de vie et ceux et celles qui, bloqués, doivent s' en occuper...
 
Pour le reste ce ne sont que des voeux pieux même si personnellement je ne doute pas une seconde  de leur sincérité  quand mes amis perso le disent.
 
Mais je ne suis plus capable de m' en contenter.
 
J' en ai ma claque d' aller sans cesse vers les autres alors qu'il n' y a jamais de retour,
la réciprocité n' existant plus depuis l' extinction des Trente Glorieuses, temps révolu où les gens faisaient montre  de savoir vivre,
 
Et d' EMPATHIE !
 

Et puis il y a les amis qui vous font du mal, convaincus qu' ils sont de vouloir votre bien. Non mais sans rire ! Là je viens de donner et je n' en suis pas encore tout à fait remise. Mais  cela a eu le mérite de m' ouvrir les yeux et je me suis jurée de ne plus jamais me mettre à la portée de quiconque, de ne plus jamais me mettre en difficulté  pour des amis,  histoire de leur faire plaisir d' abord, d' agir selon leurs convenances à eux ensuite . Jamais plus jamais ! Ce qui explique en grande partie  ma décision d' aujourd' hui.
 
Excusez-moi  mais je n' ai rien plus rien à dire, plus rien à raconter de ma vie perso. Je précise bien PERSO. Sauf que j' irai de moins en moins sur Facebook et de plus en plus sur ce site perso où là je peux plus longuement m' exprimer, à ma façon et en toute liberté, sur des sujets qui ont beaucoup plus d' intérêt que les états d' âme de ma petite personne sauf si ces derniers ont été partagés par des alter ego ou faisant écho, bref en résonnance avec l' actualité  ;  l' Ecriture restant ma thérapie et le Journalisme mon job le plus apprécié. Même si je l' ai laché depuis, impossible de négocier dès que l' on touche à ma liberté de penser. Mais je reste une Free-Lance invétérée.
 
ECRIRE ! Comme déjà quand j' étais toute petite dans mon presbytère entre ma grand' mère et mes trois curés.
 
J' avais jamais  le droit de parler à table , et en dehors des heures de repas rarement, j' étais priée de ne  poser aucune question personnelle, ce que je respecte toujours de crainte de mettre mes interlocuteurs dans l' embarras.  Mais avant tout j' étais priée de la " fermer "D'où  cette grande gueule qui m' est venue après des années de méga frustration. A l' époque  je n' avais donc que du papier et mes crayons de bois pour m' exprimer.  Sur qui je sautais dès qu' ils avaient tous les quatre le dos tourné, pour dire ou plutôt écrire  tout le mal que je pensais d' eux LOL et de la vie qui déja s' annonçait pour moi aussi singulière que chaotique mais vie d' exception malgré tout ce qui m' a beaucoup consolée compte tenu de la richesse côté expériences  qu' elle m' a apporté... Bref je me revois encore là-haut dans ce grenier dans ma petite cachette aménagée "spécial jour de pluie ". les entendre m' appeler : " Zabeth où es-tu ? " . Cachette ? OUI et pas qu' une !  L' autre " spécial jour ensoleillé " en bordure d' un  des remparts à demi écroulé, du haut duquel j' aurais pu me tuer en tombant une quarantaine de mètres plus bas et de surcroît sur un " nid " d' obus bien rangés, en attente éternelle d' être déplacés par la Mairie de Guise à qui LE CLUB des CINQ, dont je faisais partie, l' avait signalé. Mais j' aimais déja me mettre en danger, souhaitant même parfois me laisser glisser hors du temps pour n' avoir plus jamais à supporter ces 4 adultes que j' avais toute la sainte journée sur le dos sans compter " le seigneur du château ", alors que mes copains plus chanceux n' en avaient que deux les veinards, LOL. Ensuite à m' interroger sur mes conditions de vie ( S ) à venir dont le fameux AVENIR en devenir était des plus incertains .  Enfin  jamais ils n' ont jamais été capables de trouver ces deux planques  où seul le chien Bobby avait le droit de m' accompagner.
 

J' ai fini par redescendre de mes chers  grenier et  rempart mais je suis toujours là, 65 ans plus tard et des broutilles,  à écrire  dans une autre planque appelée plus romantiquement Thébaïde, à vous autres mes amis d' hier et d' aujourd' hui. Puisque c' est de cela dont il est question à cette heure tardive. Toujours un chien à mes côtés quand personne n' est là + un chat qui ronronne le nez sur la souris de... l' ordi. Les phrases ne sont plus toujours d' équerre dans leur construction mais bon, peu m' importe. Elles débarquent quand elles ont envie et surtout pour celles-ci je ne suis pas payée. Et puis  Picasso s' est permis de peindre n' importe quoi, n' importe comment et même n' importe quelle merde parcequ' il savait qu' il avait été capable de peindre très bien, mieux que tous les autres,  quand il avait 15 ans. Moi ce fut pareil pour l' Ecriture, LOL, le génie en moins !  N' empêche que personne n' a jamais pu me battre en Français à l' école, que ce soit sur les bancs de la laïque ou de la catholique et autres pensionnats malgache ou breton. Idem au CNTE ou encore  une fois  parvenue en Fac. Alors   quand j' en ai par dessus la tête, que je suis épuisée, je peux me permettre d' écrire comme ça me vient, y compris comme une gamine de huit ans, y compris en phonétique quand les neurones là-haut se court-circuitent, y compris en mettant des adverbes et pire des QUE partout.  Ecrire une porte en chaîne par exemple, mais pas grave pour la porte, qu' elle m' excuse puisque tout le monde comprend.
 
Aligner en silence des mots comme on peut parceque justement  on n' en peut plus, pour tenter de mettre de côté les vrais maux quelques heures durant.
 
J' étais revenue passer quelques semaines en France à la fin du printemps. J' espèrais faire la connaissance du Grand Sud avant de ne plus pouvoir marcher du tout, la France étant de tous les pays que j' ai traversé, celui que je connaîs le moins.  Mal m' en a pris là aussi. Quelle mauvaise idée ai-je eu, et encore cette fois là, mais cette fois çi la dernière, pour tenir un engagement, faire plaisir. Tellement ma connerie est vaste, sans limite. Enfin non, la limite vient d' être atteinte n' espérant plus grand' chose de bon  ici qui puisse me réconcilier avec  ce Pays et mon Nom.
 
Et puisqu' il faut conclure, que mes Amis, les vrais et les sans majuscule, ne comptent plus désormais  me voir venir me  traîner à leurs pieds en fauteuil roulant. Il est en commande, je l' aurai dans trois petites semaines, la pharmacie d' en face vient de me le confirmer après ordre du toubib qui s' est énervé grave ce matin, ce qui va me contraindre à rester ici plus longtemps que prévu  Il faudra ensuite  le temps de m'  habituer à ce siège d' handicapée que je suis devenue. Dans cette attente, je marche avec deux béquilles.
 
Demain je ne pourrai pas me rendre au pied des remparts comme promis pour signer les statues de la nouvelle association des Amis du Château de Guise. Pardon les STATUTS -  vous pouvez constater que je ne vous raconte pas d' histoire : quand je suis fatiguée, j' écris n' importe comment mais, rassurez-vous, n' importe quoi, jamais !
 
Je pars de ce pas rejoindre mon Compagnon devenu, depuis avant avant-hier au plein coeur de la nuit, mon Compagnon d' infortune.
 


Mais nous nous en relèverons tous les deux.
 
Nous sommes deux Solitudes Associées pour le meilleur et pour le pire à venir !  une sorte de SARI
Société A Responsabilités Illimitées
Jamais, plus Jamais