21 Janvier 2008
Sa poule
La kahn de Jean-Francois
Le bon roi Henri IV
Et nos futures petits poulets
Horrible !
vous avez dit horrible !!
Je viens vous le
confirmer !!!
L'esprit de Marianne qui,  je l'espère très fort, en dépit de votre départ, doit perdurer.
 

La presse Bobo pour ses trois principaux titres :
Libé, Le Nouvel Obs et Le Monde. Ainsi que leurs journalistes spécialisés dans le formatage idéologique des cerveaux !
 










Y'a pas à dire vous en faites toujours tropMais bon, tant que c'est sur l'américanolâtrie de Sarko et son côté bling-bling...
Lettre à Jean-François Khan
Bien sûr, il va s'en dire que je devais pour cela me contenter d'un apport quantitatif de protides des plus modestes. Et en de très rares ocasions. Car rien ne nous oblige à avaler certaines nourritures innomables imposées par des marchands sans éthique ( vis à vis de la condition aussi bien humaine qu'animale )  et dont le seul souci est la rentabilité à tout crin via une production intensive des plus condamnables. Mais pas plus que ces derniers, ceux qui ont les moyens de bien se nourrir ne sont en rien responsables de nos choix de vie et priorités personnelles. Venez donc demander aux commerçants du marché de la rue de Lévis ce qu'ils en pensent. Eux qui voient venir du Sentier, au fil des années,   des camions chargés de cartons de fripes. Pour ne parler que de tissus et autres horipaux dernier cris. On ne compte plus dans le coin les commerces de bouffe respectable qui ont dû fermer, avalés, on peut le dire,  par les faiseurs de mode qui font plus que jamais leur beurre ou leur choux gras après avoir chassé les vrais crémiers et autres primeurs du quartier. Puisqu'importe le reste,  " nourriture de riches ou de pauvres " l'essentiel pour les gens, dans leur grande majorité,  étant de paraître. Oui ! Il ne s'agit pour eux que de cela : PARAITRE ! Quitte à bouffer, le moins cher possible, le pire du n'importe quoi au détriment de sa propre santé.
 
Je ne plains donc en rien ce style de consommateurs. Le Pays se targuant, à raison,  d'une telle tradition et réputation culinaire aucun Français ne peut ignorer ce dont il a besoin et ce qu'il ferait mieux d'éviter, fauché ou pas.
 
Ainsi soit dit ! Passons au reste....
 


A ce problème que nous avons aussi de commun tous les deux. Puisque comme vous j'ai su presque tout faire. En le faisant en plus exprès, ce qui a eu le " don " d'agaçer quelques-uns de mes interlocuteurs qui n'en étaient guère pourvus, eux,  de dons. Pour cause : nous " les   Dilettantes, les Touche-à-Tout " nous avons été crée,  je pense,  juste dans le dessein de  n'en faire qu'à notre tête et selon notre coeur." Avec PASSION ".  Bon, O.K j'exagère un peu mais c'est tout a fait ce que vous avez dit à propos de ce métier : l'avoir exercé en moins mal que super bien. Ce que moi j'aurais dû faire pareillement à vous  avant que le goût pour le Journalisme m'abandonne ( je précise revenue ici, sur place, dans l'hexagone ) . Manque d'ambition m'a-t-on souvent reproché. Peut-être. Mais plutôt le besoin fondamental de rester libre, le Pays étant ici pour moi trop étroit, et si  loin de moi l'idée même d'aller m'enfermer chaque matin dans une structure si prestigieuse qu'elle soit. Rester LIBRE ! Libre de faire ce que je voulais au moment où j'en avais envie. De penser comme je l'entendais. Le pouvoir surtout de me rebeller quand il le fallait ( et ça continue ! Pareil à Vous !! ). Donc j'ai dû marcher. Beaucoup. Hors des autoroutes et de tous les sentiers balisés. Le  plus loin possible,  selon le choix des directions prises, rien ne pouvant m'arrêter une fois le but fixé. Marcher jusqu'à tomber et me faire très mal mais toujours me relever pour mieux repartir. Marcher pour fuir ! Mais quoi ? Tous ces centres névralgiques,  là où se bâtissent les univers verticaux de ceux dont l'existence tourne en spirale ascendante autour des mots réussite, échelons etc. Rétributions conséquentes à l'appui. Avec le stress  assuré de surcroît !  Non merci !  Ainsi, me concernant, toujours cette même constante : n'avoir jamais à me vendre, à négocier, à chercher à passer  devant ou par dessus les autres, à me claquer le coeur et perdre mon âme pour du fric. Jamais ! Et donc à 60 ans je n'en suis que là :   à la fois dépourvue et riche.... de mes seules expériences. Désolée et super ravie de n'avoir été capable que d'être moi. Avec tout ce que cela implique pour les autres d'incompréhension.
 
 
" 70 ans au prochain mois de Mai "venez-vous de nous affirmer. Ajoutant " ce n'est pas d'avoir 70 ans bientôt qui m'emmerde, c'est de me dire que dans dix ans j'en aurai 80 ! c'est ça qui est horrible, HORRIBLE ! "
 
Horrible en effet que ce rétrécissement du temps qui nous reste à vivre et qui me renvoie à l'année 2004. Ce jour où l'évidence m'est tombée  dessus  sans prévenir, comme vous en ce moment, et que j'appelle depuis le coup du sablier.  Ce sablier vicieux qui met un temps infini à s'écouler quand vous êtes adolescent ( d'autant que nous autres devions attendre nos 21 ans sans piper mot pour être pris un peu en considération par la génération qui nous avaient si autoritairement précédé ). Ce même sablier qui un demi siècle plus tard se vide à la vitesse grand V sans qu'on comprenne pourquoi il se met à s'emballer si vite pour le même nombre d'années comptables.  Horrible ! comme vous le dîtes quand on réalise à 57 ans que 13 ans plus tard on fêtera ses 70 ans, votre âge actuel JFK. Parceque bien sûr ce n'est pas l'âge qui désole, qui fait flipper ( avec vous me voici  d'accord encore )  c'est l'insidieux compte à rebours qui s'installe implacable pour contrer le temps. Cruelle évidence pour ceux et celles à qui " il reste tant de choses à accomplir... ". Aussi portez-vous bien là-bas dans votre Moulin de Bourgogne grâce à cet esprit de jeunesse éternelle qu'entretient l'état constant de rebellion.  Ce rire de gamin que vous avez su garder vous y aidera pour les ... 30 Sereines-Délirantes à venir, je vous les promets tant j'en suis convaincue.
 

Longue Vie à Vous JFK !
 
Suite à votre entretien sur l'A2 avec Catherine Ceylac dans l'émission 
Thé ou Café  du 19 janvier dernier
 
Je suis tellement d'accord avec vous Jean-François Khan. Point par point. Sur à peu près tout. Aussi est-ce bien nécessaire de venir vous le confirmer. Dès le début de cet interview vous citez cette phrase empruntée  au  Grand Victor : Agir c'est Aimer et vice versa !
 
Je me permets d'ajouter pour corroborer vos dires qu'il suffit pour cela d'aller vers les autres en marchant. Au propre comme au figuré. D'accord avec vous sur ce sujet, l'essentiel étant de faire avancer ses idées et non se contenter de les penser en trottinant  dans les clous parmi cette foule qui, à la queue-leu-leu, n'en finit pas de maugréer son mécontentement.
 
Et de nous retrouver ainsi  bousculés, pris en étau entre la  Droite et la Gauche, bref tiraillés, assommés de tous les côtés par les clichés conventionnels des uns et les poncifs éculés des autres.
 
" Crise des valeurs et crise de sens " ajoutez-vous.  Engendrées et entretenues, je vous l'accorde, par les journaux  de cette Gauche bobo,   si chère aux 30-40 ans : enfants pourris-gâtés conçus dans ces années retors et perverses post-soixante-huit' hard ! Nourris qu'ils ont été, dès leur premier biberon, aux vieux dogmes marxiste, mao ou trotkiste : systèmes foutraques et démagos véhiculés sous le règne mitterrandien de l'exégète Fanfan-le-Miteux et dispatchés depuis sous forme de pensée unique contre laquelle, comme vous, je m'insurge dès que ces donneurs de leçons m'en donnent la possibilité.
 
Re...Venons-en, à présent,  au futur de notre bas monde " sans saveur, ni odeur "
que peu à peu, avec ou sans mondialisation, on nous impose.
 
Vous m'avez fait bien rire, ou plutôt sourire avec votre " histoire de poulet à deux vitesses ". Mais d'un sourire amer parceque c'est tellement vrai ! Malgré tout je n'irai pas jusqu'à assurer qu'il y a un poulet pour les riches et un autre pour les pauvres, vu de mon assiette en tout cas. Question nuance. Car nuance à mon avis, ou plutôt selon mon goût, il y a. Exemple : j'ai été quelques temps très très très pauvre sans renoncer pour autant à manger du "poulet de riche" comme vous dîtes c'est-à-dire labellisé. Privilégiant la qualité du poulet descendant en droite ligne de la Poule-au-Pot chère au coeur des Français depuis Henri IV, et non celui de la malheureuse bestiole moderne engrillagée à vie, le cloaque au passage dûment calibré pour pondre des oeufs de même acabit, à l'image hélas d'une société qui se laisse de plus en plus formater ( alors qu'elle pourrait et devrait , ELLE , réagir ! ).